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ACTUALITÉS

La « méthode Bernot », toujours efficace

1 février 2017
Formateur en stratégie météo au Pôle Finistère Course au Large, Jean-Yves Bernot est depuis une vingtaine d’année la véritable référence en la matière. Entre regard précurseur, travail acharné et transmission de savoir, il nous explique sa méthode et les raison de son succès. Météorologue, routeur, navigateur, formateur… Les qualifications ne manquent pas lorsque l’on parle de Jean-Yves Bernot. Connu de tous dans le microcosme de la course au large, le « Sorcier », comme on aime à l’appeler, n’a plus de réputation à se faire lorsqu’il est question de stratégies de course. Grand gourou des fronts, dépressions, anticyclones en tous genres et autres zones de convergence susceptibles de se faire arracher les cheveux au plus expérimenté des marins, le Professeur Bernot peut d’ailleurs se targuer d’avoir travaillé avec quatre des figurants au Top 5 du dernier Vendée Globe : Armel Le Cléac’h, Jérémie Beyou, Jean-Pierre Dick et Yann Eliès. Rien que ça ! « C’est une fierté bien sûr, cela veut dire que mon travail avec eux n’a pas servi à rien, s’est-il félicité. J’étais assez amusé quand, dans leurs messages du bord, certains parlaient du Road Book que je leur avais mis à disposition avant le départ, cela montre qu’il leur était utile, qu’il les rassurait. » Expert de l’analyse des systèmes météorologiques, Jean-Yves Bernot l’est également dans les choix stratégiques, les deux domaines étant toujours intimement liés : « Je donne des formations météo ET stratégie, car on ne sépare jamais les deux. Le but est de trouver comment traverser des éléments qui sont mouvants, comment affronter tous les types de transitons météo tout en prenant la meilleure décision possible, malgré la fatigue, dans des conditions loin d’être optimales, sans casser le bateau. Je leur fournis beaucoup de documents, d’animations, on étudie grand nombre de cas applicables pendant de nombreuses séances… Cela demande des réflexes et, comme dans toute discipline, les réflexes viennent en s’entraînant. » À force d’apprentissage…  Si les Le Cléac’h, Beyou, Dick et compagnie sont aujourd’hui en mesure de choisir par eux-mêmes les meilleures options stratégiques après plus de 70 jours de course, de stress et de soucis techniques, c’est en effet à fore d’un apprentissage intense et sur le long terme. « Au Pôle Finistère Course au Large, ce qui est intéressant, c’est qu’on voit arriver les jeunes, souvent en Figaro, qui quelques années plus tard sont en mesure de gagner un Vendée Globe, explique Bernot. L’idée est de leur faire gravir les échelons, de les rendre autonomes et il m’arrive souvent aujourd’hui, à terre, de ne pas toujours être d’accord avec l’option choisi par l’un des mes poulains. Alors je grogne, mais c’est finalement parfois une bonne idée, ce qui compte est qu’ils s’approprient les outils que je leur ai mis à disposition. » Lui même ancien navigateur, ayant depuis affalé les voiles pour se consacrer à son ordinateur, « comme tout sportif de haut niveau qui vieillit et à qui il reste de transmettre ce qu’il sait », le Sorcier estime en

Les figaristes de retour à l’entraînement

1 février 2017
La trêve hivernale s’achève pour les figaristes du Pôle Finistère Course au Large. Ils sont une dizaine à avoir repris le chemin de l’entraînement. Dix marins qui seront bientôt rejoints par Jérémie Beyou et Yann Eliès, tout juste rentrés du Vendée Globe, qui chercheront l’un comme l’autre à accrocher un quatrième titre sur La Solitaire URGO Le Figaro en juin prochain.   Au programme pour les skippers ; sorties quotidiennes en mer, météo et sessions d’exercices physiques. « Un entraînement classique en s’adaptant à l’évolution de la course au large. Nous mettons l’accent sur le physique car c’est un facteur déterminant dans la préparation, complète Christian Le Pape avant d’enchaîner sur les objectifs affichés cette saison : « Nous visons évidemment la victoire sur le Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire et sur La Solitaire. Mais à plus long terme, nous souhaitons amener un maximum de membres de cette équipe homogène et performante à maturité pour le Vendée Globe 2020 ou 2024. L’enjeu est là pour nous ! ».

Vendée Globe : victoire et lauriers pour le Pôle Finistère Course au Large

1 février 2017
Le 19 janvier dernier, Armel Le Cléac’h remportait la huitième édition du Vendée Globe en 74 jours 03 heures 35 minutes et 46 secondes. La consécration méritée d’un marin talentueux et rigoureux qui a fait ses premières armes sous les couleurs du Challenge Espoir. Alors que tous les marins du centre d’entrainement, ou presque, ont coupé la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne, Christian Le Pape, son directeur, dresse un premier bilan positif de cette nouvelle édition. En 1999, un jeune marin de Saint-Pol-de-Léon remportait le Challenge Espoir et prenait la barre d’un Figaro Bénéteau pour deux saisons. Quelques mois plus tard, il montait sur la deuxième marche du podium de La Solitaire du Figaro. Dix-sept années et un joli palmarès plus tard, Armel Le Cléac’h entre dans la légende en inscrivant son nom sur la liste des vainqueurs du tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Un chemin jalonné de succès, de revers parfois, mais marqué par le travail et l’engagement. Une victoire naturellement saluée par Christian Le Pape : « Cette édition 2016-17 du Vendée Globe est d’abord source de satisfaction pour nous, non seulement parce qu’elle est couronnée par une victoire, mais également parce que cinq sociétaires du Pôle figurent parmi les six premiers. C’est la méritocratie sportive qui s’est imposée. Armel Le Cléac’h était favori avant le départ, il a énormément investi dans l’entraînement et la préparation parvenir à cette consécration ».   Le skipper finistérien a fait ses gammes et forgé son expérience au sein de la structure, comme les cinq derniers vainqueurs du Vendée Globe : « Le Pôle revendique un très faible pourcentage dans ce résultat, admet modestement Christian Le Pape. Mais nous avons créé du lien entre tous les membres de l’équipe et élevé la capacité de chacun à assumer la confrontation. C’est un deuxième succès de notre mission d’accompagnement des jeunes marins issus d’une filière de détection ». Mais si la victoire d’Armel restera dans les annales de la course au large, il faut également saluer les performances de Jérémie Beyou (troisième), Jean-Pierre Dick (quatrième) ou encore Yann Eliès (cinquième), lui-même ancien Skipper Espoir. Jean Le Cam, quant à lui, signe, malgré une préparation écourtée, une sixième place à la hauteur de son talent. Des satisfactions qui n’occultent pas quelques regrets : «  Il y en a évidemment pour des marins très impliqués comme Sébastien Josse ou Vincent Riou qui ont malheureusement dû abandonner, note le directeur du Pôle. Nous ne pouvons, par ailleurs, que déplorer que pour la première fois depuis longtemps, nous n’ayons pas un bizuth placé. A trois reprises sur les cinq dernières éditions, nous avons eu un bizuth vainqueur du Vendée Globe et cette année deux de nos « jeunes premiers » abandonnent. Paul Meilhat et Morgan Lagravière ont, tous les deux dans des registres différents, connu beaucoup de galères sur ces deux années de préparations et ont, peut-être, manqué un peu de temps. Vivement l’édition 2020 pour retrouver ces garçons talentueux ! ».   Mais si les lauriers ont été distribués ces derniers jours,

Le Vendée Globe vu par… Alexis Loison

1 février 2017
Sixième de la dernière édition de la Solitaire du Figaro, neuvième du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire 2016… Alexis Loison est assurément une valeur sûre du circuit Figaro Bénéteau. Un circuit sur lequel, en 2017, il s’apprête à rempiler pour la 12e année consécutive tout en officiant, parallèlement, sur différentes épreuves en IRC. Pour l’heure, son bateau est encore en chantier mais il devrait être remis à l’eau dans les jours qui viennent. Nous avons profité du fait qu’il soit encore à terre pour lui demander son point de vue sur le Vendée Globe.   Le Vendée Globe est-il vraiment une épreuve à part ? « Clairement oui. C’est une course est à part, notamment à cause de sa longueur et de sa dureté. Etonnement, il y a dix ans, elle ne me faisait pas rêver. Bien sûr, je la suivais mais à l’époque, ce n’était pas mon truc. A présent, elle me tente de plus en plus… En fait, elle me donne même très envie depuis que l’aspect « régate » s’est ajouté au côté « aventure ». Je trouve ça incroyable de s’affronter autour du globe en étant en contact du début à la fin. Finir et essayer faire le meilleur chrono possible, c’est vraiment stimulant. De plus, il y a aussi ces images impressionnantes d’arrivée et de départ aux Sables d’Olonne. Je n’ai jamais assisté à ces moments mais mes copains qui les ont vécus m’ont assuré que ça donnait des frissons. J’espère le constater par moi-même le jour où je m’alignerai sur l’épreuve (rires) ! »   Quels sont le ou les faits de course que vous gardez en tête ? « L’édition d’il y a quatre ans m’a beaucoup marqué à cause de la bagarre entre François Garbart et Armel Le Cléac’h. Ils ont navigué à vue pendant des jours entiers. Jusqu’à la fin, tout est resté possible. En pourcentage sur 78 jours de mer, leur écart de trois heures à l’arrivée est franchement impressionnant. L’autre truc qui m’a également marqué, c’est l’accident de Yann Eliès dans le Grand Sud, en 2008. Une fracture du fémur, même à terre, c’est quelque chose que l’on ne souhaite à personne. Lorsque ça se produit en mer, cela rappelle à tout le monde qu’un pépin de ce genre n’est pas anodin et que l’on reste bien peu de chose. »   Votre regard sur cette édition 2016-2017 ? « Ce que je retiens, c’est avant tout que la révolution des foils est en marche. Au départ de la course, les avis étaient très partagés sur ces appendices. Il y avait, d’une part, les sceptiques et, d’autre part, ceux qui y croyaient à fond. Ce sont ces derniers qui ont eu raison finalement et cela marque un vrai tournant dans la course au large. Moi qui suis très intéressé par le Figaro 3 équipé de foils, forcément, je suis content de voir ce résultat. Pour ce qui concerne le classement, je ne suis pas surpris de la victoire d’Armel Le Cléac’h. Il était le grand favori et il

Pierre RHIMBAULT skipper Bretagne CMB ESPOIR

19 décembre 2016
Neuf manches de finale étaient au programme du Challenge Espoir Bretagne – Crédit Mutuel de Bretagne 2017,  en baie de Port-la-Forêt. Six auront suffi pour connaître le nom du nouveau skipper Espoir de la Filière d’excellence de course au large Bretagne-CMB. En effet, le Rochelais Pierre Rhimbault, 24 ans, a largement dominé les débats, remportant les six premières courses et ne laissant ainsi que des miettes à ses deux adversaires, Gautier Thomas et Loïs Berrehar. C’est donc lui qui, durant une année (renouvelable), va disposer d’un Figaro Bénéteau et d’un budget de fonctionnement lui permettant de disputer le circuit du Championnat de France de Course au Large, dans les meilleures conditions possibles. Lui également qui, pendant cette période, va bénéficier d’une intégration au Pôle Finistère Course au Large qui va lui garantir une formation professionnelle sérieuse et un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français. Bravo !

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