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ACTUALITÉS

La Solitaire URGO le Figaro vue par François Gabart

14 avril 2017
Passé par la Reine des Solitaires entre 2008 et 2010, avant de remporter le Vendée Globe et la Route du Rhum en Imoca, puis de courir dans la catégorie des ULTIM où François Gabart a continué à étoffer son palmarès. Il nous livre son regard sur La Solitaire URGO le Figaro. Une épreuve incontournable, pour devenir un grand marin de la Course au Large. La Solitaire URGO le Figaro est-elle vraiment une épreuve à part, et pourquoi ? Oui, car c’est la seule course au large en solitaire et en monotype, qui se joue par étapes et s’étale sur un mois. Son format atypique permet vraiment de faire la différence entre des marins seuls sur un bateau. Elle est également unique en son genre pour sa longévité, car elle existe depuis près de 50 ans, et si les français sont aussi bons en solo, c’est en partie grâce à cette course, qui a permis à plein de marins d’apprendre et de progresser. Pour moi, c’était une marche incontournable pour passer du dériveur et de l’olympisme au milieu professionnel de la Course au Large. C’était mon premier rêve dans ce domaine. Quel est votre meilleur souvenir ? J’ai envie de dire la première et la dernière étape. Pour la première, je ne savais pas trop où j’allais, mais j’étais dans cette espèce d’énergie hyper positive du bizuth, qui est à la fois emerveillé, intrigué, et excité à l’idée de ce qui l’attend. Et puis, la toute dernière, c’était en 2010 pour ma troisième Solitaire. Juste avant l’arrivée à Cherbourg, j’étais entre les îles anglo-normandes et c’était très serré, avec pas mal de courants, et jusqu’au dernier moment, tout était possible dans le bon comme dans le mauvais. Et au final, j’ai réussi à passer, et sur le dernier bord entre le Raz Blanchard et Cherbourg, je savais que j’étais sur le podium, deuxième derrière Armel. C’était vraiment chouette ! Quel est votre regard sur l’édition 2017 ? Ca va être intéressant, car il y a eu un résultat exceptionnel l’an dernier au sein de l’équipe Macif, avec les première et deuxième places. Cette année, Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) a remporté les deux premières courses de la saison, il est sans ambiguïté l’un des favoris, si ce n’est le grand favori. Mais il va avoir la chance de se confronter à Yann Eliès et Jérémie Beyou, qui ont dominé la Solitaire ces dernières années, et qui n’étaient pas là à cause du Vendée Globe en 2016. Je pense qu’il va y avoir un beau match entre cette équipe Macif et les anciens vainqueurs que sont Yann, Jérémie ou encore Nicolas Lunven. 

OBJECTIF : La Solitaire URGO Le Figaro

14 avril 2017
Bien décidé à truster les premières places sur le rendez-vous phare de la saison qu’est la Solitaire Urgo le Figaro, le Pôle Finistère Course au Large a ciblé les entrainements en fonction du calendrier. En l’absence de Transat en double cette année, ce sont les petits parcours de vitesse en solo et les manouvres qui ont été privilégiés. Pour le reste, les deux premières confrontations ont offert un panel de conditions variées. «Quand tu navigues en Normandie, avec du courant, et 35 noeuds de vent au milieu des cailloux, il faut maîtriser parfaitement son bateau. On l’a vu, il y a eu beaucoup d’abandons surtout chez les bizuths. C’était une épreuve compliquée mais ils ont énormément appris. Sur la Solo Concarneau, c’était complètement différent avec du petit temps. Il fallait jouer avec la brise thermique et le vent synoptique, à la côte, entre les cailloux … En deux courses, ils ont balayé toutes les conditions qu’ils pourront rencontrer sur la Solitaire, c’est vraiment génial ! » sourit Jeanne, qui sera présente aux Sables d’Olonne où les figaristes effectueront un stage de deux jours mercredi et jeudi prochain, avant la première manche de la Solo Maître CoQ lancée le lundi 24 avril 2017.

Les figaristes du Pôle seront au rendez-vous !

14 avril 2017
La deuxième épreuve de la saison Figaro Bénéteau 2017 tout juste terminée, les figaristes du Pôle Finistère Course au Large s’apprêtent à convoyer leurs bateaux vers les Sables d’Olonne, pour la Solo Maître CoQ qui débutera le 24 avril prochain. Cette épreuve, qui sera la dernière avant la Solitaire URGO Le Figaro, fera office de répétition générale, mais les deux premières courses de l’année ont déjà permis de se faire une idée des forces en présence. Et avec un carton plein sur le podium, et une place de premier bizuth sur la Solo Concarneau, les coureurs de Port-la-Forêt ont d’ores et déjà montré qu’il faudra compter sur eux. Samedi 8 avril, en fin de matinée, les figaristes du Pôle Finistère Course au Large rejoignent les pontons de Concarneau sur un trio gagnant. Auteur du doublé après son succès sur la Solo Normandie, Charlie Dalin a franchi en tête la ligne d’arrivée de la Solo Concarneau devant Erwan Tabarly, et Yann Eliès qui, comme lui, s’entrainent à Port-la-Forêt. Un podium loin d’être surprenant comme le souligne leur coach Jeanne Grégoire, venue les accueillir dans le port de plaisance de la ville close. «Les coureurs sont au niveau auquel on pouvait les attendre. Charlie, Erwan et Yann font partie des marins qui ont plusieurs années d’expérience, et c’est assez logique de les retrouver aux avant-postes » explique-t-elle. Et d’ajouter «Il y a eu quelques contre-performances, mais dans l’ensemble, le niveau est là, avec des skippers confirmés au rendez-vous, et des jeunes en progrès. Je pense notamment à Pierre Rhimbault, qui termine 17e et premier bizuth. Il a fait de très belles choses sur cette course. » Composé de 17 coureurs dont 2 bizuths, le groupe des figaristes est dense et hétérogène cette saison. Jeanne coache les coureurs aux côtés de Christian Le Pape et tâche de répondre au mieux aux besoins et aux interrogations de chaque compétiteur. Les épreuves du circuit restent la meilleure opportunité de se jauger pour les petits nouveaux. « L’important pour les navigateurs, c’est d’arriver à voir où ils se situent, et pour cela, les courses sont très intéressantes. » souligne Jeanne, qui apprécie l’état d’esprit de cette cuvée 2017. Motivés, humbles et travailleurs, « ils sont tous dans une démarche de travail qui créé une belle émulation collective » se réjouit-elle.

La « méthode Bernot », toujours efficace

1 février 2017
Formateur en stratégie météo au Pôle Finistère Course au Large, Jean-Yves Bernot est depuis une vingtaine d’année la véritable référence en la matière. Entre regard précurseur, travail acharné et transmission de savoir, il nous explique sa méthode et les raison de son succès. Météorologue, routeur, navigateur, formateur… Les qualifications ne manquent pas lorsque l’on parle de Jean-Yves Bernot. Connu de tous dans le microcosme de la course au large, le « Sorcier », comme on aime à l’appeler, n’a plus de réputation à se faire lorsqu’il est question de stratégies de course. Grand gourou des fronts, dépressions, anticyclones en tous genres et autres zones de convergence susceptibles de se faire arracher les cheveux au plus expérimenté des marins, le Professeur Bernot peut d’ailleurs se targuer d’avoir travaillé avec quatre des figurants au Top 5 du dernier Vendée Globe : Armel Le Cléac’h, Jérémie Beyou, Jean-Pierre Dick et Yann Eliès. Rien que ça ! « C’est une fierté bien sûr, cela veut dire que mon travail avec eux n’a pas servi à rien, s’est-il félicité. J’étais assez amusé quand, dans leurs messages du bord, certains parlaient du Road Book que je leur avais mis à disposition avant le départ, cela montre qu’il leur était utile, qu’il les rassurait. » Expert de l’analyse des systèmes météorologiques, Jean-Yves Bernot l’est également dans les choix stratégiques, les deux domaines étant toujours intimement liés : « Je donne des formations météo ET stratégie, car on ne sépare jamais les deux. Le but est de trouver comment traverser des éléments qui sont mouvants, comment affronter tous les types de transitons météo tout en prenant la meilleure décision possible, malgré la fatigue, dans des conditions loin d’être optimales, sans casser le bateau. Je leur fournis beaucoup de documents, d’animations, on étudie grand nombre de cas applicables pendant de nombreuses séances… Cela demande des réflexes et, comme dans toute discipline, les réflexes viennent en s’entraînant. » À force d’apprentissage…  Si les Le Cléac’h, Beyou, Dick et compagnie sont aujourd’hui en mesure de choisir par eux-mêmes les meilleures options stratégiques après plus de 70 jours de course, de stress et de soucis techniques, c’est en effet à fore d’un apprentissage intense et sur le long terme. « Au Pôle Finistère Course au Large, ce qui est intéressant, c’est qu’on voit arriver les jeunes, souvent en Figaro, qui quelques années plus tard sont en mesure de gagner un Vendée Globe, explique Bernot. L’idée est de leur faire gravir les échelons, de les rendre autonomes et il m’arrive souvent aujourd’hui, à terre, de ne pas toujours être d’accord avec l’option choisi par l’un des mes poulains. Alors je grogne, mais c’est finalement parfois une bonne idée, ce qui compte est qu’ils s’approprient les outils que je leur ai mis à disposition. » Lui même ancien navigateur, ayant depuis affalé les voiles pour se consacrer à son ordinateur, « comme tout sportif de haut niveau qui vieillit et à qui il reste de transmettre ce qu’il sait », le Sorcier estime en

Les figaristes de retour à l’entraînement

1 février 2017
La trêve hivernale s’achève pour les figaristes du Pôle Finistère Course au Large. Ils sont une dizaine à avoir repris le chemin de l’entraînement. Dix marins qui seront bientôt rejoints par Jérémie Beyou et Yann Eliès, tout juste rentrés du Vendée Globe, qui chercheront l’un comme l’autre à accrocher un quatrième titre sur La Solitaire URGO Le Figaro en juin prochain.   Au programme pour les skippers ; sorties quotidiennes en mer, météo et sessions d’exercices physiques. « Un entraînement classique en s’adaptant à l’évolution de la course au large. Nous mettons l’accent sur le physique car c’est un facteur déterminant dans la préparation, complète Christian Le Pape avant d’enchaîner sur les objectifs affichés cette saison : « Nous visons évidemment la victoire sur le Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire et sur La Solitaire. Mais à plus long terme, nous souhaitons amener un maximum de membres de cette équipe homogène et performante à maturité pour le Vendée Globe 2020 ou 2024. L’enjeu est là pour nous ! ».

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