1
/
3
/

ACTUALITÉS

Le point sur l’actu voile avec Armel LE CLÉAC’H

17 novembre 2020
Armel Le Cléac’h, vainqueur du dernier Vendée Globe, fait le point sur l’actualité voile du moment : le bilan de la première semaine de course sur le Vendée Globe, les conditions météo rencontrées par les marins, mais aussi un petit mot pour les concurrents du Challenge Espoir. Entretien… Armel, tu es le dernier vainqueur du Vendée Globe, peux-tu nous faire part de ton analyse des premiers jours de course dans cette édition 2020 ? « Après quelques jours de course, on voit déjà les forces en présence, surtout après une première semaine qui a été complexe en termes de météo. C’est un début de course différent de ce qu’on pouvait imaginer. On constate, dans ces conditions, que les grands favoris ne sont pas encore en tête des classements, et que les bateaux à dérive tirent vraiment bien leur épingle du jeu. On le constate avec Jean Le Cam et Benjamin Dutreux, qui font un très beau début de course. Les premiers ont réussi à parer sans embuches les différents pièges devant eux sur le parcours pour pouvoir toucher les alizés. Ils devaient être impatients d’avoir des conditions plus clémentes ! Quel était ton état d’esprit il y a 4 ans, sur cette même section du parcours ? « Lors du précédent Vendée Globe, nous avions touché l’alizée juste après Madère, puis nous avions enchaîné sur de longs bords jusqu’au Pot au Noir, qui n’avait vraiment pas été simple. Il semblerait que cette année, il soit plus clément pour les marins du Vendée Globe ! Le but sur ce segment de la course, c’est de trouver de bonnes configurations de voile pour préserver la machine, mais aussi engranger un peu de repos malgré les conditions éreintantes : le bateau fait beaucoup de bruit, ça tape, et il fait chaud… Après le Pot au Noir, nous avions enchaîné sur le Cap de Bonne Espérance au taquet, sans vraiment de phase de repos, ni de moments tranquilles… Tout s’est enchaîné, il fallait maintenir un rythme rapide ! Si tu devais décrire le Vendée Globe en quelques mots, comment le qualifierais-tu ? « Pour moi le Vendée Globe, avant d’être une épopée incroyable en course au large, c’est d’abord une aventure humaine extraordinaire. On est certes en solitaire, mais on la chance d’être soutenus par des milliers de personnes derrière nous. On est là grâce au travail d’une équipe incroyable, et à tous les gens qui travaillent autour de la course pour nous permettre de réaliser ce rêve. Parlons maintenant du petit frère de l’Imoca : le Figaro Bénéteau ! La finale du Challenge Espoir Bretagne-CMB se tiendra la semaine prochaine à Port La Forêt : toi qui es issu de cette filière d’excellence de course au large, souhaites-tu adresser un mot aux 3 finalistes ? « J’ai vécu ce challenge il y a 20 ans, et c’était déjà un super moment ! Il n’y aura qu’un vainqueur, mais il faut aussi que les deux autres profitent de cette expérience car elle leur servira pour la suite de leur carrière en voile. Je m’en rappelle encore ; lors

Des filières de détection et de formation pourvoyeuses de talents

17 novembre 2020
Sur le Vendée Globe 2020, à l’instar de François GABART et d’Armel LE CLEACH, Charlie DALIN et Sébastien SIMON sont issus des filières de détection initiées par la région Bretagne, le CMB et la MACIF. Sur ces deux filières, les partenaires s’appuient fortement sur l’expertise du Pôle Finistère course au large pour sélectionner des jeunes capables, à moyen terme, de démontrer leur talent sur les compétitions au large. Le Challenge Océane du Team Bretagne-CMB, mis en place en 2019, poursuit les mêmes objectifs et nous espérons que bientôt une jeune navigatrice lauréate de ce dispositif participera, pour le gagner, à ce tour du monde en solitaire sans escale, ni assistance. Dans l’immédiat, côté masculin, la semaine prochaine, du 23 au 27 novembre 2020, la finale du Challenge Espoir permettra de déterminer qui de Aristide GASQUET, Victor Le Pape et Gaston Morvan remportera cette édition. Après une première sélection sur dossier, à l’issue de laquelle neuf candidats ont été retenus, le jury du Challenge Espoir Bretagne – CMB a procédé à différents tests et entretiens, puis à des navigations en équipage réduit du 26 au 30 octobre dernier. Une phase complète, marquée par des conditions météo toniques, qui a permis à un groupe d’experts composé de représentants des partenaires, d’entraîneurs et de navigateurs reconnus, de retenir ces trois jeunes navigateurs de haut-niveau pour la phase finale de la sélection. Dans le contexte sanitaire, une grande incertitude planait sur la possibilité d’organiser l’événement. « Avec l’accord de ses partenaires, la région Bretagne, le Crédit Mutuel de Bretagne, la Fédération française de voile, le Pôle Finistère Course au Large a souhaité maintenir le Challenge Espoir 2021 pour permettre au jeune lauréat de se préparer dans les meilleures conditions aux premières compétitions en solitaire prévues dès le mois de mars 2021. Pour cette finale, le dispositif mis en place à terre et en mer par le Pôle Finistère Course au large respectera l’ensemble des procédures prévues par les textes réglementaires », assure Christian Le Pape. Pour mémoire, le grand vainqueur bénéficiera d’un bateau, de l’attribution d’un budget de fonctionnement, permettant de disputer le circuit du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Il intégrera le Pôle Finistère Course au Large au côté des meilleurs navigateurs français

Vendée Globe : les extrêmes émotionnels d’un sport mécanique

17 novembre 2020
Pendant que ses partenaires d’entrainement poursuivent leur aventure autour de la planète et surfent dans les alizés, Jérémie panse ses plaies aux Sables d’Olonne et repart à l‘assaut du Tour du monde. Ni négligence ou imprudence dans cette rencontre avec un OFNI. Juste la faute à pas de chance sur une route maritime de plus en plus encombrée. Alors qu’il avait coché toutes les cases de sa préparation depuis 2 ans, Jérémie a subi une fortune de mer qui l’a contraint à un retour au port prématuré. Les formations à terre, les heures passées au large à tester hommes et matériel, les experts, les alarmes en tête de mat ou sous l’eau n’ont su anticiper ce choc entrainant des dommages importants sur son Imoca foiler nouvelle génération, ruinant ses ambitions légitimes de victoire. Quand l’un des skippers de l’équipe souffre, c’est toute l’équipe qui s’en trouve affectée mais « the show must go on ». Aux trousses d’un marin britannique pressé, la chasse s’organise avec un Jean LE CAM audacieux et visionnaire. Quant à Charlie DALIN, Kevin ESCOFFIER, Samantha DAVIES et Boris HERRMAN : ils mettent du charbon et affolent les speedo! La route est longue, patience…   Un entraînement rationnel qui a fait ses preuves Pour le Pôle Finistère Course au large, le Vendée Globe 2020 représente certes 2 ans de travail consacré exclusivement à cette course, 3 000 milles en confrontation au large en partageant toutes les données, des formations météo, stratégiques, de la préparation physique, mentale … Mais c’est aussi et surtout l’aboutissement d’un accompagnement des projets solitaires des marins sur la durée. « Beaucoup de coureurs ont commencé à travailler avec nous par le circuit Figaro (Romain ATTANASIO, Jérémie BEYOU, Charlie DALIN, Sam DAVIES, Sébastien SIMON, …). L’accompagnement que nous leur offrons s’inscrit pour la plupart d’entre eux depuis 10, 15 voire 20 ans. » explique Christian Le Pape, directeur du Pôle Finistère course au large. Cela illustre l’efficacité d’un travail de longue date du Pôle Finistère en termes de recrutement et de formation réunissant les meilleurs marins au même endroit. Sur les cinq dernières éditions du Vendée Globe, cette démarche a démontré son efficacité avec les deux victoires de Michel DESJOYEAUX, celle de Vincent RIOU, François GABART et d’Armel LE CLEACH. La magie d’un départ exceptionnellement intimiste L’ambiance du départ de ce 9ème Vendée Globe était bien loin de l’effervescence et de la foule qui marquent habituellement cette journée particulière. Ponton quasi désert, chenal privé de public… Un départ surréaliste et étonnant, renforcé par un nuage de brume qui s’invite et modifie l’heure de départ prévue. Cette situation exceptionnelle a permis aux équipes du Pôle Finistère de pouvoir dire un vrai au-revoir les yeux dans les yeux à leurs amis marins. Jeanne Grégoire, entraîneur au Pôle Finistère : « Comme tout le monde, nous nous sommes dit que ce départ était un peu triste sans la ferveur habituelle que l’on connait : les pontons bondés, le chenal bruyant et remplis d’amoureux de la mer… Notre présence nous rappelait donc le privilège

Bilan de La Solitaire du Figaro

25 septembre 2020
Armel Le Cléac’h, vainqueur du Challenge Espoir 2000 et membre de l’Equipe Finistère Course au Large depuis cette date remporte la 51ème édition de la Solitaire du Figaro. Une troisième victoire pour le skipper de Banque Populaire, déjà sacré en 2003 et 2010. Les autres résultats du Pôle sur cette édition 2020 sont objectivement excellents avec la place de 3ème de Tom LAPERCHE lauréat du Challenge Espoir 2019. A sa deuxième participation à la Solitaire et à 23 ans, il rentre dans la cour des grands. Parmi les accessits, on peut également mentionner au classement des étapes les 2èmes places de Lois BERREHAR et Yann ELIES, les 3èmes places d’Alexis LOISON et de Marc MALLARET, bizuth de la Solitaire. A l’issue de cette compétition, Christian Le Pape, directeur de la structure, et Erwan Tabarly, le nouvel entraîneur du Pôle, figariste émérite, dressent le bilan de l’épreuve.   Des résultats à la hauteur des ambitions « La victoire d’Armel Le Cléac’h confirme le talent et le travail d’un grand champion (gagnant du dernier Vendée Globe et maintenant triple vainqueur de la Solitaire). Pour le Pôle, elle traduit aussi le maintien d’une forme de suprématie sur le circuit Figaro car cette réussite signe la 18ème victoires d’affilée du Pôle sur cette compétition au plus haut niveau. On peut constater une concurrence internationale de plus en plus vive et cela est très motivant. Armel et Tom sont deux vainqueurs du Challenge Espoir (2000 et 2019). Au fil du temps cette filière prouve son efficacité en visant l’excellence tant au niveau du recrutement de la formation que de l’accompagnement. Avec Jeanne GREGOIRE et Erwan TABARLY, le Pôle dispose aujourd’hui d’un encadrement exceptionnel. » – Christian LE PAPE. « Nous avions vraiment un groupe super sympa cette année. Au niveau de l’expérience, il était très hétérogène et cela faisait sa richesse. Au final, on constate avec la performance de Tom LAPERCHE qu’un jeune peut batailler au contact des meilleurs ! Cependant, il est certain que même si le Figaro Bénéteau 3 est un bateau très difficile physiquement, les résultats nous prouvent que l’expérience des « anciens » est irremplaçable ! » – Erwan TABARLY. Un parcours un peu trop côtier … « Dans ce contexte de crise sanitaire, l’organisation de cette Solitaire est déjà une belle réussite pour tous les acteurs investis sur ce dossier mais le Figaro 3 est un bateau conçu pour un format hauturier. Avec une seule étape vers le Fastnet, nous avons le sentiment que cette Solitaire a manqué de large et d’aventure comme des traversées du Golfe de Gascogne, des escales en Irlande, en Espagne. J’espère qu’à l’avenir, nous pourrons rapidement retrouver ces grands espaces plus adaptés à une spécificité large du monotype Figaro Bénéteau. » – Christian LE PAPE.

IMOCA, dernier stage au large avant le départ du Vendée Globe :

21 septembre 2020
À moins de 45 jours du grand départ des Sables d’Olonne, les marins du Pôle Finistère Course au Large peaufinent leurs derniers réglages avant ce tour du monde en solitaire sans escale ni assistance. Le stage programmé cette semaine par le Pôle Finistère Course au Large leur a offert une belle et dernière opportunité de se comparer au large dans une situation proche des mers du sud avec un vent portant très soutenu (30/35 nœuds) et une longue houle de secteur ouest. « Ces conditions pour tester skippers et bateaux étaient attendues depuis plusieurs semaines. L’idée de ce dernier entrainement au large était de partir à la rencontre de fronts actifs au large de la Bretagne avec un départ en flotte de Port-la-Forêt. Au cours de cette séquence de 38 heures, réalisée en faux solitaire, chacun a pu se comparer à ses partenaires qui dans 45 jours deviendront leurs principaux adversaires ». Christian Le Pape, directeur du Pôle Finistère course au large. Cette confrontation proche de la réalité d’une course a permis de mutualiser une dernière fois, au cours d’un débriefing, de précieuses informations sur les performances respectives des bateaux et des marins. Cette démarche représente la principale valeur ajoutée du Pôle Finistère course au large dans sa recherche de la réussite au plus haut niveau. Le prochain stage est prévu les 30 septembre et 1er octobre 2020. Au programme : parcours côtiers et speed test autour des îles Glénan. LES SKIPPERS DU POLE INSCRITS AU VENDEE GLOBE : ATTANASIO Romain – Pure Best Western BEYOU Jérémie – Charal CRÉMER Clarisse – Banque Populaire X DALIN Charlie – Apivia DAVIES Samantha – Initiatives Cœur ESCOFFIER Kévin – PRB HERRMANN Boris – Seaexplorer – Yacht Club de Monaco LE CAM Jean – Yes We Cam ! SEGUIN Damien – Groupe APICIL SIMON Sébastien – Arkéa Paprec

Stages IMOCA : dernières confrontations avant le Vendée Globe

29 août 2020
Un nouveau stage en IMOCA se tiendra du 1er au 4 septembre. Au programme : un warm up en baie de la Forêt le mardi puis de mercredi à jeudi, un parcours de 24h au large. L’objectif ? Confronter les marins en solitaire sur les 60 pieds dans les conditions les plus proches possibles de la réalité, avec un partage de connaissances entre eux (stratégies, choix de voiles…). « La plupart des bateaux reviennent de chantier d’été ; ils ont été renforcés. Cela sera donc l’occasion pour eux de se tester et de se confronter avant le Défi Azimut. Le premier d’une série de trois stages qui prendront donc place avant le Vendée Globe (départ le 8 novembre 2020). Ce qui est vraiment intéressant au sein de ces stages, c’est que nous travaillons pour la plupart avec d’anciens figaristes, il y a donc une continuité de travail avec eux, qui est très bénéfique quant à leur performance en mer. La valeur ajoutée du Pôle Finistère est de confronter en termes de performance le potentiel du bateau et du skipper dans des conditions réelles, très proches de celles des courses. Les coureurs du Pôle peuvent grâce à cela ajuster leur manière de naviguer et de se comporter à bord grâce aux entraînements collectifs en marge des courses. » – Christian Le Pape, directeur de la structure. Membres du Pôle Finistère course au large inscrits sur le Vendée Globe 2020 : ATTANASIO Romain – Pure BEYOU Jérémie – CHARAL CRÉMER Clarisse – Banque Populaire DALIN Charlie – Apivia DAVIES Samantha – Initiatives Cœur ESCOFFIER Kévin – PRB HERRMANN Boris – Malizia II LE CAM Jean – Famille IBIS SEGUIN Damien – Groupe APICIL SIMON Sébastien – ARKEA PAPREC  

Erwan Tabarly : de coureur à nouvel entraîneur au Pôle !

29 août 2020
Toutes les équipes du Pôle Finistère sont ravies d’accueillir depuis le 1er août Erwan Tabarly en tant que nouvel entraîneur Figaro et Imoca. Ce marin émérite au palmarès impressionnant (top niveau du circuit Figaro durant plus de 15 ans et remplaçant d’Armel Le Cléac’h sur le dernier Vendée Globe) a pris la décision de mettre ses connaissances et son savoir au profit d’une nouvelle carrière. Il souhaite aujourd’hui tourner la page sur la navigation et se consacrer à l’entraînement, pour la plus grande joie du Pôle Finistère, qui est ravi de l’accueillir pour accompagner ses coureurs au plus haut niveau. « C’est une très belle opportunité pour le Pôle. Erwan dispose d’une crédibilité technique et professionnelle exceptionnelle qui va venir renforcer encore le niveau d’encadrement offert à Port la Forêt pour les Imoca et les Figaro présents. » – Christian Le Pape, directeur de la structure. « Je suis vraiment heureux : j’avais très envie d’encadrer au plus haut niveau depuis que j’ai commencé à m’y former il y a plus d’un an. Ce nouveau poste est très intéressant pour moi qui avais déjà l’habitude de venir entraîner de temps en temps les Imoca du Pôle Finistère. De me lancer dans un poste d’encadrement sur le long terme va être très intéressant, notamment avec les Figaristes à qui je pourrais également partager mon expérience. » – Erwan Tabarly, nouvel entraîneur au Pôle Finistère course au large.  

Inscriptions ouvertes pour le Challenge Espoir du Team Bretagne-CMB.

29 août 2020
Le Challenge Espoir, dispositif unique et inscrit dans la durée de la Filière d’excellence de course au large Bretagne-Crédit Mutuel de Bretagne, a pour objectif sportif de découvrir puis former un nouveau talent dans le domaine de la voile. Cette formule originale est ouverte à tous les jeunes âgés de 18 à 24 ans, motivés par la course au large et ayant l’ambition d’en faire leur métier. À la clé : un monotype Figaro Bénéteau 3, un budget de fonctionnement destiné à une participation au Championnat de France Elite de Course au Large, un salaire et l’intégration au Pôle Finistère Course au Large, gage d’une formation professionnelle sérieuse et d’un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français. ​ L’opportunité a de quoi faire rêver, surtout quand on sait que les deux derniers vainqueurs du Vendée Globe (Armel Le Cléac’h et François Gabart) sont aussi passés par cette sélection avant d’être les stars de la voile que l’on connaît et que Sébastien Simon (lauréat du challenge en 2014 vainqueur de la Solitaire du Figaro 2018 sous les couleurs Bretagne-CMB) prendra le départ du prochain Vendée Globe sur l’Imoca neuf ARKEA/PAPREC ! Alors, qui succèdera Tom Laperche à la barre de Bretagne-CMB Espoir ?   C’est à l’issue des 3 phases de sélection que sera désigné le lauréat du Challenge Espoir : 1/ Sélection sur dossier Les prétendants ont  jusqu’au 30 septembre 2020 à minuit pour déposer leur candidature en complétant le dossier disponible auprès du Pôle Finistère Course au Large ou téléchargeable : ici Les critères d’admissibilité : – Être né entre le 01/01/1996 et le 30/09/2002 – Être licencié à la FFVoile en 2020 – Ne pas avoir participé à la Solitaire du Figaro – Ne pas être engagé auprès d’un autre sponsor à l’issue des sélections Début octobre, un jury composé de professionnels de la voile, de cadres techniques de la FFVoile et de représentants des partenaires majeurs, sélectionnera, parmi les dossiers reçus, un maximum de 9 candidats. Ce jury appréciera notamment la motivation, la capacité de dépassement, la culture sportive et le sens de la compétition des jeunes sportifs. Le “lauréat parfait” sera un marin avec une expérience de la mer et du large, avec une âme de chef de projet (capacités de leader avec des qualités humaines et relationnelles). 2/ Évaluation technique et sportive Les candidats sélectionnés sur dossier seront évalués lors de 5 journées d’épreuves de présélections en équipage organisées du 26 au 30 octobre* . L’évaluation, réalisée par les entraîneurs du Pôle Finistère Course au large et des skippers professionnels, portera sur l’ensemble des compétences nécessaires à un navigateur pour mener à bien un projet sportif de haut niveau : > Évaluations météo, tactique, psychologique, physique (…) ; > Entretiens individuels ; > Navigation en équipage sur Figaro Bénéteau 3. 3/ Finale en solitaire A l’issue de l’évaluation technique et sportive en équipage, 3 candidats maximum seront qualifiés pour la finale en solitaire -qui se disputera du 23 au 27 novembre* à Port-la-Forêt- et consacrera le nouveau skipper Espoir. * dates susceptibles d’être modifiées   Les vainqueurs du Challenge Espoir

De belles ambitions pour les coureurs du Pôle Finistère sur La Solitaire

29 août 2020
Épreuve phare du Championnat de France Elite de Course au Large, La Solitaire du Figaro s’est ouverte officiellement ce jeudi à Saint-Quay-Portrieux. Parmi les 35 marins en lice, 17 coureurs sont issus du Pôle Finistère course au large. On aurait pu croire que la crise sanitaire du Covid-19 affecterait de manière significative le niveau sportif des marins, cependant les formations en ligne dispensées par le Pôle durant le confinement, les entraînements intenses à son issue ont permis aux skippers de rester affutés. Ils sont donc prêts à affronter dès demain 13h la 51ème édition de La Solitaire du Figaro. « Malgré le caractère particulier de cette année 2020, nous pouvons dire sans rougir que le niveau des coureurs du Pôle est là ! Ce contexte va nous permettre de mesurer l’apport des nombreuses formations théoriques offertes par nos différents spécialistes (Jean-Luc Nélias, Jean-Yves Bernot, pour ne citer qu’eux, ndlr) aux marins durant le confinement. Nous sommes curieux d’étudier l’impact de ces interventions sur les choix et résultats des skippers. » – Jeanne Grégoire, entraîneur au Pôle Finistère course au large. Pour cette nouvelle édition, les équipes du Pôle ont de grandes ambitions. « Cette année, notre ambition est de faire un doublé : une victoire de marin issu du Pôle Finistère au classement général mais également au classement bizuth. Nous avons conscience que la concurrence extérieure est solide, mais c’est aussi ce qui rend le challenge excitant ! Concernant nos bizuths, nous avons 5 marins de qualité en qui nous plaçons de belles espérances. Ces jeunes se sont entraînés vraiment fort ces derniers mois et nous l’avons constaté sur l’eau : le niveau est là ! Il leur en faudra d’ailleurs, car la première étape de la course est un sacré morceau. 642 milles et le Fastnet pour commencer, ce n’est pas rien. Au-delà d’un défi sportif magnifique, cela sera une véritable aventure émotionnelle ! » – Christian Le Pape, directeur du Pôle Finistère course au large. Espérons que ces objectifs seront atteints, surtout pour la dernière Solitaire du Figaro de Christian Le Pape en tant que directeur de la structure !   Les coureurs du Pôle Finistère inscrits à la Solitaire du Figaro : 1.Loïs BERREHAR (Bretagne CMB Performance) 2.Elodie BONAFOUS (Bretagne CMB Océane) * 3.Violette DORANGE (Devenir) * 4.Corentin DOUGUET (NF Habitat) 5.Yann ELIES (Quéguiner Matériaux-Leucémie Espoir) 6.Robin FOLLIN (Ville de Sainte Maxime) * 7.Tom LAPERCHE (Bretagne CMB Espoir) 8.Erwan LE DRAOULEC (Skipper Macif 2020) * 9.Armel LE CLEAC’H (Banque Populaire) 10.Martin LE PAPE (Fondation Stargardt) 11.Pierre LEBOUCHER (Guyot Environnement) 12.Alexis LOISON (Région Normandie) 13.Marc MALLARET (CER Occitanie) * 14.Anthony MARCHAND (Groupe Royer – Secours populaire) 15.Eric PERON (French Touch) 16.Pierre QUIROGA (Skipper Macif 2019) 17.Alan ROBERTS (Seacat Services) (*) Bizuth

Entrainements en mer : Une reprise progressive mais indispensable.

26 mai 2020
Cette semaine marque la reprise en mer des activités du Pôle Finistère Course au Large. Après plusieurs semaines bloquées à terre en raison du confinement sanitaire, navigateurs et entraineurs retournent sur l’eau pour exercer leurs métiers respectifs. Ce stage d’entrainement Figaro accueille douze skippers, inscrits à la solitaire du Figaro, impatients de retrouver, à bord de leur monture, des sensations et des émotions proches de la compétition officielle programmée à la mi-août. Chacun est très soucieux de respecter les gestes barrières indispensables pour éviter la propagation du virus. La navigation en solo facilite ces procédures, les briefings en visio-conférence sont la règle, les échanges sur le ponton avec port de masques sont une obligation. Tous savent aussi que la victoire sur la solitaire estivale nécessite une préparation très pointue et un engagement sans faille. Le compte à rebours est lancé … La comparaison sportive avec ses partenaires du Pôle mais principaux adversaires de demain débute, ce jour, en baie de La Forêt. « L’essentiel pour nous est de tout mettre en œuvre pour que les coureurs puissent faire leur métier (aller en mer et faire de la course au large), et de pouvoir refaire vivre tout l’écosystème qui gravite autour d’eux. Cette reprise est progressive mais possible, en respectant strictement toutes les mesures relatives au déconfinement, bien évidemment. » Christian LE PAPE, directeur de la structure.   – Dates des stages Figaro : du 26 au 29 mai, puis du 2 au 5 juin. – Liste des coureurs inscrits au stage Figaro : BERREHAR Loïs BONAFOUS Elodie CAUDRELIER Charles ou Franck CAMMAS DORANGE Violette ELIES Yann LAPERCHE Tom LE CLEAC’H Armel LE DRAOULEC Erwan LE PAPE Martin LEBOUCHER Pierre LOISON Alexis RIOU Vincent

Fermeture COVID 19

17 mars 2020
⚠️Conformément aux directives du gouvernement pour éviter la propagation du Covid19, l’accueil du Pôle Finistère Course au Large, ainsi que toutes ses activités, sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Prenez-soin de vous et de vos proches.

Une sélection Féminine Bretagne-CMB réussie

7 janvier 2020
L’idée du Pôle Finistère d’ouvrir une filière féminine de course au large, suivie et lancée par la Région Bretagne et le Crédit Mutuel de Bretagne, dans le cadre du Team Bretagne-CMB s’est révélée un véritable succès.   32 candidatures ont été déposées, toutes qualitatives, et sélectionner uniquement 9 candidates pour participer au Challenge ne fut pas tâche aisée ! Les neuf femmes sélectionnées sur dossier pour le Challenge Océane avaient rendez-vous à partir du lundi 2 décembre pour cinq jours d’évaluation technique et sportive. Au programme : entretiens individuels, tests techniques oraux et physiques puis navigations à bord de Figaro Bénéteau 3. Le tout pour espérer décrocher leur place en finale et se rapprocher de leur but : avoir la chance de bénéficier d’un bateau, d’un budget de fonctionnement permettant de disputer dans les meilleures conditions le circuit du Championnat de France de Course au Large en Solitaire et l’intégration au Pôle, gage d’une formation professionnelle sérieuse et d’un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français. Dans une seconde phase, trois finalistes se sont affrontées en solitaire : Élodie Bonafous, Violette Dorange et Milena Schoenahl. Lors de cette ultime phase de test, quelque peu chamboulée par une météo tempêtueuse, les trois navigatrices se sont affrontées en solitaire à bord de Figaro Bénéteau 3 sur neuf parcours de type « triangle » et « banane », tout en étant observées par un groupe d’experts composé de représentants de la Fédération Française de Voile, d’entraîneurs du Pôle et de navigateurs reconnus. « Les confrontations entre les trois candidates ont été passionnantes. Chacune d’entre elle a fait preuve d’une belle maîtrise du bateau. Il y a eu de la belle bagarre et les trois femmes méritaient d’être en finale. Nous avons vraiment vu du haut niveau sur l’eau, ce qui est non seulement une satisfaction mais aussi une fierté pour nous », explique Christian Le Pape, Directeur du Pôle Finistère Course au Large.   Vainqueur de cinq des neuf courses disputées dans des conditions variées, Elodie Bonafous, 24 ans, a finalement remporté la mise, devenant ainsi la skipper Océane de la Filière d’excellence de course au large Bretagne – CMB. « C’est génial ! Je suis tellement heureuse ! Mettre les pieds dans le monde de la course au large dans cette équipe, je ne pouvais pas rêver mieux ! », a commenté la jeune sociétaire de l’Ecole de Voile de Locquirec, championne du Monde Universitaire et double championne du monde féminine en J80 puis vainqueur de la sélection Jeune Tour de Bretagne 2019, entre autres. « Nous avons rencontré des conditions très variées lors de cette finale. Dès le début, je savais qu’il fallait que je mise sur la régularité. Je suis restée très opportuniste et à fond du début à la fin, en gardant le rythme. J’ai réussi à être à l’aise dans tous les types de vent », a détaillé la navigatrice, titulaire d’un Master 2 Activité Physique Adaptée et Santé, qui a par ailleurs beaucoup régaté en Longtze, en Open 5.70 ou encore en Match Racing. « Je suis partie sur l’eau ce matin avec beaucoup de stress. Milena

L’œil de Charlie Dalin sur la Transat Jacques Vabre

7 janvier 2020
Pour Charlie Dalin associé à Yann Eliès, cette transat Jacques Vabre était le baptême du feu comme skipper de l’Imoca Apivia mis à l’eau début août. Un sans-faute conclu par une victoire à Salvador de Bahia.   – Tu es Havrais d’origine, remporter cette transat Jacques Vabre a sans doute une saveur particulière pour toi ? « Forcément c’est une course qui a éveillé ma passion pour la voile et qui l’a nourrie. Dès que je sortais du collège je filais admirer les bateaux au bassin. Tout cela me faisait rêver et en même temps cela paraissait inaccessible. Depuis j’ai tracé mon chemin dans cet univers de la course au large et j’ai gagné cette transat avec Yann. C’est un peu comme un rêve d’enfant qui se réalise. » – Gagner une transat avec un Imoca tout neuf qui avait navigué pour la première fois le 11 août c’était l’entame parfaite ? « C’est le scénario idéal et une prouesse technique. Cette performance c’est la traduction du savoir- faire énorme de l’équipe qui a réussi à mettre au point et fiabiliser ce 60 pieds dans un délai très court. Le projet est chez Mer Concept et il y a de l’échange entre le trimaran Macif et l’Imoca. Ce retour d’expérience permet d’avancer plus vite. Cette transat a prouvé que le bateau était bien né pour autant on ne va pas s’endormir sur nos lauriers. » – Apivia a confirmé les promesses affichées lors des entraînements collectifs à Port La Forêt ? « Nous avons fait tous les stages au Pôle et nous étions souvent en contact avec Charal et PRB. Au final les bateaux avec lesquels on se battait lors de ces stages ont été ceux avec lesquels on a lutté sur la transat. On apprend toujours énormément à naviguer au contact avec ses futurs adversaires. C’est un peu unique et propre à notre sport. » – Vous étiez à la lutte avec Jérémie Beyou et Christopher Pratt et il y a eu ce Pot au Noir qui les a punis et a redistribué les cartes en votre faveur… « Il a comme souvent joué le juge de paix et a été impitoyable avec Jérémie et Christopher qui y sont entrés les premiers. On a réussi à récupérer les vents de Sud Est, on voyait les nuages et les grains arriver par l’Est et à chaque fois on passait juste devant. On voyait le Pot au Noir se décaler au Sud au fur et à mesure mais on a réussi à ne pas se faire bloquer et encalminer par un nuage. A chaque fois on est passé du bon côté du grain on a eu un enchaînement magique pendant 36 heures… » – Tu as effectué le convoyage en solitaire du Brésil aux Açores, premier bilan ? « L’objectif était de naviguer pour la première fois en solo sur un Imoca. Je voulais le faire dès cette année et ne pas attendre The Transat (Mai 2020) juste six mois avant le Vendée Globe. En double tu peux récupérer

Figaro, Imoca : bilan de l’année 2019 et regard sur 2020

20 décembre 2019
FIGARO : Grands anciens et petits nouveaux L’année 2019 a été marquée par l’arrivée du Figaro 3 « C’est un bateau fun mais qui nous a demandé beaucoup d’énergie pour le mettre au point, un peu au détriment du sportif. On mettra ça sur le compte des problèmes de jeunesse de ce Figaro mais on ne souhaite pas revivre une telle année. » Dans ce contexte particulier, le Pôle a assuré la préparation d’un bataillon de Figaristes (entre 18 et 20 selon les stages). Autre fait notable : le retour d’anciens comme Michel Desjoyeaux qui a terminé 12ème de la solitaire du Figaro. « Une sacrée performance après une parenthèse d’au moins 6 ou 7 ans en solitaire, preuve d’une compétence qui reste exceptionnelle. » souligne Christian Le Pape. La Solitaire fut intense. Christian se souvient également de la performance de Tom Laperche skipper Espoir de la filière Bretagne-CMB qui a signé un belle 2ème place dans la première étape en Irlande : « C’est une grande satisfaction, il n’a que 22 ans et déjà de la maturité en plus du talent. Il confirme que cette filière fonctionne et continue à alimenter le haut niveau. » Il y a aussi des motifs de satisfaction chez d’autres marins du Pôle. Sans un abandon dans la deuxième étape consécutif à un problème d’étanchéité de trappes de foils, Martin Le Pape skipper Macif était en mesure de jouer le podium sur cette Solitaire. Un podium sur lequel est monté Anthony Marchand (3ème) « C’est une valeur sûre de l’équipe du Pôle » Et comment ne pas parler de Yoann Richomme qui a signé un magnifique deuxième succès sur cette grande classique après une première victoire en 2016 ? Une victoire amplement mérité par ce grand marin. « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que du talent et de la préparation » nous disait Christian Le Pape. En 2020, la Transat AG2R sera un vrai test pour le Figaro 3 mais aussi pour une nouvelle génération de marins. Elodie Bonafous, lauréate du challenge Bretagne CMB Océane, Erwan Le Draoulec le nouveau Skipper MACIF (vainqueur en série de la Mini en 2017) et Robin Follin champion de France de match-racing intègrent le Pôle « C’est une nouvelle génération talentueuse qui fait souffler un vent de jeunesse au sein du groupe ».   IMOCA “Du sang neuf” L’année a été dense côté Imoca avec des stages qui ont réuni des bateaux de trois générations différentes ; ce qui n’a pas posé de difficulté : « Les stages sont plus sereins que par le passé où il y avait la psychose de la révolution des dérives droites aux foils et donc plus de culture de secret. Dans ce groupe il y a eu un apport de sang neuf appréciable avec l’arrivée de Kévin Escoffier, Clarisse Crémer mais aussi de Sébastien Simon et Charlie Dalin, venus du Figaro » Cette confrontation basée sur l’échange a porté ses fruits avec un podium 100% Pôle Finistère dans la dernière transat Jacques Vabre remportée par le duo Dalin – Eliès sur Apivia « C’était la première course du bateau et

Erwan Le Draoulec, nouveau skipper Macif

24 octobre 2019
Il aura fallu cinq jours au jury pour choisir le marin qui portera les couleurs de Macif pour les deux prochaines années. Rendue célèbre par les talents qui s’y sont succédés depuis 10 ans que la sélection existe, la filière Skipper Macif est un programme d’accompagnement idéal pour créer un environnement favorable à la réussite des marins. Les présélectionnés, Erwan Le Draoulec, Gaston Morvan et Achille Nebout ont donc eu une semaine pour convaincre : sport, préparation météo, navigation, analyse de la course, entretien individuel la semaine a été intense et déjà riche d’enseignements pour chacun d’entre eux. Le jury présidé par Jean-Bernard Le Boucher (Directeur des Activités Mer du groupe Macif), et composé de Christian Le Pape (Directeur du Pôle Finistère Course au Large), Jacques Cathelineau (Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile), François Gabart (Skipper du trimaran MACIF), Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) et Bertrand Delignon (Directeur métier IARD du groupe Macif), a fait son choix et désigné Erwan Le Draoulec comme skipper Macif 2020. Il accompagnera donc Pierre Quiroga (skipper Macif 2019) l’année prochaine.  

Championnat d’Europe de course au large : Le Pôle aux côtés de Leboucher et Géron

24 octobre 2019
Début octobre le premier championnat européen mixte de course au large au format olympique a réuni, à Venise, des marins de sept nations qui se sont affrontés sur des monotypes L30. La France était représentée dans cette compétition par le duo Mathilde Géron – Pierre Leboucher, sélectionnés par la FFV. Ce binôme complémentaire s’est révélé performant en enroulant, en tête, la première marque sur le parcours Venise – Trieste. Un déficit de vitesse dû, à des aléas techniques et une méditerranée piégeuse, ont favorisé le retour des adversaires. Mathilde Géron et Pierre Leboucher ont terminé quatrième de cette grande course et pris la médaille de bronze européenne. Le Pôle a été missionné par la FFVoile pour assurer la préparation, la coordination et le suivi de cet équipage Français. Jeanne Grégoire, coach au Pôle Finistère, était présente (avec Mathieu Richard) pour accompagner les coureurs sur cette épreuve. « À partir du moment où il a été acté que la France allait participer aux championnat d’Europe et que Pierre et Mathilde étaient sélectionnés en équipe, nous avons mis en place des moyens pour mener au mieux cette opération. Mon objectif a été double : un coaching comme nous pouvons le faire en entraînement à Port la Forêt, couplé à de la logistique. » explique Jeanne. L’objectif de sa présence ? « Pouvoir utiliser l’expertise “course au large” du Pôle pour l’adapter à une logique Jeux Olympiques. Les échanges avec Mathieu ont été fructueux, et d’allier nos compétences se révélera sans aucun doute efficace à l’avenir. Nous sommes déçus du résultat à l’issue de la compétition, mais c’était un premier test. Nous avons vu, maintenant nous avons les outils pour construire une belle suite ! »

Damien Seguin – Yoann Richomme : à l’affût

24 octobre 2019
Damien Seguin et Yoann Richomme prendront le départ de leur troisième Transat Jacques Vabre. Une vraie complicité unit ces deux marins amis à terre. « Nous nous entendons parfaitement et nous sommes aussi en phase sportivement » confie Yoann Richomme. Bons élèves à Port Laf : Ces deux marins ont été très assidus aux stages de préparation à cette transat à Port la Forêt et ont fait forte impression. ”Sur chaque entraînement ils sont présents, toujours à l’affût. C’est l’exemple de l’équipage qui tire la quintessence du potentiel de sa machine. Ils tirent les bons bords, les trajectoires sont propres, tendues, il y a de la fluidité. C’est un équipage hyper solidaire tout le temps à l’attaque et souriant. Cela peut être une bonne surprise. ” observe Christian Le Pape. A la barre d’un plan Finot Conq 2008 qui a été optimisé et allégé lors d’un gros chantier l’hiver passé, ce duo avait fait sensation en se classant 5ème du Défi Azimut derrière quatre foilers en Septembre. L’équipage de Groupe Apicil s’est donc fixé un objectif élevé pour sa troisième transat Jacques Vabre “Le but c’est de finir premier des bateaux à dérives et de mettre quelques foilers derrière nous !” dit Yoann Richomme. Le Lorientais qui a annoncé récemment qu’il “renonçait au Vendée Globe 2020 mais prenait date pour l’édition 2024’’ aura à cœur de donner le meilleur durant cette transat. Pour Damien Seguin (6ème de la Route du Rhum en Imoca) qui devrait être le premier marin handisport au départ du Vendée en 2020, cette transat parfois corsée est un test important.

Les équipes du Pôle au taquet pour la Transat Jacques Vabre

24 octobre 2019
Dimanche au Havre sera donné le coup d’envoi de la 14ème édition de la Transat Jacques Vabre à destination de Salvador de Bahia. Dix équipages se sont préparés au Pôle Finistère Course au Large pour cette grande bataille océanique en double. Pas moins de six stages y ont été organisés depuis début août ce qui a permis à ces concurrents de s’étalonner, de parfaire la mise au point de leur machine et de renforcer leurs automatismes. Dimanche : place à la course sur un parcours compliqué de 4350 milles entre la Havre et Salvador de Bahia. Pour Christian Le Pape, le directeur du Pôle ”le scénario imaginé avant le départ est souvent déjoué par les circonstances de course”. Les 60 pieds sont des machines infernales, mais la résistance des marins reste un paramètre important d’après Christian : ”Ce qu’on ne mesure pas encore c’est la capacité des équipages à tenir dans le temps. C’est un paramètre qui sera déterminant dans le Vendée Globe. On l’a déjà vu dans le dernier Vendée beaucoup de coureurs avaient du mal à tenir la cadence”. La course du café sera donc un bon test pour éprouver les équipages de marins du Pôle. Outre la résistance humaine, le parcours est également un élément redouté par les marins. Notamment le Pot au Noir… « Il y a toujours des surprises dans le Pot au Noir même si les prévisions météo évoluent dans le bon sens. C’est une zone pleine d’aléas où il y a souvent des rebondissements. Il n’y a pas de raison que ça ne se produise pas cette année… » détaille Christian. Pour préparer aux mieux les navigateurs qui prendront le départ dimanche à la météo délicate qui les attendra durant cette traversée de l’Atlantique, un habituel briefing prendra place samedi au Havre avec tous les membres du Pôle, à guichet fermé. Les IMOCA entraînés au Pôle : Romain ATTANASIO et Sébastien MARSSET sur PURE, Jérémie BEYOU et Christopher PRATT sur CHARAL, Clarisse CREMER et Armel LE CLEAC’H sur BANQUE POPULAIRE Charlie DALIN et Yann ELIES sur APIVIA Sam DAVIES et Paul MEILHAT sur INITIATIVES CŒUR, Charlie ENRIGHT et Pascal BIDEGORRY, sur 11TH HOUR RACING Kevin ESCOFFIER et Nicolas LUNVEN sur PRB Boris HERRMANN et Will HARRIS sur MALIZIA Damien SEGUIN et Yoann RICHOMME sur APICIL Sébastien SIMON et Vincent RIOU sur ARKEA-PAPREC Skippers inscrits au Pôle Finistère Course au Large engagés dans la course : Roland JOURDAIN, Guillaume LE BREC, Jean LE CAM, Pierre LEBOUCHER, Anthony MARCHAND, Gildas MORVAN, Eric PERON, Nicolas TROUSSEL.

Ils parlent du Pôle

25 septembre 2019
Yann Eliès « Je suis arrivé en 1997 avec la Sélection Espoir Crédit Agricole. Au fil des saisons les liens avec le Pôle évoluent. On vient toujours chercher les moyens de performer et on sent qu’on est bien entouré. Ce n’est pas que de l’entraînement, l’aide du Pôle s’étend à bien d’autres secteurs. On apprend à gérer un projet, à communiquer, à réfléchir à sa la carrière. Quand on arrive, c’est comme une nouvelle famille, je pense notamment à Kate qui est toujours à notre écoute… On était des jeunes pleins de fougue qu’il fallait canaliser. On avait besoin d’être un peu cadrés. Christian vérifiait qu’on ne zappait pas la séance de piscine ou qu’on ne rentrait pas trop tard (rire). Cette autorité, qu’on aurait pu trouver envahissante, était bienveillante. C’est ce qui aide un jeune marin à se construire. Dans une carrière, il y a des moments de moins bien, de doute. En 2001, j’ai eu une hernie discale j’étais un peu perdu. Le Pôle a trouvé une solution et m’a fait suivre par l’hôpital de Concarneau. Au bout de 20 ans, on vient toujours chercher comment mieux régler ses voiles, et progresser grâce aux intervenants pointus mais il y a aussi de l’affectif dans la relation. Quand on est en mer, on n’hésite pas à appeler, à envoyer un petit mail. On sait qu’ils nous suivent de très près.»     Sébastien Simon « C’est le Pôle qui m’a permis d’accéder à la course au large et de monter les échelons qui me mènent aujourd’hui au Vendée Globe. J’y suis arrivé fin 2014 quand j’ai gagné la sélection Espoir Bretagne- CMB. En plus de l’aspect technique, de la quête de l’excellence sur l’eau, il y a un côté humain. On se sent entouré, bien accompagné sur les différents aspects, bien soutenu dans les moments difficiles. Je pense notamment à Kate qui est une sorte de grande sœur toujours là pour nous aider. Dans mon cas, c’était particulier, puisque le Pôle gérait le projet de la Filière Bretagne-CMB ce qui me libérait de beaucoup de contraintes. En dehors des formations, des stages, il y a ces discussions plus personnelles avec les entraîneurs. Par ailleurs, ceux- ci sont toujours présents sur les évènements et c’est un soutien précieux. J’ai changé de classe mais je me voyais mal faire mon projet IMOCA en dehors du Pôle. J’ai naturellement décidé de continuer l’aventure avec cette équipe. Mon statut y est différent puisque je suis adhérent. Tout est très organisé, ce qui nous donne accès à des formations avec des intervenants de qualité sans qu’on ait à s’en préoccuper. Tout cela nous dégage un temps précieux. Mais en plus de ce cursus il y a les liens humains qui se sont tissés en cinq ans, ça a beaucoup de valeur. »

Pôle : l’humain au cœur du projet

25 septembre 2019
Jérémie Beyou, Armel Le Cléac’h, Yann Eliès, Sébastien Josse, Franck Cammas ont fait leurs premières armes en Figaro au Pôle avant d’aller briller dans d’autres classes (Imoca ou Ultims). Tout aussi appliqués et talentueux Nicolas Lunven, Yoann Richomme, François Gabart l’étoile filante de la course au large et plus récemment Sébastien Simon, Charlie Dalin qui viennent d’accéder à la classe Imoca y ont aussi fait leurs gammes. Dix ou vingt ans après leurs débuts en compétition, ces marins sur le devant de la scène océanique restent attachés à la structure. Cette fidélité tient au fait que l’humain est depuis toujours au cœur du projet du Pôle. « Le partage, l’échange avec les autres coureurs et les entraîneurs est primordial, explique Gildas Morvan. Au Pôle, tu trouves un panel d’intervenants de haut niveau : préparateur mental, expert météo… mais ce n’est pas que ça. Quand tu as été dans la baston toute la journée sur l’eau, le soir tu échanges à la piscine ou à la salle de musculation. C’est convivial, chaleureux. La relation avec les entraîneurs (Christian, Loïc, Jeanne et aujourd’hui Julien) est étroite. Tu partages beaucoup de choses sur l’eau et à terre avec eux. » Yoann Richomme, qui a signé sa deuxième victoire sur la Solitaire du Figaro, y apprécie également la culture de l’excellence : « J’ai débarqué au Pôle en 2011 pour ma deuxième année Figaro. C’était la structure qui convenait à mon aspiration de rigueur et de sérieux à l’entraînement. Il n’y a pas d’autres endroits où tu trouves autant d’experts sur le sujet qui te concerne ! Comme le corps encadrant est aussi responsable d’un projet Figaro (la filière Bretagne – CMB), il est à même de comprendre les problèmes des coureurs à la différence d’autres purs entraîneurs. Il y a une culture de la gagne avec des objectifs de performance mais cela n’est pas incompatible avec une vraie relation de confiance et du partage » confie le lorientais qui épaulera Damien Seguin dans la prochaine transat Jacques Vabre. Les victoires construisent un environnement favorable en terme de confiance et d’efficacité. Les palmarès cumulés de ces différentes générations de marins sont impressionnants. Le fil rouge c’est une vraie continuité dans le succès, preuve de l’efficacité de la structure. La nouvelle et prometteuse génération de coureurs devrait profiter de cet environnement favorable où l’humain s’ajoute à la dimension technique et sportive.

Charal survole le Défi Azimut

24 septembre 2019
Dernier rendez-vous à un gros mois de la transat Jacques Vabre, le Défi Azimut a réuni la semaine dernière 21 Imoca à Lorient dont de nouveaux foilers récemment mis à l’eau. Charal mené avec brio par le duo Beyou- Pratt a régné sans partage sur cette épreuve en trois actes (runs de vitesse, course de 48 heures et Tour de Groix). Un an après ses premiers envols dans les coureaux de Groix, le plan VPLP a dominé ses rivaux. Jérémie Beyou et son coéquipier Christopher Pratt en phase avec leur machine maitrisent leur sujet. Déjà vainqueurs de la Rolex Fastnet Race cet été ils ont confirmé en s’imposant dans la grande course (665 milles) qu’ils ont menée de bout en bout. En s’adjugeant la deuxième place, le duo de PRB Escoffier Lunven a aussi confirmé son potentiel et sa deuxième place acquise dans la Rolex Fastnet Race. Le match avec 11th Hour (ex Hugo Boss) remarquablement mené par Charlie Enright et Pascal Bidegorry a été serré jusqu’au bout. Groupe Apicil dans le top 5 Du côté des IMOCA à dérives droites, Groupe Apicil a fait sensation en s’adjugeant la 5ème place. Une performance de haute volée pour Damien Seguin et Yoann Richomme qui sont restés dans le top 5 quasiment tout au long des 665 milles. Sur la fin il leur a fallu contenir les assauts d’Armel le Cléac’h et Clarisse Crémer (Banque Populaire X) qu’ils ont devancé de cinq minutes. Ce Défi Azimut était le premier galop d’essai en compétition pour de nouveaux foilers récemment mis à l’eau. C’était le cas d’Arkéa Paprec le plan Kouyoumdjian de Sébastien Simon dont la 11ème place sur ce grand parcours a suscité quelques interrogations. Le jeune skipper ne cachait pas sa déception à l’arrivée. ” On n’a pas encore les manettes. On a eu un peu de mal à voler au vent arrière. Rien de grave on sait ce qu’on a besoin de finir d’apprendre ” relativisait son coéquipier et coach Vincent Riou.

Sélection MACIF : qui sera le prochain skipper en 2020 ?

29 août 2019
Source Skipper Macif Présent depuis 2008 sur le circuit Figaro Bénéteau, la filière d’excellence Skipper Macif est un programme d’accompagnement sportif de haut niveau dans le domaine de la course au large. Ils sont aujourd’hui 9 skippers à avoir bénéficié du soutien du groupe Macif pour apprendre et progresser au sein de la Classe Figaro Bénéteau avant de s’élancer chacun dans d’incroyables carrières en course au large en solitaire. Les inscriptions à la nouvelle sélection sont ouvertes pour devenir le 10e d’entre eux, le Skipper Macif 2020 !   Du 01/07 au 19/09/2019 minuit : Dépôt des dossiers de candidature. Fin septembre 2019 : Sélection sur dossier de 5 candidats au maximum Du 14/10 au 18/10/2019 : Épreuves sportives : à terres et régates sur Figaro Bénéteau 3 18/10/2019 : Soutenance du Projet et annonce du Skipper Macif 2020 Le Programme Skipper Macif Lancé en 2008 par le groupe Macif, le projet a été créé avec le soutien de la Fédération Française de Voile et est membre du Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt. La gestion technique des bateaux a été depuis cette année confiée à une écurie de course au large reconnue, MerConcept, avec laquelle la Macif collabore depuis 2012. Skipper Macif est une véritable opportunité pour les skippers d’intégrer un Pôle France agréé par le Ministère des Sports et de bénéficier d’un soutien financier et sportif basé sur un programme d’entraînements structurés. Que ce soit la préparation physique, technique, à terre et sur l’eau, les navigateurs bénéficient d’un encadrement idéal pour atteindre des résultats en course au large. Après Gérald Véniard (2008), Eric Péron (2009), François Gabart (2010), Paul Meilhat (2011), Fabien Delahaye (2012), Yoann Richomme (2014), Charlie Dalin (2015), Martin Le Pape (2017) et Pierre Quiroga (2019), le programme lance une nouvelle sélection pour trouver son Skipper Macif 2020. Les candidats doivent correspondre au profil suivant : Un(e) navigateur(rice), justifiant d’un haut niveau de pratique voile animé(e) d’une réelle ambition de résultats en course au large, Un potentiel déjà exprimé sur le circuit Figaro BENETEAU 2 et/ou Figaro BENETEAU 3, L’engagement d’un travail en équipe dans le team Macif et avec les membres du Pôle Course au Large de Port La Forêt. Les candidats ont jusqu’au 19 septembre 2019 à minuit pour déposer leurs dossiers de candidatures. Cinq dossiers maximums seront retenus par un jury*, avant la semaine de sélection qui se déroulera à partir du 14 octobre au Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt. Le nom du lauréat sera annoncé le 18 octobre 2019. *Composition du Jury de sélection 2020 : – trois membres de la Fédération Française de Voile dont le Directeur Technique National ou son représentant, – trois représentants du groupe Macif dont Jean-Bernard Le Boucher, Directeur des Activités Mer du Groupe et François Gabart, skipper du trimaran MACIF – et le Skipper Macif 2019, Pierre Quiroga. Pour consulter les principes de sélection, cliquez-ici Pour télécharger le dossier d’inscription, cliquez-ici

Les belles promesses des nouveaux Imoca

29 août 2019
Mis à l’eau le lundi 5 août à Lorient, Apivia le 60 pieds de Charlie Dalin a fait son entrée en piste lors du stage la semaine passée “On était impatient de voir ce bateau à l’eau mais aussi de se comparer aux camarades de jeu. C’est un peu comme un examen : pendant des mois de chantier on s’applique mais on ne sait pas ce qu’il y a dans la copie du voisin. Pour moi qui suis un compétiteur ce stage était un premier test et notamment un comparatif avec Charal qui est le foiler de référence. C’était seulement notre 4ème ou 5ème navigation et on ne pensait pas être si prêts, on était dans le rythme !” confie Charlie Dalin associé à Yann Eliès pour la transat Jacques Vabre. Son plan Verdier dont la carène originale avec son étrave droite et spatulée faite pour optimiser les séquences de vol semble bien né. La mise au point de ces foilers dernière génération qui font entrer la classe Imoca dans une nouvelle dimension est longue mais Apivia a affiché de belles promesses. Dalin : ‘’le Pôle : incontournable pour le Vendée ‘’ Le skipper havrais d’origine est définitivement ancré à Port la Forêt. “Je suis arrivé au Pôle en 2011, j’y ai fait mes classes en Figaro et c’est ce qui m’a permis de m’affirmer sur ce circuit relevé avant d’accéder à la classe Imoca. Je ne me vois pas préparer un Vendée Globe ailleurs qu’ici. Il y a une concentration des meilleurs marins et un partage qui permet de gagner un temps fou. Par ailleurs au niveau logistique mon projet est abrité par Mer Concept la société de François Gabart venu naviguer avec nous il y a quelques jours. Enfin le plan d’eau est intéressant, la baie est bien abritée. Tout est réuni pour travailler dans les meilleures conditions possibles. ” Avec Arkéa Paprec le 60 pieds de Sébastien Simon, sorti du chantier CDK en Juillet, Port la Forêt accueille deux foilers dernière génération menés par de jeunes skippers purs produits du Pôle qui ont l’ambition et les moyens de jouer les premiers rôles dans le Vendée Globe 2020. Sans oublier PRB l’ancien 60 pieds de Vincent Riou désormais aux mains de Kevin Escoffier qui a signé une belle deuxième place dans la Rolex Fastnet Race avec la complicité de Nicolas Lunven.

Imoca : Stages d’entraînement intensifs

29 août 2019
En cette fin août, le Pôle vit intensément à l’heure des 60 pieds Imoca avec deux sessions consécutives qui s’inscrivent dans une série de six stages en perspective de la transat Jacques Vabre en double. “Il y a une bonne effervescence et les coureurs sont super motivés. Cela a permis une grande souplesse dans le programme horaire afin de cibler les bons créneaux de vent et maximiser le travail” explique Jeanne Grégoire, coach au Pôle. Le premier stage (20-23 août) qui a réuni cinq bateaux était axé sur les runs de vitesse avec différents angles permettant de tester des voiles et d’affiner les réglages. “Ces comparatifs ont déjà permis de se poser de bonnes questions pour la Jacques Vabre même si l’échéance est encore lointaine. Le contenu et les objectifs du deuxième stage sont différents. La première journée sera à nouveau consacrée aux runs de vitesse mais on va enchaîner avec une navigation de 24 heures. Cela permet d’intégrer plus de manœuvres et de stratégie en configuration double. L’objectif est vraiment de les mettre dans les conditions de la vraie vie en course et à priori on devrait avoir un peu de vent.” précise Jeanne. Jérémie Beyou : ’’ un travail bien séquencé ‘’ Jérémie Beyou et son Charal étaient au rendez- vous pour parfaire la mise au point de ce foiler récemment vainqueur de la Rolex Fastnet Race : “J’aime la façon dont les stages sont séquencés au Pôle. Avec ces bateaux il y a tellement de paramètres qu’il faut monter en puissance progressivement. Les speed -tests du stage la semaine passée où on a maximisé les bords étaient riches d’enseignements. Dans celui- ci, il y aura plus de manœuvres. Chaque navigation est précieuse. Cette course de 24 heures nous permettra de rôder notre duo. Avec Christopher (Pratt ndlr) ça fonctionne bien, mais notre binôme a encore besoin de petits ajustements.” Participants stage 20- 23 Août : Romain Attanasio sur PURE Jérémie Beyou sur CHARAL (Co-skipper Christopher Pratt) Charlie Dalin sur APIVIA (Co-skipper Yann Elies) Charlie Enright sur 11TH HOURS RACING (Co-skipper Pascal Bidégorry ) Damien Seguin sur APICIL (Co-skipper Yoann Richomme) Participants Stage 27 – 30 Août : Idem + Clarisse Cremer sur BANQUE POPULAIRE (Co-skipper Armel Le Cléac’h) Sam Davies sur INITIATIVES CŒUR (Co-skipper Paul Meilhat) Kevin Escoffier sur PRB (Co-skipper Nicolas Lunven) Sébastien Simon sur ARKEA-PAPREC (Co-skipper Vincent Riou)

Annonce du projet féminin

3 juillet 2019
En 2020, la filière Bretagne-CMB s’agrandit ! La Région Bretagne et le Crédit Mutuel de Bretagne, dans la perspective de développer une filière féminine, lancent un appel à candidatures. À l’issue de celui-ci, des modalités et critères seront définis pour organiser un challenge spécifiquement féminin intégré à la filière. La vocation de ce projet se calque sur celle d’Espoir et de Performance : assurer la détection et la formation de coureurs au large, dans un but d’excellence. Cette démarche a pour volonté de donner pleinement leurs chances aux femmes sur le circuit de course au large. La voile est l’une des rares disciplines où les hommes et les femmes concourent ensemble ; autant donner à ces dernières les mêmes moyens de performer au même niveau ! Cette démarche vise non seulement à proposer un projet féminin de course au large en solitaire au plus haut niveau mais également à renforcer la présence féminine dans ce domaine, notamment dans la perspective des Jeux Olympiques de Paris 2024 (épreuve de course au large en équipage mixte). Elle est initiée et soutenue par des acteurs majeurs de la course au large déjà très engagés dans la détection et la formation en voile : Le Crédit Mutuel de Bretagne La Région Bretagne La Fédération Française de Voile Le Pôle Finistère Course au Large A la clé ? La femme sélectionnée prendra la barre d’un Figaro Bénéteau 3 et bénéficiera d’un budget de fonctionnement (salaire compris) pour disputer le circuit du Championnat de France Élite de Course au Large. Elle intégrera le Pôle Finistère Course au Large, gage d’une formation sportive et professionnelle de qualité avec un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français. Son contrat d’un an pourra être renouvelé. Les conditions ? Les candidates seront âgées de 18 à 30 ans, devront posséder une solide expérience en dériveur et course au large, n’avoir jamais participé à la Solitaire Urgo Le Figaro et être totalement disponibles sur la durée de cet engagement sportif et professionnel Vous êtes intéressée par cette sélection unique en France ? Inscrivez-vous avant le 31 août 2019 ICI 
« Je suis extrêmement heureuse et fière que le Pôle soit à l’origine de ce projet féminin. Nous aurions pu penser que cette initiative est un peu discriminatoire en ne permettant qu’à des filles d’accéder à la sélection, mais il faut pouvoir donner tous les moyens possibles pour faire monter des femmes dans le domaine de la course au large ! Je constate et regrette que souvent les sélections féminines n’écopent que de moyens inférieurs aux masculines, de petits budgets et qu’elles doivent s’en contenter… Ici la vocation de la filière sera de leur offrir exactement le même accompagnement et les mêmes moyens qu’aux skippers Espoir et Performance du Team Bretagne-CMB. Cette initiative lancera, je l’espère, une dynamique indispensable à la discipline ». – Jeanne Grégoire, coach au Pôle Finistère Course au Large

Un programme chargé en entraînements pour les IMOCA !

3 juillet 2019
Les prochains stages d’entraînement des IMOCA du Pôle Finistère Course au Large : Du 29 juillet au 1er aout : stage Inshore et préparation à la Rolex Fastnet Race Du 20 au 23 août : stage Offshore Du 27 au 30 août : stage Inshore Du 1er au 4 octobre : stage Du 8 au 11 octobre : stage   Lors de ces stages, pas moins de 10 bateaux sont attendus, dans l’optique de préparer au mieux le Vendée Globe 2020. Les entraînements, les suivis de régate et la préparation météo seront focalisés sur cet objectif. Parallèlement aux stages, l’été sera chargé à Port-la-Forêt. En effet deux nouveaux bateaux seront mis à l’eau début juillet l’IMOCA ARKEA PAPREC de Sébastien Simon et l’IMOCA APIVIA de Charlie Dalin. L’occasion pour ces deux membres du Pôle de prendre leurs montures en mains. « Cela va être très intéressant pour nous de pouvoir comparer cette nouvelle génération d’IMOCA aux premiers foileurs, notamment durant les premiers entraînements. Ce sera également passionnant de les découvrir en mer, de voir leur potentiel. Cette phase de découverte sera merveilleuse pour nos équipes ! » – Christian Le Pape

La Solitaire URGO Le Figaro : les leçons d’une victoire « made in » Pôle Finistère Course au Large

3 juillet 2019
« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que du talent et de la préparation » nous disait Christian Le Pape suite à la victoire de Yoann Richomme (HelloWork – Groupe Télégramme) sur la Solitaire URGO Le Figaro, qui s’est conclue mercredi dernier à Dieppe. Pour la préparation d’excellence, pas de doute, le Pôle Finistère Course au Large y est bien pour quelque chose. La preuve : deux coureurs du centre d’entraînement « Forestois » montent sur le podium, sept figurent dans le Top 10 et le bizuth de 22 ans, Tom Laperche (skipper Espoir Bretagne-CMB), prend une magnifique deuxième place sur la première étape. Bref, nous ne pouvons que constater que malgré des conditions météo pour le moins particulières, les marins du Pôle ont su briller et le bilan est plus que positif. Nous retiendrons particulièrement la superbe victoire de Yoann Richomme : « Yoann s’est entraîné avec nous et les équipes MACIF cet hiver, il a bénéficié d’un accompagnement ‘Made in Port Laf’. C’était pour nous essentiel de commencer la nouvelle ère du Figaro Bénéteau 3 sur les chapeaux de roue, avec un accompagnement complet et d’excellence. Tout a été mis en œuvre dans cet optique : Jeanne Grégoire et Julien Bothuan, les deux entraîneurs du Pôle, ont fait un travail incroyable pour coacher les skippers et nous avons axé nos apprentissages sur la meilleure compréhension possible de ces nouveaux supports, notamment sur la connaissance des foils, grande nouveauté du Figaro Bénéteau 3. Tout était à découvrir sur ce bateau, nos outils d’évaluation et de construction des navigations se sont révélés indispensables à une bonne maîtrise des supports à foils, notamment les analyses de polaires de vitesse, comme les ‘sailects’ qui permet l’évaluation des traces de navigation afin de savoir, par exemple, quelle voile choisir. Nous remercions d’ailleurs chaleureusement tous les intervenants qui ont participé à cette appréhension du bateau et qui ont enrichi chacun de nos stages spécifiques par leurs collaborations. Cette compréhension a été déterminante. Un grand bravo également aux préparateurs qui ont mis une énergie considérable dans la mise au point des Figaro Bénéteau 3, ils ont été essentiels sur cette avant-saison et pendant toutes les courses. Ils ont su faire de voitures de séries de véritables voitures de rallye, tout en respectant la jauge, bien sûr ! On peut donc dire que la victoire de Yoann et les performances de nos skippers sur cette 50ème édition de la Solitaire URGO Le Figaro est la réussite de tout un écosystème de Port la Forêt. C’est bien évidemment la victoire d’un homme mais aussi celle d’une structure ». – Christian Le Pape, directeur du Pôle Finistère Course au Large. « La victoire de Yoann est très belle ! Cet hiver Julien et moi étions très heureux de constater que de bons duos s’étaient constitués, dont Pierre Quiroga, qui débutait en Figaro Bénéteau 3, et Yoann qui était hyper à l’aise sur le support, car c’est un bateau proche du Class40 et qu’il a participé à sa construction. Pour nous, l’essentiel du travail

Bermudes 1000 race : quatre skippers du Pôle sur le pont

16 mai 2019
Quatre marins du Pôle, Samantha Davies (Initiatives Cœur), Sébastien Simon (Arkea Paprec), Damien Seguin (Groupe Apicil) et Boris Hermann (Malizia Yacht Club de Monaco) se sont élancés le jeudi 9 mai 2019 dans la baie de Douarnenez. Ils étaient en tout 17 solitaires à prendre le départ de la Bermudes 1000 Race première épreuve au calendrier des Imoca Globe Séries. Le jeu est très ouvert et tactique sur un parcours de 2000 milles à destination de Brest via le phare du Fastnet et l’archipel des Açores. Cette course est déjà une étape majeure pour enquiller des milles en vue de la qualification au Vendée Globe. C’est aussi un banc d’essai au large et en solitaire après des chantiers hivernaux où les 60 pieds ont été modifiés à l’instar d’Initiatives Cœur de Sam Davies doté de foils albatros qui ont fait merveille dans les runs de vitesse « Avec ses nouveaux foils mon bateau est plus puissant et je n’ai pas encore le mode d’emploi. Je vais y aller doucement » a déclaré Sam avant de s’élancer. Damien Seguin dont le groupe Apicil a été récemment remis à l’eau y va avec prudence pour valider le travail fait cet hiver « Je suis en mode découverte. » Boris Hermann, quant à lui, a beaucoup navigué sur son foiler Malizia Yacht Club de Monaco, il a une belle carte à jouer sur cette nouvelle épreuve. Pour Sébastien Simon qui a remporté le Grand Prix Guyader en équipage, cette Bermudes Race sera sa grande première en solo sur un 60 pieds. Mais le dernier vainqueur de la Solitaire du Figaro qui a récemment bouclé deux transats (une en double avec Vincent Riou et une autre en faux solitaire), a ses repères sur son Arkéa Paprec. Cinq stages sont programmés au Pôle pour les IMOCA du Pôle avant la transat Jacques Vabre en double. Un an avant le Vendée Globe, 10 navigateurs devraient constituer l’Equipe du Pôle Finistère Course au Large en vue de préparer cet objectif majeur.

Le regard des entraîneurs

16 mai 2019
Jeanne Grégoire et Julien Bothuan, les entraîneurs du Pôle, ont suivi au plus près leurs « poulains » sur les différentes épreuves de début de saison marquées par des conditions météo assez différentes. Ils livrent leurs impressions et leur analyse technique : « Le programme d’avant saison a été particulièrement intense à Port La Forêt (5 stages se sont succédés, réunissant jusqu’à 30 marins) en configuration double. Le Figaro 3 est vraiment spécial. Le fait d’avoir maintenant des foils change la donne, il faut retravailler la portance et la conduite du bateau. Les marins doivent s’adapter à ce nouveau mode de conduite et de réglages, encore plus exigeant, pour pouvoir performer. Nous avons énormément travaillé en amont et tous les moyens ont été mis en place pour réussir à appréhender ce nouveau support. La mise en commun des connaissances étant un principe fondateur pour la réussite de notre équipe, nous avons veillés à réfléchir ensemble sur la problématique des nouvelles voiles : les marins ont choisi des voileries différentes, nous permettant ainsi de comparer la performance de chacun des jeux de voile. Tout est à écrire en la matière, et le fait d’avoir eu des réflexions communes conjugué notamment à l’apport de nombreux experts a permis aux membres du pôle de faire les bons choix et d’adapter celui ci en fonction des conditions. » nous disent Jeanne et Julien.

Les leçons d’une avant-saison intense

16 mai 2019
L’avant-saison est particulièrement intense pour les Figaristes du Pôle Finistère course au large qui, après avoir travaillé ensemble sur cinq stages en baie de la Forêt, ont ouvert le bal avec une course en double (la Sardinha Cup). Ils ont enchaîné avec la Solo Maître Coq, épreuve de référence du circuit, qui a réuni 47 solitaire. Cette préparation avant la Solitaire Urgo le Figaro, qui arrive très vite (départ le 2 Juin à Nantes), s’est conclue par la Solo Concarneau Trophée Guy Cotten. Disputée dans des conditions variées et ventées sur un parcours de 270 milles, cette course a permis aux 16 Figaristes au rendez-vous d’affiner leur entrainement. Armel Le Cléac’h s’est imposé sur cette dernière épreuve courue le long des côtes de Bretagne Sud. Ces premières épreuves ont permis aux marins du Pôle Finistère course au large d’optimiser les acquis des stages qui se sont déroulés dans la Baie, mais également de tester de nouvelles manœuvres et différents réglages du Figaro Bénéteau 3. Les résultats sur les courses « pré-Solitaire URGO Le Figaro » ont confirmé que le groupe de skippers de Port la Forêt était préparé au mieux pour appréhender leur nouvelle monture. Le retour sur les pontons en Figaro notamment de Yann Eliès, Michel Desjoyeaux et d’Armel Le Cléac’h, ces grands vainqueurs du circuit en solitaire, apporte une bonne stabilité au groupe et représente un atout d’efficacité. Ces ténors prouvent par leurs résultats (Yann Eliès grand victoire en double avec Sam Davies sur la Sardinha Cup, Armel victorieux sur la Solo Concarneau) qu’ils ont de belles choses à montrer et à apprendre aux jeunes pousses montantes, tel que le Skipper Macif, Martin Le Pape, qui a signé sa première grande victoire sur le circuit, aux Sables d’Olonne, sur la Solo Maître Coq, et termine en second position sur la Solo Concarneau. « Ces victoires font du bien et elles valident tout le travail fait cet hiver avec les équipes du Pôle. Je suis aussi satisfait de voir que je vais vite et que je maîtrise au mieux le bateau » dit-il. On peut dire que le début de saison est très positif pour l’Equipe du Pôle Finistère Course au Large et que le travail hivernal a porté ses fruits en terme de résultats !  

Julien Bothuan vient renforcer l’équipe

15 février 2019
Après un long bail de manager sportif au sein du CN Lorient, Julien Bothuan a intégré l’équipe du Pôle Course au Large en août 2018. Un nouveau challenge pour cet homme de 44 ans qui affiche un parcours éclectique et de solides références. Ce dernier, concentré à 100% sur les entraînements des différents supports, vient ainsi renforcer l’équipe sur l’eau au côté de Christian Le Pape et de Jeanne Grégoire. Comme un certain Armel le Cléac’h, il vient du pays léonard, plus précisément de Roscoff. Il en a la détermination, le goût de l’effort et du travail bien ciselé. Ce passionné de planche, assidu du spot du Dossen, a vécu sa première expérience comme moniteur de voile à Roscoff en 1989. De fil en aiguille, il a passé son Brevet d’Etat et a fait ses premières armes pendant trois ans comme permanent au sein du petit club d’Argenton. Après cette première expérience enrichissante, il a rejoint St Cast Le Guildo(22) où il était responsable du secteur J 80 pendant deux ans. Il a été, alors, recruté comme entraîneur du centre labellisé Laser à Plérin « J’étais aussi coordinateur de l’activité laser pour la région Bretagne et cela m’a permis de me faire la main sur la filière entrainement » dit- il. Il se souvient aussi qu’à la fin de cette période ( 6 ans), François Le Castrec,entraîneur national des Lasers, l’avait jeté dans le grand bain en lui demandant de gérer au pied levé un stage de l’équipe de France à l’ENV de Quiberon. Recruté par Patrice Biéchy, le président de l’époque du centre nautique de Lorient, il y a fait ses preuves animant l’équipe de permanents et s’investissant à fond dans l’organisation de régates en voile légère et en habitable. Il y a alors côtoyé des figures du monde de l’arbitrage comme Jean Paul Vallegant ou Jean Gabriel Le Cléac’h. Encouragé par ces derniers, il est devenu comité de course national. Il a notamment officié trois années de suite sur le Tourvoile ou encore plus récemment sur la Nice Ultimed. Un atout de plus pour ce finistérien qui aborde son nouveau job avec enthousiasme « C’est une belle opportunité qui s’offre à moi au bon moment. Je vais découvrir le monde de la course au large, c’est très motivant d’exercer un métier où on est au service de l’excellence. »

Cultiver l’excellence chez les IMOCA

15 février 2019
Dernièrement, une réunion de présentation du programme de la classe IMOCA a levé le voile sur les différentes épreuves du calendrier 2019 « Le Vendée Globe reste naturellement l’objectif numéro 1. Au Pôle Finistère Course au Large, le groupe qui se met actuellement en place promet d’être très intéressant. Sur les dix solitaires que nous accueillons cette année (ce qui se rapproche du record de douze bateaux de la préparation du Vendée Globe 2008-2009) sept d’entre eux sont des bizuths et quatre seront à la barre de bateaux neufs. Cela prouve que l’excellence sportive acquise en Figaro est un facteur déterminant dans la construction d’un projet IMOCA.», souligne Christian Le Pape qui a d’ores et déjà programmé le premier stage pour les 60 pieds à la fin du mois de juillet, en préparation à la Rolex Fastnet Race, puis quatre autres sessions  dans la foulée, en vue de la Transat Jacques Vabre (l’épreuve phare de cette saison).  

Un groupe fort pour toujours plus d’échanges

15 février 2019
Lors du premier stage sur Figaro Bénéteau III organisé par le Pôle Finistère Course au Large à Port-la-Forêt, dix bateaux étaient présents. « Nous avons un très bon groupe qui a su partager expériences et découvertes sur le nouveau support. Ce monotype de série est plein de nouveautés et c’est très intéressant pour le groupe dans notre logique de réflexion collective. Il faut tout repenser : nouvelles manières de naviguer, nouvelles façons de manœuvrer… L’apprentissage mutuel valorisé par le Pôle de course au large prend ainsi tout son sens » constate Christian Le PAPE, le directeur du Pôle. L’objectif pour l’ensemble des marins est aujourd’hui de prendre rapidement en main la nouvelle machine afin d’être en mesure de performer au plus vite possible. Jeanne Grégoire et Julien Bothuan ont donc articulé ce premier entrainement dans ce sens.  « L’objectif, dans un premier temps, est de préparer la première course de la saison : la Sardinha Cup (26 mars au 14 avril, ndlr). L’un des points importants est évidemment la découverte du nouveau bateau dans un objectif de performance. Pour cela, il faut naturellement passer du temps sur l’eau avec un gros volume de navigation pour maîtriser l’engin », détaille Julien. « Lors de ces trois jours, nous avons alterné les parcours en baie puis au large des Glénan afin de se comparer en vitesse et valider les choix de voiles. Les journées sur l’eau ont été bien intenses mais on sait que l’on dispose d’assez peu de temps avant le coup d’envoi de la première course. Plus le temps avance, plus nous travaillerons des aspects spécifiques », a conclu l’entraîneur. Équipe FIGARO 2019 –   Jérémie BEYOU – Charal –   Loïs BERREHAR – Bretagne CMB Performance –   Michel DESJOYEAUX – NC –   Corentin DOUGUET – NF Habitat –   Yann ELIES – NC –   Will HARRIS – Hive Energy –   Cécile LAGUETTE – Eclisse –   Tom LAPERCHE – Bretagne CMB Espoir –   Armel LE CLEAC’H – Banque Populaire –   Martin LE PAPE – Macif 2017 –   Pierre LEBOUCHER – Guyot environnement –   Alexis LOISON – Région Normandie –   Anthony MARCHAND – Groupe Royer Secours Populaire –   Gildas MORVAN – Niji –   Eric PÉRON – NC –   Pierre QUIROGA – Macif 2019 –   Alan ROBERTS – Seacat Services –   Ronan TREUSSART – NC

IMOCA : des marins du Pôle affûtés

26 septembre 2018
C’était la rentrée des classes pour  les marins de la classe Imoca le week-end passé dans le cadre d’un Défi Azimut humide et venté. Et les skippers qui étaient venus refaire leurs gammes cet été au Pôle étaient déjà très affûtés pour cette rentrée. Ce qui leur a permis de truster les premières places. A la barre de son PRB désormais doté de foils, Vincent Riou s’est imposé sur le grand parcours. La différence s’est faite dans le grand bord d’une centaine de milles au reaching avalé tribord amure à très vive allure. Vincent Riou était ravi de ce premier test dans la brise pour son PRB new-look qui s’est offert une pointe à 29, 5 nœuds. Longtemps aux commandes de la flotte, Samantha Davies (Initiatives Cœur) a  résisté à ses poursuivants mais a cédé la pole position à une trentaine de milles de l’arrivée. La britannique qui a réalisé une superbe course a décroché la deuxième place à sept minutes de Vincent Riou. Après sa victoire dans la Dheam Cup, cet été, elle fait le plein de confiance avant la Route du Rhum. Yann Eliès (Ucar – St Michel) a complété un podium 100 % foilers, coupant la ligne seulement 11 minutes après Vincent Riou. C’est dire l’intensité de la compétition. Avec son SMA à dérives droites, Paul Meilhat, de retour de blessure, a fait de la résistance même s’il accusait un déficit de vitesse au reaching dans la brise par rapport aux foilers. Il s’est adjugé la quatrième place devant le franco -allemand Boris Herrmann (Malizia) qui faisait, lui aussi, partie des stagiaires du Pôle cet été. Ce Défi était la  première très attendue de Charal, le nouveau foiler de Jérémie Beyou, encore en rodage. Confronté à des problèmes d’électronique, il a abandonné dans la grande course mais a fait parler la poudre lors des runs en équipages dans des conditions toniques le dimanche. Un show qui a ravi les chasseurs d’images! Il y a du haut niveau dans cette classe Imoca et la bagarre dans la Route du Rhum Destination Guadeloupe  pour succéder à Francois Gabart, vainqueur en 2014, s’annonce terrible. Ces concurrents ont encore deux stages (le 2 et le 16 octobre) à Port la Forêt pour fourbir leurs armes avant le départ de Saint Malo (le 4 novembre).    

ULTIM : Un stage axé sur la performance et la sécurité

26 septembre 2018
François Gabart (Macif), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) seront adversaires dans la Route du Rhum Destination Guadeloupe (départ le 4 novembre). Il y a quelques jours, ils étaient en stage au Pôle Course au Large de Port la Forêt pour des entraînements grandeur nature. A l’heure où une culture du secret entoure les innovations technologiques développées par leurs teams respectifs sur ces machines de haut vol, un tel stage peut paraitre paradoxal. ” Il y a un climat de confiance parce que ces skippers sont imprégnés de la valeur ajoutée du partage. François, Sébastien et Armel sont issus des filières et ont fréquenté le Pôle depuis des années et Thomas Coville, qui était invité, adhère aussi à cette philosophie de l’échange et de la confrontation sans enjeu majeur. Un tel stage permet aussi à chacun de repartir avec des hypothèses de travail.” explique Christian Le Pape. Le Cléac’h : «  nous sommes demandeurs.» Ces quatre marins ne se feront aucun cadeau dans la Route du Rhum- Destination Guadeloupe mais ils ont joué le jeu. ” Quand on arrive en Imoca ou en Ultim, le partage n’est plus le même qu’en Figaro. Déjà ce ne sont plus les mêmes bateaux. Mais les règles du jeu sont bien établies au départ par le Pôle qui est là pour trouver un équilibre afin que tout le monde s’y retrouve. Ce genre d’exercice, nous fait sortir de notre routine et nous tire vers le haut. Nous sommes demandeurs. “ explique Armel Le Cléac’h ” Le partage, c’est le socle du Pôle et c’est en nous depuis nos débuts en Figaro. C’est naturellement moins évident dans le cadre d’un stage qui réunit quatre marins qui visent le même objectif dans la Route du Rhum mais on arrive à dépasser le cadre de notre concurrence. Il y une certaine émulation et au final le résultat est intéressant “ ajoute François Gabart. En solitaire sur ces grands multicoques, le stress s’invite forcément et les skippers de cette classe s’inquiètent de la bouée à virer au Cap Fréhel indispensable au spectacle mais hautement risquée. Cette problématique de la sécurité était la priorité de ce stage auquel a participé Jacques Caraes directeur de course de cette Route du Rhum Destination Guadeloupe. Grâce aux miracles de l’informatique et de la cartographie le parcours de 150 milles proposé aux quatre skippers reproduisait les subtilités de la côte Bretagne Nord avec les DST et les écueils comme le rail d’Ouessant qui vont jalonner leurs 24 premières heures de course. ” La finalité de ce stage n’était pas de faire des speed- tests mais de se mettre ensemble en configuration sur un parcours où on peut travailler la sécurité. Les premières heures de course sont truffées de dangers. C’était une vraie simulation de ce qu’on va vivre dans un mois et c’était très enrichissant ” conclut Armel le Cléac’h.

Bilan Filières Solitaire du Figaro

26 septembre 2018
Depuis 16 ans, les marins du Pôle Finistère Course au Large ont remporté toutes les éditions de la Solitaire URGO Le Figaro disputées en Figaro Bénéteau 2 (2003 – 2018). Cette année, les étoiles étaient bien alignées pour Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) qui s’est imposé dans la Solitaire en remportant deux victoires d’étapes. Cerise sur le gâteau, il s’adjuge aussi le titre de champion de France élite course au large. Avant de voler vers de nouvelles aventures en Imoca, le jeune ingénieur sablais clôture de la plus belle manière qui soit un chapitre de cinq ans sur le circuit Figaro, sous la bannière de la Région Bretagne et du CMB. Cinq années qui ont permis à ce jeune marin à l’esprit cartésien de progresser vers l’excellence. Son dauphin Anthony Marchand (Groupe Royer – Secours Populaire) qui s’est également adjugé deux victoires d’étape, a confirmé son talent. Lui aussi est passé par cette filière de promotion des jeunes talents portée par la Bretagne et le CMB (2009 – 2013). Cet été, son esprit offensif et sa pugnacité lui ont permis de décrocher un premier podium sur cette grande classique. Que dire de Charlie Dalin, qui en terminant à la 3ème place, aligne cinq podiums consécutifs. Le havrais, pensionnaire du Pôle depuis plusieurs années, conclut un cycle remarquable de sept années sur ce circuit Figaro (dont quatre sous le pavillon de Skipper Macif). Outre ce podium, le Pôle Finistère Course au Large réussit un joli tir groupé sur cette 49ème Solitaire Urgo le Figaro qui a tenu ses promesses. Thierry Chabagny (Gédimat) est 4ème, Martin Le Pape (Skipper Macif 2017) termine 7ème et pour ses grands débuts en solo, Loïs Berrehar (Bretagne CMB Espoir) signe une honorable 15ème place et termine deuxième bizuth. Ces résultats reflètent l’intérêt de ces filières de formation initiées au Pôle dès 1994 grâce à l’engagement de partenaires publics et privés. ” Depuis leur création nous sommes passés d’un an à quatre ans. Ce sont de véritables contrats professionnels où l’on peut travailler dans la durée et s’occuper de la performance” explique Christian Le Pape. Ces formules ont été déclinées avec des variantes au centre d’entraînement Méditerranée ou au Team Vendée Formation qui affichent également de bons résultats avec leurs représentants cette année. Un tremplin pour Le Cléac’h et Gabart François Gabart et Armel Le Cléach qui occupent le devant de la scène océanique ont fait leurs premières armes en Figaro en passant par ces filières. 
Vainqueur du Challenge Espoir en 1999, Armel avait signé une 2ème place sur la Solitaire dès 2000 avant de s’imposer en 2003 devant Alain Gautier et de récidiver en 2010. Cette année-là, son dauphin était un certain François Gabart d’ailleurs couronné champion de France de course au large solitaire 2010. Ces deux marins qui seront adversaires sur la prochaine Route du Rhum dans la classe Ultim évoquent l’apport de ces filières dans leurs débuts en compétition. François Gabart : ” un environnement idéal ” “Je suis un pur produit de la

L’actualité des 60 pieds

25 août 2018
IMOCA : Objectif Route du Rhum Pour les marins de la classe IMOCA, l’heure de la rentrée a sonné et cinq concurrents de la prochaine Route du Rhum étaient en entraînement collectif à Port La Forêt cette semaine. C’est le premier des quatre stages qui leur permettront de monter en puissance d’ici le coup de canon de cette transat en solitaire, le 4 Novembre à Saint Malo. Samantha Davies (Initiatives Cœur), Romain Attanasio (Pure – Famille Mary), Yann Eliès (St Michel – UCar), Boris Herrmann (Malizia – YC Monaco) et Vincent Riou avec son PRB dans sa version foiler étaient au rendez- vous de cette première session objectif Route du Rhum. “L’intérêt du stage est de se plonger dans des conditions proches de la réalité. Cette confrontation directe permet de se remettre dans le rythme et de s’évaluer objectivement. À la lumière d’un premier stage, il peut déjà y avoir des correctifs de réglages ou de choix de voiles.” explique Christian Le Pape. Ces concurrents de la prochaine Route du Rhum ont évolué en configuration solitaire avec la présence d’équipiers à bord pour la sécurité. Parmi ces derniers un certain Michel Desjoyeaux ! Le double vainqueur du Vendée Globe a renforcé l’équipe du Pôle avec la présence également de Jean Baptiste Le Vaillant et Juan Kouyoumdjia sur ce stage qui ont apporté leur regard d’expert à ces cinq skippers lors d’un débriefing commun. A noter : l’absence de Paul Meihat sur SMA qui est en convalescence suite à une mauvaise chute lors d’un entraînement. Jérémie Beyou (Charal) rejoindra ses « camarades » de Port la Forêt courant septembre Charal, un 60 pieds offensif L’évènement de la semaine à Port la Forêt c’était la mise à l’eau du nouveau Charal de Jérémie Beyou. Après 13 mois de construction au chantier CDK Technologies à Port La Forêt, ce 60 pieds IMOCA conçu par le cabinet VPLP a dévoilé ses formes novatrices et ses foils impressionnants. Le premier pari pour toute l’équipe était le respect du timing et il a été tenu. La spécificité de Charal est ”d’être le premier IMOCA entièrement pensé pour qu’il tire le bénéfice maximum de ses foils. Nous sommes partis d’une feuille blanche ” confie Jérémie Beyou qui qualifie « son Charal » de bateau offensif.” Pour le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, la première échéance en course est la Route du Rhum Destination Guadeloupe mais l’objectif déclaré est le Vendée Globe 2020. ll avait terminé 3ème de la dernière édition. “Nous avons deux ans pour faire de ce premier IMOCA jamais construit pour et autour des foils une vraie fusée pour le Vendée Globe” précise Pierre François Dargnies directeur de projet. Nous avons hâte de voir Charal sous voiles lors des prochains stages Imoca du Pôle Finistère.

Objectif : Réussir le grand chelem

25 août 2018
L’activité du Pôle Finistère Course au Large s’annonce particulièrement dense pour les mois à venir. Alors que les Figaristes vont en découdre sur la Solitaire URGO le Figaro, qui s’élance dimanche du Havre, l’échéance de la Route du Rhum- Destination Guadeloupe se profile déjà. Cette semaine, cinq skippers de la classe IMOCA ont effectué leur premier stage d’entraînement. Ils n’ont pas manqué de jeter un coup d’œil sur le nouveau bateau Charal de Jérémie Beyou mis à l’eau mardi. Un 60 pieds qui a fait sensation avec son look agressif et ses foils impressionnants. Avec un tel programme, Julien Bothuan, qui intègre l’équipe du Pôle comme entraîneur permanent, va être rapidement dans le bain. Solitaire URGO Le Figaro, objectif : réussir le grand chelem La 49ème édition de la Solitaire URGO Le Figaro s’élancera dimanche du Havre. Sur les 36 marins au départ, quatorze se sont préparés à Port la Forêt. Une cellule de routage et de stratégie animée par Jean-Luc NELIAS, Jeanne GREGOIRE, les entraineurs du Pôle est déjà à pied d’œuvre sur le site du départ au Havre. La préparation à cette grande classique estivale fait partie des priorités du Centre. Cette formation passe en revue tous les fondamentaux en matière de course au large. “une démarche globale, que les coureurs peuvent décliner plus tard sur d’autres supports. Par le Figaro, Ils s’imprègnent d’une manière de fonctionner qui en fait de redoutables compétiteurs mais aussi des chefs de projet performants.” souligne Christian Le Pape. Cette 49ème édition a une saveur particulière car elle marque la fin du Figaro Bénéteau 2 ! “Depuis l’arrivée de Figaro 2, en 2003, c’est toujours un marin du Pôle qui s’est imposé. Conclure avec un grand chelem serait une belle récompense pour le travail effectué par la structure depuis plus de 15 ans. ” ajoute en souriant Christian Le Pape. Des favoris et un bizuth Pour réussir ce grand chelem, le Pôle est particulièrement bien armé avec des coureurs de talent et d’expérience comme Thierry Chabagny, Charlie Dalin, Alexis Loison, Anthony Marchand, Sébastien Simon, Erwan Tabarly, ou de plus jeunes comme Martin Le Pape et Alan Roberts qui ont donné le ton sur le prologue. Pour Loïs Berrehar, appelé de dernière heure à la barre du Figaro Bretagne CMB Espoir, ce sera le baptême du feu. S’il a disposé d’un temps de préparation un peu court en solitaire, grâce aux stages organisés en double pour préparer la Transat AG2R à Port La Forêt il possède une bonne connaissance du bateau.   Les skippers du Pôle : Loïs BERREHAR (Bretagne CMB Espoir)* Thierry CHABAGNY (Gedimat) Charlie DALIN (Skipper Macif 2015) Corentin DOUGUET (NF Habitat) Cécile LAGUETTE (Eclisse) Martin LE PAPE (Skipper Macif 2017) Pierre LEBOUCHER (Guyot Environnement) Alexis LOISON (CustoPol) Anthony MARCHAND (Groupe Royer – Secours Populaire) Eric PERON (Finistère Mer Vent) Alan ROBERTS (Seacat Services) Sébastien SIMON (Bretagne CMB Performance) Erwan TABARLY (Armor Lux) Ronan TREUSSART (Les Perles de St Barth)

Challenge Espoir Bretagne CMB 2019, inscriptions ouvertes

16 août 2018
  Inscription en ligne cliquez ici  Conditions et modalités de recrutement (1) Le Challenge est ouvert à tous les jeunes licenciés FFVoile 2018, âgés de 18 à 24 ans – nés entre le 01/01/1994 et le 30/09/2000 – motivés par la course au large avec l’ambition d’en faire leur métier. Le vainqueur de la sélection dispose d’un bateau, d’un budget de fonctionnement (salaire compris) lui permettant de disputer, dans les meilleures conditions, le circuit du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Pendant cette période, il bénéficie également d’une intégration au Pôle Finistère Course au Large qui lui garantit une formation professionnelle sérieuse et un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français. Le lauréat de cette opération signe un contrat d’engagement qui l’oblige à résider à proximité immédiate du Pôle Finistère Course au Large pendant toute la durée du contrat. Les épreuves d’évaluation sont conduites par un groupe d’experts composé des représentants des partenaires Région Bretagne et Crédit Mutuel de Bretagne, des entraîneurs du Pôle, de cadres techniques de la FFVoile et de navigateurs reconnus. Les concurrents, par le seul fait de leur participation, acceptent que l’organisateur utilise à des fins de promotion tout ce qui est relatif à cette opération de recrutement sous forme de texte, photo ou vidéo pour diffusion par voie de presse, télévision ou internet (liste non exhaustive). Inscription en ligne cliquez ici   Phase 1 : Sélections sur dossier Candidatures ouvertes jusqu’au 24 septembre 2018 à minuit. Le 27 septembre 2018, un comité de sélection retiendra sur dossier 9 candidats maximum répondant aux critères suivants : Etre né entre le 01/01/1994 et le 30/09/2000 Etre licencié à la FFVoile en 2018 Ne pas avoir participé à la Solitaire du Figaro Ne pas être engagé auprès d’un autre sponsor à l’issue des sélections Phase 2 : Evaluation technique et sportive Les candidats sélectionnés sur dossier seront convoqués pour cinq journées d’évaluation du 8 au 12 octobre 2018 (2). L’évaluation porte sur l’ensemble des compétences nécessaires à un navigateur pour mener à bien un projet sportif de haut niveau : Evaluations météo, tactique, psychologique, physique… Navigation en équipage sur Figaro Bénéteau 2. Phase 3 : Finale A l’issue de la phase 2, le jury pourra avec l’accord du Comité de Pilotage : Option privilégiée : Organisation d’une finale en solitaire entre trois candidats. Option secondaire : A l’issue des épreuves en équipage, le jury technique et le comité de sélection décident de retenir directement le lauréat sans passer par une finale en solitaire. Si le jury décide d’organiser une phase finale en solitaire, elle prendra la forme suivante : Compétition sportive à trois finalistes, en solitaire, sur des monotypes Figaro Bénéteau 2, du 22 au 26 octobre 2018 (2) à Port la Forêt. Le règlement cette finale sera communiqué en temps voulu.   (1) Ce document ne revêt pas de caractère contractuel. (2) L’organisateur de cette sélection se réserve la possibilité de modifier ces dates.

La sélection MACIF est lancée

12 juillet 2018
2019 signera l’arrivée du nouveau Figaro Bénéteau 3, monotype à foil, dont le groupe Macif a acquis deux unités. Le Programme Skipper Macif, filière de détection et d’accompagnement en course au large a permis de faire émerger d’incroyables talents depuis maintenant 10 ans et met en place une nouvelle phase de sélection ! Les inscriptions pour devenir Skipper Macif 2019 sont ouvertes ! Cette édition 2018 de la Solitaire URGO-le Figaro aura une saveur toute particulière : ce sera la dernière courue sur les Figaro Béneteau 2, monotypes utilisés depuis 2003. Présent sur le circuit depuis 2008, le groupe Macif a accompagné 8 skippers talentueux – Gérald Veniard, Eric Péron, François Gabart, Paul Meilhat, Fabien Delahaye, Yoann Richomme, Charlie Dalin et Martin Le Pape. Le groupe, qui a annoncé la poursuite de son engagement sur le circuit, va découvrir avec son futur Skipper Macif 2019 une toute nouvelle génération de bateaux à foils ! Jean-Bernard Le Boucher, directeur des Activités Mer du groupe Macif, nous livre quelques détails sur cette nouvelle sélection : « L’objectif du Programme Skipper Macif est depuis sa création d’accompagner de jeunes figaristes motivés et audacieux dans leurs parcours professionnels. Pour candidater, il convient d’avoir un solide parcours en voile via la FFV, avoir pratiqué la course au large et attester d’une première expérience   en course au large sur le circuit Figaro. Le Figaro Bénéteau 3 est un bateau à découvrir pour tous les marins – nous n’aurons pas de critère particulier concernant notamment l’usage de foils. Le programme Skipper Macif  est un projet de détection et d’accompagnement et souhaitons rester fidèle à ces principes. Le jury effectue une première sélection sur dossiers puis nous organisons une semaine de tests et confrontations sur l’eau pour maximum 5 finalistes. La sélection, qui s’est toujours procédée en étroite collaboration avec la Fédération Française de Voile et le Pôle Finistère Course au large, sera particulièrement intéressante cette année avec la perspective de changement de support !  » La sélection sera effectuée au Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt du 15 au 19 octobre sur Figaros Bénéteau 2. Le jury composé de 7 membres se réunira le 19 octobre et rencontrera individuellement chaque candidat avant de prendre une décision au regard de l’évaluation globale de semaine de sélection. Les candidats peuvent télécharger les documents d’inscription et envoyer leur candidature jusqu’au 15 septembre minuit. La sélection du Skipper Macif 2019 en dates : Du 02/07 au 15/09/2018 minuit : Dépôt des dossiers de candidature.
Fin septembre 2018 : Sélection sur dossier de 5 candidats au maximum
Du 15/10 au 19/10/2018 : Epreuves sportives : à terres et régates sur Figaro Bénéteau 2
19/10/2018 : Soutenance individuelle de son Projet devant jury. Pour télécharger le formulaire inscription, cliquez ici
 Pour télécharger le document relatif aux principes de sélection, cliquez ici

Cap sur le Vendée pour Sébastien Simon et Charlie Dalin

20 mars 2018
Le Pôle abrite un noyau dur de coureurs déterminés à être sur la ligne du départ du Vendée Globe. Folle utopie ? Certes la recherche de financements est un parcours d’obstacle compliqué mais ce n’est pas toujours mission impossible. Deux annonces récentes ont ramené un vent d’optimisme dans ce cercle des tourdumondistes en quête de partenaires. Charlie Dalin et Sébastien Simon, issus des filières de détection et de promotion des jeunes talents Bretgna CMB et Macif, affichaient leur ambition de changer de dimension vont réaliser leur rêve de Vendée Globe en 2020 et naviguer autour du monde en solitaire sur les traces de leurs glorieux aînés. Rappelons que les deux derniers vainqueurs du Vendée Globe, François Gabart (2013) et Armel Le Cléac’h (2017) sont d’anciens lauréats de ces opérations de détection. Pour le sablais Sébastien Simon, le Vendée Globe était un rêve logique mais presque inaccessible. Grace à Arkea et à Paprec, il sera sur la ligne de départ à la barre d’un 60 pieds neuf, dessiné par Juan Kouyoumdjian. Ce monocoque sera construit au chantier CDK. Pour relever ce défi, Sébastien a choisi de s’appuyer sur la compétence de Vincent Riou (vainqueur du Vendée 2005) qui sera le directeur technique du projet. Quant à Charlie Dalin, il naviguera sous les couleurs d’Apivia, groupe Macif, qui lui a permis d’émerger sur le circuit Figaro. Le projet du havrais, qui a choisi Guillaume Verdier pour concevoir son 60 pieds, sera abrité par la société Mer Concept dirigée par François Gabart. Ces deux nouveaux IMOCA auront Port-la-Forêt comme port d’attache. Au Pôle, le potentiel des candidats au prochain Vendée Globe est riche. Yann Eliès, Paul Meilhat, Morgan Lagravière, qui avaient animé la précédente édition, veulent y repiquer. Nicolas Lunven, Yoann Richomme et Nicolas Troussel nourrissent l’espoir de s’y engager pour la première fois. Un levier pour l’économie Les projets sportifs de Charlie et de Sébastien en IMOCA requièrent la construction de deux nouvelles unités. En choisissant le chantier CDK de Port-la-Forêt, les deux skippers et leurs partenaires renforcent donc très sensiblement le dynamisme économique du site. La mise en œuvre de bateaux de ce type nécessitent des milliers d’heures de travail, entraînant des embauches pour les chantiers. Les équipes en place doivent également assurer un recrutement conséquent pour accompagner et optimiser la conduite de ces défis avec pour ambition un podium sur le Vendée Globe 2020.

Loison, Simon : un doublé du Pôle en Vendée

20 mars 2018
La 15ème Solo Maître Coq marquait l’entrée en piste des Figaristes . Les conditions étaient musclées en Vendée la semaine passée et seulement deux manches, un petit parcours et une grande boucle de 245 milles, ont pu être disputées. Les pensionnaires du Pôle n’ont pas manqué leur rentrée. Alexis Loison s’impose pour la première fois dans la classique vendéenne et Sébastien Simon y signe une jolie deuxième place avec un bateau d’emprunt. La météo chahutée de ce mois de Mars très hivernal a perturbé la Solo Maître Coq premier rendez-vous de la saison pour les Figaristes(*). Seulement deux courses, un petit parcours mercredi et une grande boucle de 245 milles, ont pu être disputées. Vainqueur d’une première manche tonique et troisième de la grande course affectée d’un coefficient 3, le cherbourgeois Alexis Loison a signé sa première victoire après six participations dans cette classique vendéenne. Avec une alternance de grains et de zones de molle, des fichiers météo rarement en phase avec la réalité du plan d’eau, le scénario de la grande course a mis les nerfs des marins à rude épreuve. A la faveur d’une bascule dans le final, le vendéen Benjamin Dutreux, revenu du diable vauvert, a grillé la politesse sur le fil à Sébastien Simon en passe de l’emporter. Le skipper de Bretagne CMB Performance, qui régatait sur un Figaro d’emprunt (suite à une avarie grave survenue sur son habituel destrier) était un brin déçu mais signe une belle deuxième place au général. Les conditions aléatoires de cette grande course ont engendré quelques coups de Trafalgar et des frustrations. Ainsi Anthony Marchand qui avait mené les débats jusqu’au phare des Birvideaux s’est fait piéger dans des brises erratiques sous le vent de Belle Ile. Impuissant, il a vu revenir ses adversaires et a dû se contenter d’une 8ème place. En manque de réussite, tout comme Erwan Tabarly (9ème ), le skipper de Groupe Royer Secours Populaire a cependant fait forte impression en Vendée. Prochain rendez-vous pour les Figaristes sera la Solo Concarneau-Trophée Guy Cotten (le 5 Avril) avec une envie de revanche pour certains membres du Pôle. (*)Première épreuve du Championnat de France Elite de course au large

Culture de l’excellence

1 décembre 2017
Le chapitre Jacques Vabre tout juste refermé, un nouveau cycle s’ouvre déjà pour les coureurs IMOCA du Pôle, avec en ligne de mire la Route du Rhum 2018 et surtout le Vendée Globe 2020. Outre des coureurs à maturité qui disposent d’un 60 pieds mais pas toujours d’un budget, plusieurs Figaristes de talent Charlie Dalin , Nicolas Lunven , Yoann Richomme, Sébastien Simon sont en recherche de partenaires pour être sur la ligne de départ en 2020. La structure de Port La Forêt qui a déjà fourni plusieurs vainqueurs aimerait étoffer le groupe ” Il y a une logique d’excellence à conforter pour maintenir une suprématie qui aujourd’hui se situe clairement au niveau international “ confie Christian Le Pape déjà concentré sur cette échéance et cet enjeu.   L’excellence elle se cultive aussi dans la Volvo Ocean Race mais en équipages cette fois.  Autour de Charles Caudrelier, skipper de Dongfeng Race, on trouve un noyau dur de talents issus du Pôle finistérien avec Jérémie Beyou (3ème du Vendée Globe), Marie Riou star de la voile olympique qui est aussi passée par la filière Challenge Espoir où elle avait atteint le stade de la finale. Le britannique Jackson Bouttel embarqué à bord du voilier franco- chinois, son compatriote Henry Bomby mais aussi Liz Wardley et l’irlandais Damian Foxall embauchés sur différents VOR ont également fait leurs “classes” à Port la Forêt . Quant à Nicolas Lunven, brillant vainqueur de la Solitaire du Figaro cet été et champion de France de course au large 2017, il officie comme navigateur sur le Turn The Tide on Plastic, le VOR de Dee Caffari. La reconnaissance d’un label qualité de ce Pôle France ancré en Finistère et qui a décidément des ambassadeurs sur tous les océans de la planète.

Le bilan du Pôle Finistère Course au Large

1 décembre 2017
A Salvador de Bahia le rideau est tombé sur une transat Jacques Vabre aussi corsée que passionnante. En IMOCA Jean Pierre Dick- Yann Eliès (Saint Michel Virbac) s’imposent devant Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet (SMA). Ces deux binômes ont dominé les débats et c’est la récompense de leur talent mais aussi d’un travail acharné ces derniers mois au sein du Pôle. En Ultims, le duel entre les vainqueurs Coville – Nélias (Sodebo) et leurs dauphins Josse – Rouxel (Groupe Edmond de Rothschild) a été d’une grande intensité. Si l’hiver et ses frimas sont là, les marins du Pôle sont sur tous les fronts et tous les océans. François Gabart est lancé à fond dans le Pacifique à la conquête du record de Thomas Coville* sans oublier les marins de la Volvo Ocean Race qui viennent d’arriver au Cap (Afrique du Sud).   Travail et partage “La valeur ajoutée du Pôle est l’échange dans le travail. “ Le credo martelé depuis des années par Christian Le Pape, le directeur du Pôle, ne s’applique pas seulement aux Figaristes. Dans la continuité du dernier Vendée, qui avait vu les Le Cléac’h , Beyou , Eliès fourbir leurs armes au large de Concarneau pour aller briller autour du Globe, les deux premiers binômes de la transat Jacques Vabre avaient également beaucoup partagé lors d’entraînements communs et intenses à Port La Forêt. Ils ont bataillé avec la réussite que l’on sait entre Le Havre et Bahia. Avec leur expérience cumulée et une confiance absolue dans la fiabilité de leur machine, Dick et Eliès ont su bien régler et pousser le curseur pour mener la danse. Mais il a fallu que ce binôme très complémentaire soit au top pour contenir les assauts des fougueux Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet. Sur leur IMOCA à dérive droite, ils ont confirmé leur talent mais aussi le bien fondé du travail collectif. ” On a le sentiment d’avoir bien navigué mais Jean Pierre et Yann ont fait les bons choix. On est fier d’être derrière eux, on s’est entraîné ensemble toute l’année et on connaît la valeur de leur tandem. “ confiait à l’arrivée un Paul Meilhat sans regret. Morgan Lagravière et Eric Péron ont complété ce podium. Malgré un déficit de préparation, en raison d’un projet engagé tardivement, ils ont affiché un potentiel prometteur. Ultims : Nélias le bon exemple En Ultims, c’était le baptême du feu pour le trimaran volant et futuriste Groupe Edmond de Rothschild, mené par Sébastien Josse et Thomas Rouxel.   Des soucis de jeunesse et de foils ont empêché ces deux marins fidèles du Pôle d’exploiter pleinement leur machine. Le dernier mot est logiquement revenu à Thomas Coville bien épaulé par son habituel routeur Jean Luc Nélias, membre du Pôle depuis sa création. Formateur sur les problématiques de météo et stratégie, il est un exemple d’engagement pour les jeunes et occupe un rôle important dans la dynamique de la structure. C’est dire que ce succès de Jean Luc a ravi toute l’équipe impatiente d’accueillir en 2018 la famille

Des bizuths de Haut Niveau en attente de Vendée Globe

11 novembre 2017
Le Pôle France Course au Large de Port la Forêt compte parmi ses membres les cinq derniers vainqueurs du Vendée Globe. Michel Desjoyeaux (2001-2009), Vincent Riou (2005), François Gabart (2013) et Armel Le Cléac’h (2017). Trois d’entre eux étaient bizuths de l’épreuve et tous issus de l’exigeant circuit du monotypes Figaro ! Pour l’édition 2020, plusieurs bizuths membres du Pôle sont en recherche de partenaires dans l’espoir d’égaler leurs ainés. Le temps presse pour disposer d’une monture digne de leurs ambitions et étoffer un collectif d’entraînement en quête d’une nouvelle victoire. Le SPORTIF au cœur du dispositif Sur la trentaine de concurrents au départ du Vendée Globe, certains s’affrontent pour la gagne, d’autres souhaitent vivre une belle aventure humaine en solitaire sur une navigation autour du monde. Entre les deux extrêmes, une frange de navigateurs se situent dans le registre sport/aventure et mènent de beaux projets. Un équilibre entre tous est nécessaire pour écrire de belles histoires de marins et pérenniser le succès populaire et médiatique de cette compétition hors du commun. => Les membres du Pôle France s’inscrivent majoritairement dans la première catégorie. Dans cet objectif de victoire, la structure de Port-la-Forêt s’efforce de réunir un groupe suffisamment étoffé pour optimiser ses entraînements et élever le niveau sportif global. Conforter les Filières d’excellence L’ambition du Pôle est de favoriser l’émergence de jeunes talents issus de ses rangs, ou des filières de détection sportives clairement identifiées qui font l’ADN du Pôle Finistère depuis sa création, il y a 20 ans. Beaucoup de partenaires financiers se sont reconnus dans cette logique de recrutement en s’appuyant principalement sur des critères sportifs pour sélectionner leur skipper. Notons par ailleurs que les deux derniers vainqueurs du Vendée Globe sont issus de ces Filières misent en place par le Pôle France : Armel Le Cléac’h ayant fait ses classes au Challenge Espoir (actuellement Bretagne CMB, qui détecte, forme et accompagne les jeunes skippers en devenir) et François Gabart ayant été vainqueur du Challenge Espoir puis skipper de la Macif (qui accompagne l’excellence de la course au large) => Ces Filières sont la preuve de la réussite de la détection et de l’exigence de la formation qui poussent les skippers vers le haut niveau. Il est nécessaire d’en assurer la continuité. Constituer un collectif d’entrainement performant En 2017, une nouvelle génération de jeunes talents – presque tous issus des Filières – cherche des financements et a clairement fait acte de candidature pour le prochain Vendée Globe : Nicolas Lunven, vainqueur Solitaire 2O17, Yoann Richomme, vainqueur de la Solitaire 2016, Charlie Dalin, double champion de France en 2014 et 2016. On peut aussi citer Anthony Marchand, Éric Péron, Sébastien Simon habitués des podiums qui ont affirmé leur motivation à être sur la ligne en 2020 aux Sables d’Olonne. Le Pôle est impatient de les voir étoffer le groupe de navigateurs aguerris qui devraient porter ses couleurs sur le prochain Vendée Globe. En termes d’efficacité, la constitution d’un collectif performant bien en amont de la compétition représente pour le Pôle

Un Titre de Champion de France et un nouveau podium pour le Pôle

25 septembre 2017
Auteur d’une saison exemplaire, dans laquelle il a fait preuve d’une extrême régularité, et maîtrisé ses adversaires dans les moments clés, Nicolas Lunven est le nouveau Champion de France Elite de Course au Large. Vainqueur de la Solo Maître CoQ, de la Solitaire Urgo le Figaro, et du Tour de Bretagne, le skipper Generali a bien failli s’offrir la Douarnenez Fastnet Solo en clôture de la saison. C’était sans compter sur la ténacité de Charlie Dalin, qui a raflé la mise pour s’inviter sur la deuxième marche du podium du championnat devant Sébastien Simon. «On aime beaucoup les scenarii à suspense, et on a eu un épilogue de toute beauté. Pour nous c’est à la fois un beau Champion de France et un joli podium. Ce nouveau résultat ne fait que renforcer un peu plus la pertinence de nos recrutements, une démarche de travail éprouvée avec le travail efficace de tous les experts que je remercie particulièrement sans pouvoir tous les citer, a souligné Christian Le Pape.

Philippe Gomes : «Une structure où le maitre mot est le partage des connaissances pour atteindre le plus haut niveau »

7 juillet 2017
Fondé en 1990 avec pour mission de former, entraîner et accompagner les sportifs de haut niveau dans le domaine de la course au large, le Pôle France « Finistère Course au Large » gère également depuis 1993 la détection « Espoir » permettant de révéler et accompagner les espoirs de la voile française, comme ce fut le cas pour François Gabart, Armel Le Cléac’h ou encore Franck Cammas. Philippe Gomes,  responsable du service Promotion Évènementielle de la Région Bretagne, nous explique les intérêts d’une telle structure ainsi que les raisons de son succès. Philippe Gomes, quel est votre regard sur le Pôle Finistère de Port-la-Forêt ? Le Pôle Finistère est une structure d’excellence de la course au large en France, implantée naturellement en Bretagne, terre de marins d’exception. C’est une structure qui a été fondée par les skippers, pour les skippers, et qui est donc parfaitement adaptée à leurs besoins et leurs attentes. Son maître mot est le partage de connaissances et d’expériences pour atteindre le plus haut niveau. Si l’on regarde le palmarès exceptionnel des sociétaires du pôle, on voit que cette démarche associant des navigateurs expérimentés et des jeunes en devenir, afin de partager le maximum d’expérience, est concluante et a démontré toute sa pertinence. Quel est selon vous l’intérêt d’un tel Pôle en Bretagne ? Son implantation en Bretagne est légitime : la voile fait partie de l’ADN de la Bretagne. Elles partagent aussi des valeurs communes : le courage, l’engagement, la solidarité, l’esprit d’équipe. La présence d’une telle structure sur le territoire régional permet de maintenir un vivier de skippers de haut niveau en Bretagne, d’affirmer une compétence certaine dans l’accompagnement des sportifs qui font  rayonner l’image de la Bretagne en France mais également à l’international. Et d’un point de vue économique ? Ce Pôle contribue également à attirer et ancrer des projets en Bretagne, par exemple MACIF avec François Gabart, qui n’est pas breton, mais dont le projet salarie nombre de personnes à temps complet. Ces projets créent donc de l’activité mais aussi de l’économie puisqu’au final, le skipper et son team ne sont que la partie visible de l’iceberg, le reste englobant toute une filière économique autour des courses : les architectes, les constructeurs, les fournisseurs…. Ce ne sont pas moins de 7 440 emplois en Bretagne dans  1 235 entreprises (dont 85% sont des entreprises de moins de 10 salariés). Il faut également noter qu’un chiffre d’affaire de 1,5 Milliard d’euros a été généré en Bretagne en 2015 pour les activités nautiques.   Le Pôle Finistère est aussi en partenariat avec la Filière Bretagne CMB, qui gère les bateaux de Sébastien Simon et Pierre Rhimbault. Pourquoi ce partenariat ? Tout à fait, le Pôle assure depuis 2011 la direction technique et sportive de la Filière. Il s’agit de faire profiter de jeunes skippers d’une expertise reconnue, en leur permettant d’être en immersion totale auprès de skippers plus chevronnés. La Filière Bretagne CMB est un véritable dispositif professionnel de détection et de formation, les skippers en sont salariés, il ne s’agit

Nicolas LUNVEN : « C’est probablement ma plus belle victoire tellement il y a eu de travail derrière depuis deux ans »

23 juin 2017
8 ans après sa victoire sur la Solitaire du Figaro, Nicolas Lunven, 34 ans, récidive et gagne avec brio la 48ème édition de la Solitaire Urgo Le Figaro avec 34 minutes et 32 secondes d’avance sur Adrien Hardy, Charlie Dalin sur MACIF 2015 et Sébastien SIMON sur Bretagne CMB Performance. Le skipper Generali ajoute une nouvelle fois son nom à liste des vainqueurs de l’épreuve. Une liste où, ces 15 dernières années, seuls des noms du Pôle France Port La Forêt sont inscrits. A.Le Cléac’h (2003/10), C.Caudrelier (2004), J.Beyou(2005/11/14) , N.Troussel (2006/08), M.Desjoyeaux (2007), Y.Eliès (2012/13/15), Y.Richomme (2016), Nicolas Lunven Nicolas Lunven, vainqueur de la Solitaire Urgo Le Figaro  : « Quand on a envoyé les spis à Wolf Rock, le scénario a changé. Je me suis mis à aller super vite, j’étais bien inspiré à faire pas mal de bons coups, à revenir sur les bateaux les uns après les autres. Finir 4e à Dieppe et gagner c’est génial ! Encore à Dieppe ! Mais en 2009, c’était une victoire surprise pour moi. C’est un grand soulagement, ce sont des années de travail, j’y pense tous les jours, je suis très ému. C’est probablement ma plus belle victoire tellement il y a eu de travail en amont depuis 2010. Ca fait du bien de couper la ligne ! Adrien Hardy a été égal à lui même avec tout le respect que je lui dois, il a tenté tous les coups qui lui sont passés par la tête avec un taux de réussite anormalement élevé pour un être humain. Il en a fait un de trop en approche de l’île de Wight, il a perdu un peu. Je me suis retrouvé dans le tableau arrière de Macif et Bretagne Crédit Mutuel, j’étais moins inquiet. Toutes les victoires sont difficiles, c’est de l’énergie, du temps, de l’investissement qu’on met pour y arriver… Celle-ci je vais plus la savourer que ma première en 2009. Je gagne deux étapes, je fais 3e et 4e sur les deux autres. C’est le plus beau moment de ma carrière sportive. Je tiens à remercier ma famille, mon entourage et Generali, mon fidèle partenaire depuis sept ans sans qui je ne serais pas là. Je ne pense évidemment pas aujourd’hui à mon avenir, j’ai besoin de repos mais il est très clair que j’ai très envie d’être au départ du prochain Vendée Globe 2020. C’est une possible suite logique dans mon cheminement sportif. »

La Solitaire Urgo le Figaro vue par Armel Le Cléac’h

12 mai 2017
Vainqueur du Vendée Globe 2016/2017, Armel Le Cléac’h a, comme tous les grands marins français, fait ses classes sur la Solitaire du Figaro. Une épreuve particulièrement exigeante, qu’il a inscrite à son palmarès à deux reprises, en 2003 puis en 2010. A l’heure où se profilent des projets toujours plus ambitieux, à la barre de son nouveau maxi-trimaran, il n’oublie pas cette course légendaire qui l’a formé. Il ne cache pas non plus son envie d’y retourner ! La Solitaire du Figaro est-elle vraiment une épreuve à part, et pourquoi ? C’est une course qui, dans son format, est assez unique avec quatre étapes au temps, dans lesquelles on n’a pas le droit à l’erreur pour faire un bon résultat. Or, c’est très difficile, car on peut signer trois belles étapes, et tout perdre sur la dernière. Et en même temps, c’est cette difficulté qui fait son charme et sa singularité. Moi, j’en ai fait une dizaine, et ça a été une super expérience ! On y apprend à gérer son sommeil, à manœuvrer tout seul, à se dépasser mentalement et physiquement. On y vit de très bons moments, comme de très difficiles. On s’y confronte aux meilleurs sur des bateaux identiques, où seul le marin fait la différence. C’est la meilleure école de la Course au Large en Solitaire. Quel est le votre meilleur souvenir sur cette épreuve ? Il y en a en pas mal ! Mais si je devais n’en retenir qu’un, je dirais la victoire en 2010. Je suis allé la chercher en remportant trois des quatres étapes cette année là ! Quand on atteint un tel niveau, ça fait plaisir, surtout lorsque l’on sait tout l’engagement, et toute la préparation qu’il faut pour être au départ de cette épreuve. Je m’étais éloigné du circuit pour me consacrer au Vendée Globe 2008/2009 et revenir à ce niveau d’excellence et gagner, c’était super ! Quel est votre regard sur les forces en présence pour l’édition 2017 ? Cette édition sera très intéressante, car Yann et Jérémie, qui creusaient l’écart depuis quelques années, font leur grands retour après le Vendée Globe. Or, les autres ne les ont pas attendus. Ils ont progressé, travaillé et j’ai hâte de voir ce que ça va donner, sur cette course où l’expérience compte. Je pense qu’il y aura un jeu très ouvert au départ ! Je vais suivre cela avec l’envie de revenir un jour sur cette course qui m’a beaucoup appris. J’y ai vécu de grands moments !

Un dernier stage avant la grande échéance

12 mai 2017
A un mois du coup d’envoi de la Solitaire Urgo Le Figaro, les figaristes du Pôle Finistère Course au Large s’apprêtent à disputer leur tout dernier stage de préparation. Forts des derniers enseignements de la Solo Maître CoQ, sur laquelle ils se sont à nouveau hissés sur le podium, les coureurs forestois peuvent  compter sur le savoir-faire des cadres du Pôle pour affiner leurs gammes les 16 et 17 mai prochain.  Auteurs d’une nouvelle performance sur la Solo Maître CoQ, où ils se sont offerts 7 des 10 premières places du classement général, les figaristes du Pôle ont confirmé leur grande régularité sur l’ensemble des courses du printemps. « Nous sommes satisfaits de ces résultats qui s’inscrivent dans la continuité, avec des coureurs qui  sont régulièrement sur le podium cette saison : Charlie Dalin, Nicolas Lunven, Sébastien Simon, Erwan Tabarly, …. Contrairement aux éditions précédentes, la Solo Normandie, la Solo Concarneau et la Solo Maître CoQ sont comptabilisées au Championnat de France. Nous avons donc étoffé notre dispositif : la cellule météo avec le renfort Jean-Luc Nélias, multiplié briefings et débriefings collectifs et individuels. Jeanne Grégoire a assuré le suivi de l’équipe sur chaque épreuve» souligne Christian Le Pape. Si cet encadrement est très apprécié des bizuths, tous attendent stages et analyses qui pourront faire LA différence. Forts des derniers enseignements de la Solo Maître CoQ, sur laquelle ils ont pu valider leurs acquis et affiner leurs manœuvres, les figaristes du Pôle vont profiter les 16 et 17 mai prochain des derniers jours à Port-la-Forêt pour peaufiner leur préparation dans le calme et la sérénité. «Tout l’enjeu sera de trouver le bon compromis, entre les derniers tests à faire et la nécessité de garder de la fraîcheur, pour la grande échéance qui débutera le 4 juin prochain. » analyse Christian le Pape. Nicolas Lunven, sur les bancs du Pôle depuis 10 ans, en témoigne : «Il y a toujours à apprendre, et le Pôle nous permet de nous confronter aux meilleurs, en proposant des entraînements «en mode régate», avec plus d’une dizaine de bateaux. Tous ces paramètres mis bout à bout nous facilitent la tâche, et permettent de se concentrer sur les détails, pour aller chercher le petit pourcentage de performance supplémentaire qui fait la différence ! » En remportant la Solo Maître CoQ 2017, il a prouvé qu’il était dans le match cette saison.

Nos partenaires techniques

Nos partenaires institutionnels

https://www.finistere.fr/

Facebook

YouTube