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ACTUALITÉS

Philippe Gomes : «Une structure où le maitre mot est le partage des connaissances pour atteindre le plus haut niveau »

7 juillet 2017
Fondé en 1990 avec pour mission de former, entraîner et accompagner les sportifs de haut niveau dans le domaine de la course au large, le Pôle France « Finistère Course au Large » gère également depuis 1993 la détection « Espoir » permettant de révéler et accompagner les espoirs de la voile française, comme ce fut le cas pour François Gabart, Armel Le Cléac’h ou encore Franck Cammas. Philippe Gomes,  responsable du service Promotion Évènementielle de la Région Bretagne, nous explique les intérêts d’une telle structure ainsi que les raisons de son succès. Philippe Gomes, quel est votre regard sur le Pôle Finistère de Port-la-Forêt ? Le Pôle Finistère est une structure d’excellence de la course au large en France, implantée naturellement en Bretagne, terre de marins d’exception. C’est une structure qui a été fondée par les skippers, pour les skippers, et qui est donc parfaitement adaptée à leurs besoins et leurs attentes. Son maître mot est le partage de connaissances et d’expériences pour atteindre le plus haut niveau. Si l’on regarde le palmarès exceptionnel des sociétaires du pôle, on voit que cette démarche associant des navigateurs expérimentés et des jeunes en devenir, afin de partager le maximum d’expérience, est concluante et a démontré toute sa pertinence. Quel est selon vous l’intérêt d’un tel Pôle en Bretagne ? Son implantation en Bretagne est légitime : la voile fait partie de l’ADN de la Bretagne. Elles partagent aussi des valeurs communes : le courage, l’engagement, la solidarité, l’esprit d’équipe. La présence d’une telle structure sur le territoire régional permet de maintenir un vivier de skippers de haut niveau en Bretagne, d’affirmer une compétence certaine dans l’accompagnement des sportifs qui font  rayonner l’image de la Bretagne en France mais également à l’international. Et d’un point de vue économique ? Ce Pôle contribue également à attirer et ancrer des projets en Bretagne, par exemple MACIF avec François Gabart, qui n’est pas breton, mais dont le projet salarie nombre de personnes à temps complet. Ces projets créent donc de l’activité mais aussi de l’économie puisqu’au final, le skipper et son team ne sont que la partie visible de l’iceberg, le reste englobant toute une filière économique autour des courses : les architectes, les constructeurs, les fournisseurs…. Ce ne sont pas moins de 7 440 emplois en Bretagne dans  1 235 entreprises (dont 85% sont des entreprises de moins de 10 salariés). Il faut également noter qu’un chiffre d’affaire de 1,5 Milliard d’euros a été généré en Bretagne en 2015 pour les activités nautiques.   Le Pôle Finistère est aussi en partenariat avec la Filière Bretagne CMB, qui gère les bateaux de Sébastien Simon et Pierre Rhimbault. Pourquoi ce partenariat ? Tout à fait, le Pôle assure depuis 2011 la direction technique et sportive de la Filière. Il s’agit de faire profiter de jeunes skippers d’une expertise reconnue, en leur permettant d’être en immersion totale auprès de skippers plus chevronnés. La Filière Bretagne CMB est un véritable dispositif professionnel de détection et de formation, les skippers en sont salariés, il ne s’agit

Nicolas LUNVEN : « C’est probablement ma plus belle victoire tellement il y a eu de travail derrière depuis deux ans »

23 juin 2017
8 ans après sa victoire sur la Solitaire du Figaro, Nicolas Lunven, 34 ans, récidive et gagne avec brio la 48ème édition de la Solitaire Urgo Le Figaro avec 34 minutes et 32 secondes d’avance sur Adrien Hardy, Charlie Dalin sur MACIF 2015 et Sébastien SIMON sur Bretagne CMB Performance. Le skipper Generali ajoute une nouvelle fois son nom à liste des vainqueurs de l’épreuve. Une liste où, ces 15 dernières années, seuls des noms du Pôle France Port La Forêt sont inscrits. A.Le Cléac’h (2003/10), C.Caudrelier (2004), J.Beyou(2005/11/14) , N.Troussel (2006/08), M.Desjoyeaux (2007), Y.Eliès (2012/13/15), Y.Richomme (2016), Nicolas Lunven Nicolas Lunven, vainqueur de la Solitaire Urgo Le Figaro  : « Quand on a envoyé les spis à Wolf Rock, le scénario a changé. Je me suis mis à aller super vite, j’étais bien inspiré à faire pas mal de bons coups, à revenir sur les bateaux les uns après les autres. Finir 4e à Dieppe et gagner c’est génial ! Encore à Dieppe ! Mais en 2009, c’était une victoire surprise pour moi. C’est un grand soulagement, ce sont des années de travail, j’y pense tous les jours, je suis très ému. C’est probablement ma plus belle victoire tellement il y a eu de travail en amont depuis 2010. Ca fait du bien de couper la ligne ! Adrien Hardy a été égal à lui même avec tout le respect que je lui dois, il a tenté tous les coups qui lui sont passés par la tête avec un taux de réussite anormalement élevé pour un être humain. Il en a fait un de trop en approche de l’île de Wight, il a perdu un peu. Je me suis retrouvé dans le tableau arrière de Macif et Bretagne Crédit Mutuel, j’étais moins inquiet. Toutes les victoires sont difficiles, c’est de l’énergie, du temps, de l’investissement qu’on met pour y arriver… Celle-ci je vais plus la savourer que ma première en 2009. Je gagne deux étapes, je fais 3e et 4e sur les deux autres. C’est le plus beau moment de ma carrière sportive. Je tiens à remercier ma famille, mon entourage et Generali, mon fidèle partenaire depuis sept ans sans qui je ne serais pas là. Je ne pense évidemment pas aujourd’hui à mon avenir, j’ai besoin de repos mais il est très clair que j’ai très envie d’être au départ du prochain Vendée Globe 2020. C’est une possible suite logique dans mon cheminement sportif. »

La Solitaire Urgo le Figaro vue par Armel Le Cléac’h

12 mai 2017
Vainqueur du Vendée Globe 2016/2017, Armel Le Cléac’h a, comme tous les grands marins français, fait ses classes sur la Solitaire du Figaro. Une épreuve particulièrement exigeante, qu’il a inscrite à son palmarès à deux reprises, en 2003 puis en 2010. A l’heure où se profilent des projets toujours plus ambitieux, à la barre de son nouveau maxi-trimaran, il n’oublie pas cette course légendaire qui l’a formé. Il ne cache pas non plus son envie d’y retourner ! La Solitaire du Figaro est-elle vraiment une épreuve à part, et pourquoi ? C’est une course qui, dans son format, est assez unique avec quatre étapes au temps, dans lesquelles on n’a pas le droit à l’erreur pour faire un bon résultat. Or, c’est très difficile, car on peut signer trois belles étapes, et tout perdre sur la dernière. Et en même temps, c’est cette difficulté qui fait son charme et sa singularité. Moi, j’en ai fait une dizaine, et ça a été une super expérience ! On y apprend à gérer son sommeil, à manœuvrer tout seul, à se dépasser mentalement et physiquement. On y vit de très bons moments, comme de très difficiles. On s’y confronte aux meilleurs sur des bateaux identiques, où seul le marin fait la différence. C’est la meilleure école de la Course au Large en Solitaire. Quel est le votre meilleur souvenir sur cette épreuve ? Il y en a en pas mal ! Mais si je devais n’en retenir qu’un, je dirais la victoire en 2010. Je suis allé la chercher en remportant trois des quatres étapes cette année là ! Quand on atteint un tel niveau, ça fait plaisir, surtout lorsque l’on sait tout l’engagement, et toute la préparation qu’il faut pour être au départ de cette épreuve. Je m’étais éloigné du circuit pour me consacrer au Vendée Globe 2008/2009 et revenir à ce niveau d’excellence et gagner, c’était super ! Quel est votre regard sur les forces en présence pour l’édition 2017 ? Cette édition sera très intéressante, car Yann et Jérémie, qui creusaient l’écart depuis quelques années, font leur grands retour après le Vendée Globe. Or, les autres ne les ont pas attendus. Ils ont progressé, travaillé et j’ai hâte de voir ce que ça va donner, sur cette course où l’expérience compte. Je pense qu’il y aura un jeu très ouvert au départ ! Je vais suivre cela avec l’envie de revenir un jour sur cette course qui m’a beaucoup appris. J’y ai vécu de grands moments !

Un dernier stage avant la grande échéance

12 mai 2017
A un mois du coup d’envoi de la Solitaire Urgo Le Figaro, les figaristes du Pôle Finistère Course au Large s’apprêtent à disputer leur tout dernier stage de préparation. Forts des derniers enseignements de la Solo Maître CoQ, sur laquelle ils se sont à nouveau hissés sur le podium, les coureurs forestois peuvent  compter sur le savoir-faire des cadres du Pôle pour affiner leurs gammes les 16 et 17 mai prochain.  Auteurs d’une nouvelle performance sur la Solo Maître CoQ, où ils se sont offerts 7 des 10 premières places du classement général, les figaristes du Pôle ont confirmé leur grande régularité sur l’ensemble des courses du printemps. « Nous sommes satisfaits de ces résultats qui s’inscrivent dans la continuité, avec des coureurs qui  sont régulièrement sur le podium cette saison : Charlie Dalin, Nicolas Lunven, Sébastien Simon, Erwan Tabarly, …. Contrairement aux éditions précédentes, la Solo Normandie, la Solo Concarneau et la Solo Maître CoQ sont comptabilisées au Championnat de France. Nous avons donc étoffé notre dispositif : la cellule météo avec le renfort Jean-Luc Nélias, multiplié briefings et débriefings collectifs et individuels. Jeanne Grégoire a assuré le suivi de l’équipe sur chaque épreuve» souligne Christian Le Pape. Si cet encadrement est très apprécié des bizuths, tous attendent stages et analyses qui pourront faire LA différence. Forts des derniers enseignements de la Solo Maître CoQ, sur laquelle ils ont pu valider leurs acquis et affiner leurs manœuvres, les figaristes du Pôle vont profiter les 16 et 17 mai prochain des derniers jours à Port-la-Forêt pour peaufiner leur préparation dans le calme et la sérénité. «Tout l’enjeu sera de trouver le bon compromis, entre les derniers tests à faire et la nécessité de garder de la fraîcheur, pour la grande échéance qui débutera le 4 juin prochain. » analyse Christian le Pape. Nicolas Lunven, sur les bancs du Pôle depuis 10 ans, en témoigne : «Il y a toujours à apprendre, et le Pôle nous permet de nous confronter aux meilleurs, en proposant des entraînements «en mode régate», avec plus d’une dizaine de bateaux. Tous ces paramètres mis bout à bout nous facilitent la tâche, et permettent de se concentrer sur les détails, pour aller chercher le petit pourcentage de performance supplémentaire qui fait la différence ! » En remportant la Solo Maître CoQ 2017, il a prouvé qu’il était dans le match cette saison.

La concurrence a du bon !

6 juillet 2017
De Bordeaux à Dieppe, en passant par Gijon et Concarneau, sur des formats d’étapes classiques ou en mode sprint, La Solitaire URGO Le Figaro 2017 expose les marins à un format de course très exigeant qui les pousse à la limite de leurs capacités physiques et psychologiques. Cette confrontation au sommet, très bien orchestrée et arbitrée par l’Equipe d’OC Sport permet aux solitaires de donner le meilleur d’eux-mêmes. La joute nautique de trois semaines met en évidence le travail des navigateurs mais souligne aussi celui des structures d’entrainement qui les forment et les accompagnent vers la réussite. Le Pôle France de Port-la-Forêt, seule structure labellisée à ce niveau, par le Ministère des Sports et la FFvoile démontre par ses résultats depuis 15 ans, la continuité de son efficacité sportive. La comparaison sur la Solitaire URGO Le Figaro avec d’autres sites de formation (La Grande Motte, Lorient, Saint Gilles Croix de Vie) favorise une stimulation forte et salutaire entre sportifs et entraineurs. Elle permet d’élever sensiblement le niveau général des marins français dans l’exercice si particulier de la course au large en équipage réduit. Dans la perspective raisonnable d’une épreuve course au large en double mixte dès les prochains Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, cette démarche pourrait faire briller l’excellence française au plus haut niveau international. Quoi qu’il en soit, nous devons continuer à privilégier et favoriser des filières de détection et de formation de type professionnel qui donnent aux jeunes talents les moyens de leurs ambitions. A travers les valeurs humaines véhiculées, la qualité de leurs dispositifs,  la Filière Bretagne/CMB et Skipper MACIF représentent les meilleurs ambassadeurs de cette efficacité « à la française ».

Solitaire Urgo Le Figaro : Un bilan positif sur toute la ligne

6 juillet 2017
Il y a quelques jours, à Dieppe, le rideau tombait sur la 48ème édition de La Solitaire URGO Le Figaro, saluant la victoire pleine de panache de Nicolas Lunven (Generali). Un deuxième sacre pour le marin et un quinzième consécutif pour le Pôle France Course au Large, qui n’a laissé aucun titre à la « concurrence » depuis l’arrivée du monotype Figaro Bénéteau 2. Un bilan complété par la présence de trois sociétaires du centre d’entraînement dans le Top 4 et d’une deuxième place chez les bizuths. Ces résultats, ajoutés à la jolie moisson de victoires d’étapes (trois sur quatre), ont de quoi donner le sourire au Directeur, Christian Le Pape : « C’est une belle satisfaction parce que ce sont des navigateurs  – Nicolas Lunven, Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), Sébastien Simon (Bretagne-CMB Performance) – qui ont évidemment du talent mais qui ont aussi particulièrement travaillé ces dernières années. Ce travail fait partie de l’ ADN du Pôle. Chez les bizuths, le fait d’accrocher un podium avec Pierre Leboucher (Ardian) nous fait également très plaisir. Par rapport aux années précédentes, il y a un peu moins de marins du Pôle dans les dix premiers parce que quelques leaders et outsiders potentiels ont vu leurs chances s’envoler dès la première étape pour cause de soucis techniques. C’est notamment le cas d’Erwan Tabarly (Armor Lux), Jérémie Beyou (Charal), Thierry Chabagny (Gedimat), Anthony Marchand (Ovimpex-Secours Populaire) ou Martin Le Pape (Skipper Macif 2017). Cet écrémage peut être qualifié d’inhabituel, mais cela fait aussi partie de la course ». Photo : ©Alexis Courcoux

Une dynamique économique locale, qui tend à rayonner à l’international

8 juin 2017
Créée par Hubert Desjoyeaux, le frère de Michel, CDK Technologies est l’une des entreprises les plus productives dans le domaine de l’industrie nautique. Mais de nombreuses autres TPE et PME  participent au rayonnement économique de Port-la-Forêt et plus globalement, de la Bretagne Sud. Des équipes sportives, aux chantiers navals, en passant par les infrastructures portuaires, les bureaux d’architectes, et les bureaux d’études, la région dispose d’une concentration extraordinaire d’entités spécialisées dans l’univers de la Course au Large. «99% de ce qui se fait dans ce domaine, se fait en Bretagne Sud » remarque Yann Dollo, qui insiste sur la nécessité de «ne pas se refermer, et de valoriser ce savoir-faire à l’échelle nationale et internationale.» Un avis que partage Denis Juhel, le Directeur Général de Mer Forte. Créé en 2009, par Michel Desjoyeaux, ce bureau d’études spécialisé en ingénierie, est l’un des exemples les plus parlants du cercle vertueux qui émane de la formation de skippers de haut niveau à Port-la-Forêt. «Au départ, cette entité a vu le jour, pour l’optimisation de nos bateaux de course, mais rapidement, d’autres skippers et différents acteurs du nautisme ont fait appel à nos compétences. Nous employons quatre ingénieurs très qualifiés, et nous travaillons actuellement sur le projet du Figaro Bénéteau 3. Depuis un an, nous sommes aussi le distributeur officiel de DASSAULT SYSTÈMES  pour l’ensemble de la France. Et si les gens viennent ici, c’est avant tout parce que le Pôle Finistère y a forgé une réputation d’excellence.» souligne-t-il pour conclure.

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