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ACTUALITÉS

IMOCA : des marins du Pôle affûtés

26 septembre 2018
C’était la rentrée des classes pour  les marins de la classe Imoca le week-end passé dans le cadre d’un Défi Azimut humide et venté. Et les skippers qui étaient venus refaire leurs gammes cet été au Pôle étaient déjà très affûtés pour cette rentrée. Ce qui leur a permis de truster les premières places. A la barre de son PRB désormais doté de foils, Vincent Riou s’est imposé sur le grand parcours. La différence s’est faite dans le grand bord d’une centaine de milles au reaching avalé tribord amure à très vive allure. Vincent Riou était ravi de ce premier test dans la brise pour son PRB new-look qui s’est offert une pointe à 29, 5 nœuds. Longtemps aux commandes de la flotte, Samantha Davies (Initiatives Cœur) a  résisté à ses poursuivants mais a cédé la pole position à une trentaine de milles de l’arrivée. La britannique qui a réalisé une superbe course a décroché la deuxième place à sept minutes de Vincent Riou. Après sa victoire dans la Dheam Cup, cet été, elle fait le plein de confiance avant la Route du Rhum. Yann Eliès (Ucar – St Michel) a complété un podium 100 % foilers, coupant la ligne seulement 11 minutes après Vincent Riou. C’est dire l’intensité de la compétition. Avec son SMA à dérives droites, Paul Meilhat, de retour de blessure, a fait de la résistance même s’il accusait un déficit de vitesse au reaching dans la brise par rapport aux foilers. Il s’est adjugé la quatrième place devant le franco -allemand Boris Herrmann (Malizia) qui faisait, lui aussi, partie des stagiaires du Pôle cet été. Ce Défi était la  première très attendue de Charal, le nouveau foiler de Jérémie Beyou, encore en rodage. Confronté à des problèmes d’électronique, il a abandonné dans la grande course mais a fait parler la poudre lors des runs en équipages dans des conditions toniques le dimanche. Un show qui a ravi les chasseurs d’images! Il y a du haut niveau dans cette classe Imoca et la bagarre dans la Route du Rhum Destination Guadeloupe  pour succéder à Francois Gabart, vainqueur en 2014, s’annonce terrible. Ces concurrents ont encore deux stages (le 2 et le 16 octobre) à Port la Forêt pour fourbir leurs armes avant le départ de Saint Malo (le 4 novembre).    

ULTIM : Un stage axé sur la performance et la sécurité

26 septembre 2018
François Gabart (Macif), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) seront adversaires dans la Route du Rhum Destination Guadeloupe (départ le 4 novembre). Il y a quelques jours, ils étaient en stage au Pôle Course au Large de Port la Forêt pour des entraînements grandeur nature. A l’heure où une culture du secret entoure les innovations technologiques développées par leurs teams respectifs sur ces machines de haut vol, un tel stage peut paraitre paradoxal.  » Il y a un climat de confiance parce que ces skippers sont imprégnés de la valeur ajoutée du partage. François, Sébastien et Armel sont issus des filières et ont fréquenté le Pôle depuis des années et Thomas Coville, qui était invité, adhère aussi à cette philosophie de l’échange et de la confrontation sans enjeu majeur. Un tel stage permet aussi à chacun de repartir avec des hypothèses de travail. » explique Christian Le Pape. Le Cléac’h : «  nous sommes demandeurs.» Ces quatre marins ne se feront aucun cadeau dans la Route du Rhum- Destination Guadeloupe mais ils ont joué le jeu.  » Quand on arrive en Imoca ou en Ultim, le partage n’est plus le même qu’en Figaro. Déjà ce ne sont plus les mêmes bateaux. Mais les règles du jeu sont bien établies au départ par le Pôle qui est là pour trouver un équilibre afin que tout le monde s’y retrouve. Ce genre d’exercice, nous fait sortir de notre routine et nous tire vers le haut. Nous sommes demandeurs. «  explique Armel Le Cléac’h  » Le partage, c’est le socle du Pôle et c’est en nous depuis nos débuts en Figaro. C’est naturellement moins évident dans le cadre d’un stage qui réunit quatre marins qui visent le même objectif dans la Route du Rhum mais on arrive à dépasser le cadre de notre concurrence. Il y une certaine émulation et au final le résultat est intéressant «  ajoute François Gabart. En solitaire sur ces grands multicoques, le stress s’invite forcément et les skippers de cette classe s’inquiètent de la bouée à virer au Cap Fréhel indispensable au spectacle mais hautement risquée. Cette problématique de la sécurité était la priorité de ce stage auquel a participé Jacques Caraes directeur de course de cette Route du Rhum Destination Guadeloupe. Grâce aux miracles de l’informatique et de la cartographie le parcours de 150 milles proposé aux quatre skippers reproduisait les subtilités de la côte Bretagne Nord avec les DST et les écueils comme le rail d’Ouessant qui vont jalonner leurs 24 premières heures de course.  » La finalité de ce stage n’était pas de faire des speed- tests mais de se mettre ensemble en configuration sur un parcours où on peut travailler la sécurité. Les premières heures de course sont truffées de dangers. C’était une vraie simulation de ce qu’on va vivre dans un mois et c’était très enrichissant  » conclut Armel le Cléac’h.

Bilan Filières Solitaire du Figaro

26 septembre 2018
Depuis 16 ans, les marins du Pôle Finistère Course au Large ont remporté toutes les éditions de la Solitaire URGO Le Figaro disputées en Figaro Bénéteau 2 (2003 – 2018). Cette année, les étoiles étaient bien alignées pour Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) qui s’est imposé dans la Solitaire en remportant deux victoires d’étapes. Cerise sur le gâteau, il s’adjuge aussi le titre de champion de France élite course au large. Avant de voler vers de nouvelles aventures en Imoca, le jeune ingénieur sablais clôture de la plus belle manière qui soit un chapitre de cinq ans sur le circuit Figaro, sous la bannière de la Région Bretagne et du CMB. Cinq années qui ont permis à ce jeune marin à l’esprit cartésien de progresser vers l’excellence. Son dauphin Anthony Marchand (Groupe Royer – Secours Populaire) qui s’est également adjugé deux victoires d’étape, a confirmé son talent. Lui aussi est passé par cette filière de promotion des jeunes talents portée par la Bretagne et le CMB (2009 – 2013). Cet été, son esprit offensif et sa pugnacité lui ont permis de décrocher un premier podium sur cette grande classique. Que dire de Charlie Dalin, qui en terminant à la 3ème place, aligne cinq podiums consécutifs. Le havrais, pensionnaire du Pôle depuis plusieurs années, conclut un cycle remarquable de sept années sur ce circuit Figaro (dont quatre sous le pavillon de Skipper Macif). Outre ce podium, le Pôle Finistère Course au Large réussit un joli tir groupé sur cette 49ème Solitaire Urgo le Figaro qui a tenu ses promesses. Thierry Chabagny (Gédimat) est 4ème, Martin Le Pape (Skipper Macif 2017) termine 7ème et pour ses grands débuts en solo, Loïs Berrehar (Bretagne CMB Espoir) signe une honorable 15ème place et termine deuxième bizuth. Ces résultats reflètent l’intérêt de ces filières de formation initiées au Pôle dès 1994 grâce à l’engagement de partenaires publics et privés.  » Depuis leur création nous sommes passés d’un an à quatre ans. Ce sont de véritables contrats professionnels où l’on peut travailler dans la durée et s’occuper de la performance » explique Christian Le Pape. Ces formules ont été déclinées avec des variantes au centre d’entraînement Méditerranée ou au Team Vendée Formation qui affichent également de bons résultats avec leurs représentants cette année. Un tremplin pour Le Cléac’h et Gabart François Gabart et Armel Le Cléach qui occupent le devant de la scène océanique ont fait leurs premières armes en Figaro en passant par ces filières. 
Vainqueur du Challenge Espoir en 1999, Armel avait signé une 2ème place sur la Solitaire dès 2000 avant de s’imposer en 2003 devant Alain Gautier et de récidiver en 2010. Cette année-là, son dauphin était un certain François Gabart d’ailleurs couronné champion de France de course au large solitaire 2010. Ces deux marins qui seront adversaires sur la prochaine Route du Rhum dans la classe Ultim évoquent l’apport de ces filières dans leurs débuts en compétition. François Gabart :  » un environnement idéal  » « Je suis un pur produit de la

L’actualité des 60 pieds

25 août 2018
IMOCA : Objectif Route du Rhum Pour les marins de la classe IMOCA, l’heure de la rentrée a sonné et cinq concurrents de la prochaine Route du Rhum étaient en entraînement collectif à Port La Forêt cette semaine. C’est le premier des quatre stages qui leur permettront de monter en puissance d’ici le coup de canon de cette transat en solitaire, le 4 Novembre à Saint Malo. Samantha Davies (Initiatives Cœur), Romain Attanasio (Pure – Famille Mary), Yann Eliès (St Michel – UCar), Boris Herrmann (Malizia – YC Monaco) et Vincent Riou avec son PRB dans sa version foiler étaient au rendez- vous de cette première session objectif Route du Rhum. « L’intérêt du stage est de se plonger dans des conditions proches de la réalité. Cette confrontation directe permet de se remettre dans le rythme et de s’évaluer objectivement. À la lumière d’un premier stage, il peut déjà y avoir des correctifs de réglages ou de choix de voiles. » explique Christian Le Pape. Ces concurrents de la prochaine Route du Rhum ont évolué en configuration solitaire avec la présence d’équipiers à bord pour la sécurité. Parmi ces derniers un certain Michel Desjoyeaux ! Le double vainqueur du Vendée Globe a renforcé l’équipe du Pôle avec la présence également de Jean Baptiste Le Vaillant et Juan Kouyoumdjia sur ce stage qui ont apporté leur regard d’expert à ces cinq skippers lors d’un débriefing commun. A noter : l’absence de Paul Meihat sur SMA qui est en convalescence suite à une mauvaise chute lors d’un entraînement. Jérémie Beyou (Charal) rejoindra ses « camarades » de Port la Forêt courant septembre Charal, un 60 pieds offensif L’évènement de la semaine à Port la Forêt c’était la mise à l’eau du nouveau Charal de Jérémie Beyou. Après 13 mois de construction au chantier CDK Technologies à Port La Forêt, ce 60 pieds IMOCA conçu par le cabinet VPLP a dévoilé ses formes novatrices et ses foils impressionnants. Le premier pari pour toute l’équipe était le respect du timing et il a été tenu. La spécificité de Charal est  »d’être le premier IMOCA entièrement pensé pour qu’il tire le bénéfice maximum de ses foils. Nous sommes partis d’une feuille blanche  » confie Jérémie Beyou qui qualifie « son Charal » de bateau offensif. » Pour le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, la première échéance en course est la Route du Rhum Destination Guadeloupe mais l’objectif déclaré est le Vendée Globe 2020. ll avait terminé 3ème de la dernière édition. « Nous avons deux ans pour faire de ce premier IMOCA jamais construit pour et autour des foils une vraie fusée pour le Vendée Globe » précise Pierre François Dargnies directeur de projet. Nous avons hâte de voir Charal sous voiles lors des prochains stages Imoca du Pôle Finistère.

Objectif : Réussir le grand chelem

25 août 2018
L’activité du Pôle Finistère Course au Large s’annonce particulièrement dense pour les mois à venir. Alors que les Figaristes vont en découdre sur la Solitaire URGO le Figaro, qui s’élance dimanche du Havre, l’échéance de la Route du Rhum- Destination Guadeloupe se profile déjà. Cette semaine, cinq skippers de la classe IMOCA ont effectué leur premier stage d’entraînement. Ils n’ont pas manqué de jeter un coup d’œil sur le nouveau bateau Charal de Jérémie Beyou mis à l’eau mardi. Un 60 pieds qui a fait sensation avec son look agressif et ses foils impressionnants. Avec un tel programme, Julien Bothuan, qui intègre l’équipe du Pôle comme entraîneur permanent, va être rapidement dans le bain. Solitaire URGO Le Figaro, objectif : réussir le grand chelem La 49ème édition de la Solitaire URGO Le Figaro s’élancera dimanche du Havre. Sur les 36 marins au départ, quatorze se sont préparés à Port la Forêt. Une cellule de routage et de stratégie animée par Jean-Luc NELIAS, Jeanne GREGOIRE, les entraineurs du Pôle est déjà à pied d’œuvre sur le site du départ au Havre. La préparation à cette grande classique estivale fait partie des priorités du Centre. Cette formation passe en revue tous les fondamentaux en matière de course au large. « une démarche globale, que les coureurs peuvent décliner plus tard sur d’autres supports. Par le Figaro, Ils s’imprègnent d’une manière de fonctionner qui en fait de redoutables compétiteurs mais aussi des chefs de projet performants. » souligne Christian Le Pape. Cette 49ème édition a une saveur particulière car elle marque la fin du Figaro Bénéteau 2 ! « Depuis l’arrivée de Figaro 2, en 2003, c’est toujours un marin du Pôle qui s’est imposé. Conclure avec un grand chelem serait une belle récompense pour le travail effectué par la structure depuis plus de 15 ans.  » ajoute en souriant Christian Le Pape. Des favoris et un bizuth Pour réussir ce grand chelem, le Pôle est particulièrement bien armé avec des coureurs de talent et d’expérience comme Thierry Chabagny, Charlie Dalin, Alexis Loison, Anthony Marchand, Sébastien Simon, Erwan Tabarly, ou de plus jeunes comme Martin Le Pape et Alan Roberts qui ont donné le ton sur le prologue. Pour Loïs Berrehar, appelé de dernière heure à la barre du Figaro Bretagne CMB Espoir, ce sera le baptême du feu. S’il a disposé d’un temps de préparation un peu court en solitaire, grâce aux stages organisés en double pour préparer la Transat AG2R à Port La Forêt il possède une bonne connaissance du bateau.   Les skippers du Pôle : Loïs BERREHAR (Bretagne CMB Espoir)* Thierry CHABAGNY (Gedimat) Charlie DALIN (Skipper Macif 2015) Corentin DOUGUET (NF Habitat) Cécile LAGUETTE (Eclisse) Martin LE PAPE (Skipper Macif 2017) Pierre LEBOUCHER (Guyot Environnement) Alexis LOISON (CustoPol) Anthony MARCHAND (Groupe Royer – Secours Populaire) Eric PERON (Finistère Mer Vent) Alan ROBERTS (Seacat Services) Sébastien SIMON (Bretagne CMB Performance) Erwan TABARLY (Armor Lux) Ronan TREUSSART (Les Perles de St Barth)

Challenge Espoir Bretagne CMB 2019, inscriptions ouvertes

16 août 2018
  Inscription en ligne cliquez ici  Conditions et modalités de recrutement (1) Le Challenge est ouvert à tous les jeunes licenciés FFVoile 2018, âgés de 18 à 24 ans – nés entre le 01/01/1994 et le 30/09/2000 – motivés par la course au large avec l’ambition d’en faire leur métier. Le vainqueur de la sélection dispose d’un bateau, d’un budget de fonctionnement (salaire compris) lui permettant de disputer, dans les meilleures conditions, le circuit du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Pendant cette période, il bénéficie également d’une intégration au Pôle Finistère Course au Large qui lui garantit une formation professionnelle sérieuse et un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français. Le lauréat de cette opération signe un contrat d’engagement qui l’oblige à résider à proximité immédiate du Pôle Finistère Course au Large pendant toute la durée du contrat. Les épreuves d’évaluation sont conduites par un groupe d’experts composé des représentants des partenaires Région Bretagne et Crédit Mutuel de Bretagne, des entraîneurs du Pôle, de cadres techniques de la FFVoile et de navigateurs reconnus. Les concurrents, par le seul fait de leur participation, acceptent que l’organisateur utilise à des fins de promotion tout ce qui est relatif à cette opération de recrutement sous forme de texte, photo ou vidéo pour diffusion par voie de presse, télévision ou internet (liste non exhaustive). Inscription en ligne cliquez ici   Phase 1 : Sélections sur dossier Candidatures ouvertes jusqu’au 24 septembre 2018 à minuit. Le 27 septembre 2018, un comité de sélection retiendra sur dossier 9 candidats maximum répondant aux critères suivants : Etre né entre le 01/01/1994 et le 30/09/2000 Etre licencié à la FFVoile en 2018 Ne pas avoir participé à la Solitaire du Figaro Ne pas être engagé auprès d’un autre sponsor à l’issue des sélections Phase 2 : Evaluation technique et sportive Les candidats sélectionnés sur dossier seront convoqués pour cinq journées d’évaluation du 8 au 12 octobre 2018 (2). L’évaluation porte sur l’ensemble des compétences nécessaires à un navigateur pour mener à bien un projet sportif de haut niveau : Evaluations météo, tactique, psychologique, physique… Navigation en équipage sur Figaro Bénéteau 2. Phase 3 : Finale A l’issue de la phase 2, le jury pourra avec l’accord du Comité de Pilotage : Option privilégiée : Organisation d’une finale en solitaire entre trois candidats. Option secondaire : A l’issue des épreuves en équipage, le jury technique et le comité de sélection décident de retenir directement le lauréat sans passer par une finale en solitaire. Si le jury décide d’organiser une phase finale en solitaire, elle prendra la forme suivante : Compétition sportive à trois finalistes, en solitaire, sur des monotypes Figaro Bénéteau 2, du 22 au 26 octobre 2018 (2) à Port la Forêt. Le règlement cette finale sera communiqué en temps voulu.   (1) Ce document ne revêt pas de caractère contractuel. (2) L’organisateur de cette sélection se réserve la possibilité de modifier ces dates.

La sélection MACIF est lancée

12 juillet 2018
2019 signera l’arrivée du nouveau Figaro Bénéteau 3, monotype à foil, dont le groupe Macif a acquis deux unités. Le Programme Skipper Macif, filière de détection et d’accompagnement en course au large a permis de faire émerger d’incroyables talents depuis maintenant 10 ans et met en place une nouvelle phase de sélection ! Les inscriptions pour devenir Skipper Macif 2019 sont ouvertes ! Cette édition 2018 de la Solitaire URGO-le Figaro aura une saveur toute particulière : ce sera la dernière courue sur les Figaro Béneteau 2, monotypes utilisés depuis 2003. Présent sur le circuit depuis 2008, le groupe Macif a accompagné 8 skippers talentueux – Gérald Veniard, Eric Péron, François Gabart, Paul Meilhat, Fabien Delahaye, Yoann Richomme, Charlie Dalin et Martin Le Pape. Le groupe, qui a annoncé la poursuite de son engagement sur le circuit, va découvrir avec son futur Skipper Macif 2019 une toute nouvelle génération de bateaux à foils ! Jean-Bernard Le Boucher, directeur des Activités Mer du groupe Macif, nous livre quelques détails sur cette nouvelle sélection : « L’objectif du Programme Skipper Macif est depuis sa création d’accompagner de jeunes figaristes motivés et audacieux dans leurs parcours professionnels. Pour candidater, il convient d’avoir un solide parcours en voile via la FFV, avoir pratiqué la course au large et attester d’une première expérience   en course au large sur le circuit Figaro. Le Figaro Bénéteau 3 est un bateau à découvrir pour tous les marins – nous n’aurons pas de critère particulier concernant notamment l’usage de foils. Le programme Skipper Macif  est un projet de détection et d’accompagnement et souhaitons rester fidèle à ces principes. Le jury effectue une première sélection sur dossiers puis nous organisons une semaine de tests et confrontations sur l’eau pour maximum 5 finalistes. La sélection, qui s’est toujours procédée en étroite collaboration avec la Fédération Française de Voile et le Pôle Finistère Course au large, sera particulièrement intéressante cette année avec la perspective de changement de support !  » La sélection sera effectuée au Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt du 15 au 19 octobre sur Figaros Bénéteau 2. Le jury composé de 7 membres se réunira le 19 octobre et rencontrera individuellement chaque candidat avant de prendre une décision au regard de l’évaluation globale de semaine de sélection. Les candidats peuvent télécharger les documents d’inscription et envoyer leur candidature jusqu’au 15 septembre minuit. La sélection du Skipper Macif 2019 en dates : Du 02/07 au 15/09/2018 minuit : Dépôt des dossiers de candidature.
Fin septembre 2018 : Sélection sur dossier de 5 candidats au maximum
Du 15/10 au 19/10/2018 : Epreuves sportives : à terres et régates sur Figaro Bénéteau 2
19/10/2018 : Soutenance individuelle de son Projet devant jury. Pour télécharger le formulaire inscription, cliquez ici
 Pour télécharger le document relatif aux principes de sélection, cliquez ici

Cap sur le Vendée pour Sébastien Simon et Charlie Dalin

20 mars 2018
Le Pôle abrite un noyau dur de coureurs déterminés à être sur la ligne du départ du Vendée Globe. Folle utopie ? Certes la recherche de financements est un parcours d’obstacle compliqué mais ce n’est pas toujours mission impossible. Deux annonces récentes ont ramené un vent d’optimisme dans ce cercle des tourdumondistes en quête de partenaires. Charlie Dalin et Sébastien Simon, issus des filières de détection et de promotion des jeunes talents Bretgna CMB et Macif, affichaient leur ambition de changer de dimension vont réaliser leur rêve de Vendée Globe en 2020 et naviguer autour du monde en solitaire sur les traces de leurs glorieux aînés. Rappelons que les deux derniers vainqueurs du Vendée Globe, François Gabart (2013) et Armel Le Cléac’h (2017) sont d’anciens lauréats de ces opérations de détection. Pour le sablais Sébastien Simon, le Vendée Globe était un rêve logique mais presque inaccessible. Grace à Arkea et à Paprec, il sera sur la ligne de départ à la barre d’un 60 pieds neuf, dessiné par Juan Kouyoumdjian. Ce monocoque sera construit au chantier CDK. Pour relever ce défi, Sébastien a choisi de s’appuyer sur la compétence de Vincent Riou (vainqueur du Vendée 2005) qui sera le directeur technique du projet. Quant à Charlie Dalin, il naviguera sous les couleurs d’Apivia, groupe Macif, qui lui a permis d’émerger sur le circuit Figaro. Le projet du havrais, qui a choisi Guillaume Verdier pour concevoir son 60 pieds, sera abrité par la société Mer Concept dirigée par François Gabart. Ces deux nouveaux IMOCA auront Port-la-Forêt comme port d’attache. Au Pôle, le potentiel des candidats au prochain Vendée Globe est riche. Yann Eliès, Paul Meilhat, Morgan Lagravière, qui avaient animé la précédente édition, veulent y repiquer. Nicolas Lunven, Yoann Richomme et Nicolas Troussel nourrissent l’espoir de s’y engager pour la première fois. Un levier pour l’économie Les projets sportifs de Charlie et de Sébastien en IMOCA requièrent la construction de deux nouvelles unités. En choisissant le chantier CDK de Port-la-Forêt, les deux skippers et leurs partenaires renforcent donc très sensiblement le dynamisme économique du site. La mise en œuvre de bateaux de ce type nécessitent des milliers d’heures de travail, entraînant des embauches pour les chantiers. Les équipes en place doivent également assurer un recrutement conséquent pour accompagner et optimiser la conduite de ces défis avec pour ambition un podium sur le Vendée Globe 2020.

Loison, Simon : un doublé du Pôle en Vendée

20 mars 2018
La 15ème Solo Maître Coq marquait l’entrée en piste des Figaristes . Les conditions étaient musclées en Vendée la semaine passée et seulement deux manches, un petit parcours et une grande boucle de 245 milles, ont pu être disputées. Les pensionnaires du Pôle n’ont pas manqué leur rentrée. Alexis Loison s’impose pour la première fois dans la classique vendéenne et Sébastien Simon y signe une jolie deuxième place avec un bateau d’emprunt. La météo chahutée de ce mois de Mars très hivernal a perturbé la Solo Maître Coq premier rendez-vous de la saison pour les Figaristes(*). Seulement deux courses, un petit parcours mercredi et une grande boucle de 245 milles, ont pu être disputées. Vainqueur d’une première manche tonique et troisième de la grande course affectée d’un coefficient 3, le cherbourgeois Alexis Loison a signé sa première victoire après six participations dans cette classique vendéenne. Avec une alternance de grains et de zones de molle, des fichiers météo rarement en phase avec la réalité du plan d’eau, le scénario de la grande course a mis les nerfs des marins à rude épreuve. A la faveur d’une bascule dans le final, le vendéen Benjamin Dutreux, revenu du diable vauvert, a grillé la politesse sur le fil à Sébastien Simon en passe de l’emporter. Le skipper de Bretagne CMB Performance, qui régatait sur un Figaro d’emprunt (suite à une avarie grave survenue sur son habituel destrier) était un brin déçu mais signe une belle deuxième place au général. Les conditions aléatoires de cette grande course ont engendré quelques coups de Trafalgar et des frustrations. Ainsi Anthony Marchand qui avait mené les débats jusqu’au phare des Birvideaux s’est fait piéger dans des brises erratiques sous le vent de Belle Ile. Impuissant, il a vu revenir ses adversaires et a dû se contenter d’une 8ème place. En manque de réussite, tout comme Erwan Tabarly (9ème ), le skipper de Groupe Royer Secours Populaire a cependant fait forte impression en Vendée. Prochain rendez-vous pour les Figaristes sera la Solo Concarneau-Trophée Guy Cotten (le 5 Avril) avec une envie de revanche pour certains membres du Pôle. (*)Première épreuve du Championnat de France Elite de course au large

Culture de l’excellence

1 décembre 2017
Le chapitre Jacques Vabre tout juste refermé, un nouveau cycle s’ouvre déjà pour les coureurs IMOCA du Pôle, avec en ligne de mire la Route du Rhum 2018 et surtout le Vendée Globe 2020. Outre des coureurs à maturité qui disposent d’un 60 pieds mais pas toujours d’un budget, plusieurs Figaristes de talent Charlie Dalin , Nicolas Lunven , Yoann Richomme, Sébastien Simon sont en recherche de partenaires pour être sur la ligne de départ en 2020. La structure de Port La Forêt qui a déjà fourni plusieurs vainqueurs aimerait étoffer le groupe  » Il y a une logique d’excellence à conforter pour maintenir une suprématie qui aujourd’hui se situe clairement au niveau international «  confie Christian Le Pape déjà concentré sur cette échéance et cet enjeu.   L’excellence elle se cultive aussi dans la Volvo Ocean Race mais en équipages cette fois.  Autour de Charles Caudrelier, skipper de Dongfeng Race, on trouve un noyau dur de talents issus du Pôle finistérien avec Jérémie Beyou (3ème du Vendée Globe), Marie Riou star de la voile olympique qui est aussi passée par la filière Challenge Espoir où elle avait atteint le stade de la finale. Le britannique Jackson Bouttel embarqué à bord du voilier franco- chinois, son compatriote Henry Bomby mais aussi Liz Wardley et l’irlandais Damian Foxall embauchés sur différents VOR ont également fait leurs « classes » à Port la Forêt . Quant à Nicolas Lunven, brillant vainqueur de la Solitaire du Figaro cet été et champion de France de course au large 2017, il officie comme navigateur sur le Turn The Tide on Plastic, le VOR de Dee Caffari. La reconnaissance d’un label qualité de ce Pôle France ancré en Finistère et qui a décidément des ambassadeurs sur tous les océans de la planète.

Le bilan du Pôle Finistère Course au Large

1 décembre 2017
A Salvador de Bahia le rideau est tombé sur une transat Jacques Vabre aussi corsée que passionnante. En IMOCA Jean Pierre Dick- Yann Eliès (Saint Michel Virbac) s’imposent devant Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet (SMA). Ces deux binômes ont dominé les débats et c’est la récompense de leur talent mais aussi d’un travail acharné ces derniers mois au sein du Pôle. En Ultims, le duel entre les vainqueurs Coville – Nélias (Sodebo) et leurs dauphins Josse – Rouxel (Groupe Edmond de Rothschild) a été d’une grande intensité. Si l’hiver et ses frimas sont là, les marins du Pôle sont sur tous les fronts et tous les océans. François Gabart est lancé à fond dans le Pacifique à la conquête du record de Thomas Coville* sans oublier les marins de la Volvo Ocean Race qui viennent d’arriver au Cap (Afrique du Sud).   Travail et partage « La valeur ajoutée du Pôle est l’échange dans le travail. «  Le credo martelé depuis des années par Christian Le Pape, le directeur du Pôle, ne s’applique pas seulement aux Figaristes. Dans la continuité du dernier Vendée, qui avait vu les Le Cléac’h , Beyou , Eliès fourbir leurs armes au large de Concarneau pour aller briller autour du Globe, les deux premiers binômes de la transat Jacques Vabre avaient également beaucoup partagé lors d’entraînements communs et intenses à Port La Forêt. Ils ont bataillé avec la réussite que l’on sait entre Le Havre et Bahia. Avec leur expérience cumulée et une confiance absolue dans la fiabilité de leur machine, Dick et Eliès ont su bien régler et pousser le curseur pour mener la danse. Mais il a fallu que ce binôme très complémentaire soit au top pour contenir les assauts des fougueux Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet. Sur leur IMOCA à dérive droite, ils ont confirmé leur talent mais aussi le bien fondé du travail collectif.  » On a le sentiment d’avoir bien navigué mais Jean Pierre et Yann ont fait les bons choix. On est fier d’être derrière eux, on s’est entraîné ensemble toute l’année et on connaît la valeur de leur tandem. «  confiait à l’arrivée un Paul Meilhat sans regret. Morgan Lagravière et Eric Péron ont complété ce podium. Malgré un déficit de préparation, en raison d’un projet engagé tardivement, ils ont affiché un potentiel prometteur. Ultims : Nélias le bon exemple En Ultims, c’était le baptême du feu pour le trimaran volant et futuriste Groupe Edmond de Rothschild, mené par Sébastien Josse et Thomas Rouxel.   Des soucis de jeunesse et de foils ont empêché ces deux marins fidèles du Pôle d’exploiter pleinement leur machine. Le dernier mot est logiquement revenu à Thomas Coville bien épaulé par son habituel routeur Jean Luc Nélias, membre du Pôle depuis sa création. Formateur sur les problématiques de météo et stratégie, il est un exemple d’engagement pour les jeunes et occupe un rôle important dans la dynamique de la structure. C’est dire que ce succès de Jean Luc a ravi toute l’équipe impatiente d’accueillir en 2018 la famille

Des bizuths de Haut Niveau en attente de Vendée Globe

11 novembre 2017
Le Pôle France Course au Large de Port la Forêt compte parmi ses membres les cinq derniers vainqueurs du Vendée Globe. Michel Desjoyeaux (2001-2009), Vincent Riou (2005), François Gabart (2013) et Armel Le Cléac’h (2017). Trois d’entre eux étaient bizuths de l’épreuve et tous issus de l’exigeant circuit du monotypes Figaro ! Pour l’édition 2020, plusieurs bizuths membres du Pôle sont en recherche de partenaires dans l’espoir d’égaler leurs ainés. Le temps presse pour disposer d’une monture digne de leurs ambitions et étoffer un collectif d’entraînement en quête d’une nouvelle victoire. Le SPORTIF au cœur du dispositif Sur la trentaine de concurrents au départ du Vendée Globe, certains s’affrontent pour la gagne, d’autres souhaitent vivre une belle aventure humaine en solitaire sur une navigation autour du monde. Entre les deux extrêmes, une frange de navigateurs se situent dans le registre sport/aventure et mènent de beaux projets. Un équilibre entre tous est nécessaire pour écrire de belles histoires de marins et pérenniser le succès populaire et médiatique de cette compétition hors du commun. => Les membres du Pôle France s’inscrivent majoritairement dans la première catégorie. Dans cet objectif de victoire, la structure de Port-la-Forêt s’efforce de réunir un groupe suffisamment étoffé pour optimiser ses entraînements et élever le niveau sportif global. Conforter les Filières d’excellence L’ambition du Pôle est de favoriser l’émergence de jeunes talents issus de ses rangs, ou des filières de détection sportives clairement identifiées qui font l’ADN du Pôle Finistère depuis sa création, il y a 20 ans. Beaucoup de partenaires financiers se sont reconnus dans cette logique de recrutement en s’appuyant principalement sur des critères sportifs pour sélectionner leur skipper. Notons par ailleurs que les deux derniers vainqueurs du Vendée Globe sont issus de ces Filières misent en place par le Pôle France : Armel Le Cléac’h ayant fait ses classes au Challenge Espoir (actuellement Bretagne CMB, qui détecte, forme et accompagne les jeunes skippers en devenir) et François Gabart ayant été vainqueur du Challenge Espoir puis skipper de la Macif (qui accompagne l’excellence de la course au large) => Ces Filières sont la preuve de la réussite de la détection et de l’exigence de la formation qui poussent les skippers vers le haut niveau. Il est nécessaire d’en assurer la continuité. Constituer un collectif d’entrainement performant En 2017, une nouvelle génération de jeunes talents – presque tous issus des Filières – cherche des financements et a clairement fait acte de candidature pour le prochain Vendée Globe : Nicolas Lunven, vainqueur Solitaire 2O17, Yoann Richomme, vainqueur de la Solitaire 2016, Charlie Dalin, double champion de France en 2014 et 2016. On peut aussi citer Anthony Marchand, Éric Péron, Sébastien Simon habitués des podiums qui ont affirmé leur motivation à être sur la ligne en 2020 aux Sables d’Olonne. Le Pôle est impatient de les voir étoffer le groupe de navigateurs aguerris qui devraient porter ses couleurs sur le prochain Vendée Globe. En termes d’efficacité, la constitution d’un collectif performant bien en amont de la compétition représente pour le Pôle

Un Titre de Champion de France et un nouveau podium pour le Pôle

25 septembre 2017
Auteur d’une saison exemplaire, dans laquelle il a fait preuve d’une extrême régularité, et maîtrisé ses adversaires dans les moments clés, Nicolas Lunven est le nouveau Champion de France Elite de Course au Large. Vainqueur de la Solo Maître CoQ, de la Solitaire Urgo le Figaro, et du Tour de Bretagne, le skipper Generali a bien failli s’offrir la Douarnenez Fastnet Solo en clôture de la saison. C’était sans compter sur la ténacité de Charlie Dalin, qui a raflé la mise pour s’inviter sur la deuxième marche du podium du championnat devant Sébastien Simon. «On aime beaucoup les scenarii à suspense, et on a eu un épilogue de toute beauté. Pour nous c’est à la fois un beau Champion de France et un joli podium. Ce nouveau résultat ne fait que renforcer un peu plus la pertinence de nos recrutements, une démarche de travail éprouvée avec le travail efficace de tous les experts que je remercie particulièrement sans pouvoir tous les citer, a souligné Christian Le Pape.

Philippe Gomes : «Une structure où le maitre mot est le partage des connaissances pour atteindre le plus haut niveau »

7 juillet 2017
Fondé en 1990 avec pour mission de former, entraîner et accompagner les sportifs de haut niveau dans le domaine de la course au large, le Pôle France « Finistère Course au Large » gère également depuis 1993 la détection « Espoir » permettant de révéler et accompagner les espoirs de la voile française, comme ce fut le cas pour François Gabart, Armel Le Cléac’h ou encore Franck Cammas. Philippe Gomes,  responsable du service Promotion Évènementielle de la Région Bretagne, nous explique les intérêts d’une telle structure ainsi que les raisons de son succès. Philippe Gomes, quel est votre regard sur le Pôle Finistère de Port-la-Forêt ? Le Pôle Finistère est une structure d’excellence de la course au large en France, implantée naturellement en Bretagne, terre de marins d’exception. C’est une structure qui a été fondée par les skippers, pour les skippers, et qui est donc parfaitement adaptée à leurs besoins et leurs attentes. Son maître mot est le partage de connaissances et d’expériences pour atteindre le plus haut niveau. Si l’on regarde le palmarès exceptionnel des sociétaires du pôle, on voit que cette démarche associant des navigateurs expérimentés et des jeunes en devenir, afin de partager le maximum d’expérience, est concluante et a démontré toute sa pertinence. Quel est selon vous l’intérêt d’un tel Pôle en Bretagne ? Son implantation en Bretagne est légitime : la voile fait partie de l’ADN de la Bretagne. Elles partagent aussi des valeurs communes : le courage, l’engagement, la solidarité, l’esprit d’équipe. La présence d’une telle structure sur le territoire régional permet de maintenir un vivier de skippers de haut niveau en Bretagne, d’affirmer une compétence certaine dans l’accompagnement des sportifs qui font  rayonner l’image de la Bretagne en France mais également à l’international. Et d’un point de vue économique ? Ce Pôle contribue également à attirer et ancrer des projets en Bretagne, par exemple MACIF avec François Gabart, qui n’est pas breton, mais dont le projet salarie nombre de personnes à temps complet. Ces projets créent donc de l’activité mais aussi de l’économie puisqu’au final, le skipper et son team ne sont que la partie visible de l’iceberg, le reste englobant toute une filière économique autour des courses : les architectes, les constructeurs, les fournisseurs…. Ce ne sont pas moins de 7 440 emplois en Bretagne dans  1 235 entreprises (dont 85% sont des entreprises de moins de 10 salariés). Il faut également noter qu’un chiffre d’affaire de 1,5 Milliard d’euros a été généré en Bretagne en 2015 pour les activités nautiques.   Le Pôle Finistère est aussi en partenariat avec la Filière Bretagne CMB, qui gère les bateaux de Sébastien Simon et Pierre Rhimbault. Pourquoi ce partenariat ? Tout à fait, le Pôle assure depuis 2011 la direction technique et sportive de la Filière. Il s’agit de faire profiter de jeunes skippers d’une expertise reconnue, en leur permettant d’être en immersion totale auprès de skippers plus chevronnés. La Filière Bretagne CMB est un véritable dispositif professionnel de détection et de formation, les skippers en sont salariés, il ne s’agit

Nicolas LUNVEN : « C’est probablement ma plus belle victoire tellement il y a eu de travail derrière depuis deux ans »

23 juin 2017
8 ans après sa victoire sur la Solitaire du Figaro, Nicolas Lunven, 34 ans, récidive et gagne avec brio la 48ème édition de la Solitaire Urgo Le Figaro avec 34 minutes et 32 secondes d’avance sur Adrien Hardy, Charlie Dalin sur MACIF 2015 et Sébastien SIMON sur Bretagne CMB Performance. Le skipper Generali ajoute une nouvelle fois son nom à liste des vainqueurs de l’épreuve. Une liste où, ces 15 dernières années, seuls des noms du Pôle France Port La Forêt sont inscrits. A.Le Cléac’h (2003/10), C.Caudrelier (2004), J.Beyou(2005/11/14) , N.Troussel (2006/08), M.Desjoyeaux (2007), Y.Eliès (2012/13/15), Y.Richomme (2016), Nicolas Lunven Nicolas Lunven, vainqueur de la Solitaire Urgo Le Figaro  : « Quand on a envoyé les spis à Wolf Rock, le scénario a changé. Je me suis mis à aller super vite, j’étais bien inspiré à faire pas mal de bons coups, à revenir sur les bateaux les uns après les autres. Finir 4e à Dieppe et gagner c’est génial ! Encore à Dieppe ! Mais en 2009, c’était une victoire surprise pour moi. C’est un grand soulagement, ce sont des années de travail, j’y pense tous les jours, je suis très ému. C’est probablement ma plus belle victoire tellement il y a eu de travail en amont depuis 2010. Ca fait du bien de couper la ligne ! Adrien Hardy a été égal à lui même avec tout le respect que je lui dois, il a tenté tous les coups qui lui sont passés par la tête avec un taux de réussite anormalement élevé pour un être humain. Il en a fait un de trop en approche de l’île de Wight, il a perdu un peu. Je me suis retrouvé dans le tableau arrière de Macif et Bretagne Crédit Mutuel, j’étais moins inquiet. Toutes les victoires sont difficiles, c’est de l’énergie, du temps, de l’investissement qu’on met pour y arriver… Celle-ci je vais plus la savourer que ma première en 2009. Je gagne deux étapes, je fais 3e et 4e sur les deux autres. C’est le plus beau moment de ma carrière sportive. Je tiens à remercier ma famille, mon entourage et Generali, mon fidèle partenaire depuis sept ans sans qui je ne serais pas là. Je ne pense évidemment pas aujourd’hui à mon avenir, j’ai besoin de repos mais il est très clair que j’ai très envie d’être au départ du prochain Vendée Globe 2020. C’est une possible suite logique dans mon cheminement sportif. »

La Solitaire Urgo le Figaro vue par Armel Le Cléac’h

12 mai 2017
Vainqueur du Vendée Globe 2016/2017, Armel Le Cléac’h a, comme tous les grands marins français, fait ses classes sur la Solitaire du Figaro. Une épreuve particulièrement exigeante, qu’il a inscrite à son palmarès à deux reprises, en 2003 puis en 2010. A l’heure où se profilent des projets toujours plus ambitieux, à la barre de son nouveau maxi-trimaran, il n’oublie pas cette course légendaire qui l’a formé. Il ne cache pas non plus son envie d’y retourner ! La Solitaire du Figaro est-elle vraiment une épreuve à part, et pourquoi ? C’est une course qui, dans son format, est assez unique avec quatre étapes au temps, dans lesquelles on n’a pas le droit à l’erreur pour faire un bon résultat. Or, c’est très difficile, car on peut signer trois belles étapes, et tout perdre sur la dernière. Et en même temps, c’est cette difficulté qui fait son charme et sa singularité. Moi, j’en ai fait une dizaine, et ça a été une super expérience ! On y apprend à gérer son sommeil, à manœuvrer tout seul, à se dépasser mentalement et physiquement. On y vit de très bons moments, comme de très difficiles. On s’y confronte aux meilleurs sur des bateaux identiques, où seul le marin fait la différence. C’est la meilleure école de la Course au Large en Solitaire. Quel est le votre meilleur souvenir sur cette épreuve ? Il y en a en pas mal ! Mais si je devais n’en retenir qu’un, je dirais la victoire en 2010. Je suis allé la chercher en remportant trois des quatres étapes cette année là ! Quand on atteint un tel niveau, ça fait plaisir, surtout lorsque l’on sait tout l’engagement, et toute la préparation qu’il faut pour être au départ de cette épreuve. Je m’étais éloigné du circuit pour me consacrer au Vendée Globe 2008/2009 et revenir à ce niveau d’excellence et gagner, c’était super ! Quel est votre regard sur les forces en présence pour l’édition 2017 ? Cette édition sera très intéressante, car Yann et Jérémie, qui creusaient l’écart depuis quelques années, font leur grands retour après le Vendée Globe. Or, les autres ne les ont pas attendus. Ils ont progressé, travaillé et j’ai hâte de voir ce que ça va donner, sur cette course où l’expérience compte. Je pense qu’il y aura un jeu très ouvert au départ ! Je vais suivre cela avec l’envie de revenir un jour sur cette course qui m’a beaucoup appris. J’y ai vécu de grands moments !

Un dernier stage avant la grande échéance

12 mai 2017
A un mois du coup d’envoi de la Solitaire Urgo Le Figaro, les figaristes du Pôle Finistère Course au Large s’apprêtent à disputer leur tout dernier stage de préparation. Forts des derniers enseignements de la Solo Maître CoQ, sur laquelle ils se sont à nouveau hissés sur le podium, les coureurs forestois peuvent  compter sur le savoir-faire des cadres du Pôle pour affiner leurs gammes les 16 et 17 mai prochain.  Auteurs d’une nouvelle performance sur la Solo Maître CoQ, où ils se sont offerts 7 des 10 premières places du classement général, les figaristes du Pôle ont confirmé leur grande régularité sur l’ensemble des courses du printemps. « Nous sommes satisfaits de ces résultats qui s’inscrivent dans la continuité, avec des coureurs qui  sont régulièrement sur le podium cette saison : Charlie Dalin, Nicolas Lunven, Sébastien Simon, Erwan Tabarly, …. Contrairement aux éditions précédentes, la Solo Normandie, la Solo Concarneau et la Solo Maître CoQ sont comptabilisées au Championnat de France. Nous avons donc étoffé notre dispositif : la cellule météo avec le renfort Jean-Luc Nélias, multiplié briefings et débriefings collectifs et individuels. Jeanne Grégoire a assuré le suivi de l’équipe sur chaque épreuve» souligne Christian Le Pape. Si cet encadrement est très apprécié des bizuths, tous attendent stages et analyses qui pourront faire LA différence. Forts des derniers enseignements de la Solo Maître CoQ, sur laquelle ils ont pu valider leurs acquis et affiner leurs manœuvres, les figaristes du Pôle vont profiter les 16 et 17 mai prochain des derniers jours à Port-la-Forêt pour peaufiner leur préparation dans le calme et la sérénité. «Tout l’enjeu sera de trouver le bon compromis, entre les derniers tests à faire et la nécessité de garder de la fraîcheur, pour la grande échéance qui débutera le 4 juin prochain. » analyse Christian le Pape. Nicolas Lunven, sur les bancs du Pôle depuis 10 ans, en témoigne : «Il y a toujours à apprendre, et le Pôle nous permet de nous confronter aux meilleurs, en proposant des entraînements «en mode régate», avec plus d’une dizaine de bateaux. Tous ces paramètres mis bout à bout nous facilitent la tâche, et permettent de se concentrer sur les détails, pour aller chercher le petit pourcentage de performance supplémentaire qui fait la différence ! » En remportant la Solo Maître CoQ 2017, il a prouvé qu’il était dans le match cette saison.

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