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ACTUALITÉS

Nicolas LUNVEN : « C’est probablement ma plus belle victoire tellement il y a eu de travail derrière depuis deux ans »

23 juin 2017
8 ans après sa victoire sur la Solitaire du Figaro, Nicolas Lunven, 34 ans, récidive et gagne avec brio la 48ème édition de la Solitaire Urgo Le Figaro avec 34 minutes et 32 secondes d’avance sur Adrien Hardy, Charlie Dalin sur MACIF 2015 et Sébastien SIMON sur Bretagne CMB Performance. Le skipper Generali ajoute une nouvelle fois son nom à liste des vainqueurs de l’épreuve. Une liste où, ces 15 dernières années, seuls des noms du Pôle France Port La Forêt sont inscrits A.Le Cléac’h (2003/10), C.Caudrelier (2004), J.Beyou(2005/11/14) , N.Troussel (2006/08), M.Desjoyeaux (2007), Y.Eliès (2012/13/15), Y.Richomme (2016), Nicolas Lunven Nicolas Lunven, vainqueur de la Solitaire Urgo Le Figaro  : « Quand on a envoyé les spis à Wolf Rock, le scénario a changé. Je me suis mis à aller super vite, j’étais bien inspiré à faire pas mal de bons coups, à revenir sur les bateaux les uns après les autres. Finir 4e à Dieppe et gagner c’est génial ! Encore à Dieppe ! Mais en 2009, c’était une victoire surprise pour moi. C’est un grand soulagement, ce sont des années de travail, j’y pense tous les jours, je suis très ému. C’est probablement ma plus belle victoire tellement il y a eu de travail en amont depuis 2010. Ca fait du bien de couper la ligne ! Adrien Hardy a été égal à lui même avec tout le respect que je lui dois, il a tenté tous les coups qui lui sont passés par la tête avec un taux de réussite anormalement élevé pour un être humain. Il en a fait un de trop en approche de l’île de Wight, il a perdu un peu. Je me suis retrouvé dans le tableau arrière de Macif et Bretagne Crédit Mutuel, j’étais moins inquiet. Toutes les victoires sont difficiles, c’est de l’énergie, du temps, de l’investissement qu’on met pour y arriver… Celle-ci je vais plus la savourer que ma première en 2009. Je gagne deux étapes, je fais 3e et 4e sur les deux autres. C’est le plus beau moment de ma carrière sportive. Je tiens à remercier ma famille, mon entourage et Generali, mon fidèle partenaire depuis sept ans sans qui je ne serais pas là. Je ne pense évidemment pas aujourd’hui à mon avenir, j’ai besoin de repos mais il est très clair que j’ai très envie d’être au départ du prochain Vendée Globe 2020. C’est une possible suite logique dans mon cheminement sportif. »

La Solitaire Urgo le Figaro vue par Armel Le Cléac’h

12 mai 2017
Vainqueur du Vendée Globe 2016/2017, Armel Le Cléac’h a, comme tous les grands marins français, fait ses classes sur la Solitaire du Figaro. Une épreuve particulièrement exigeante, qu’il a inscrite à son palmarès à deux reprises, en 2003 puis en 2010. A l’heure où se profilent des projets toujours plus ambitieux, à la barre de son nouveau maxi-trimaran, il n’oublie pas cette course légendaire qui l’a formé. Il ne cache pas non plus son envie d’y retourner ! La Solitaire du Figaro est-elle vraiment une épreuve à part, et pourquoi ? C’est une course qui, dans son format, est assez unique avec quatre étapes au temps, dans lesquelles on n’a pas le droit à l’erreur pour faire un bon résultat. Or, c’est très difficile, car on peut signer trois belles étapes, et tout perdre sur la dernière. Et en même temps, c’est cette difficulté qui fait son charme et sa singularité. Moi, j’en ai fait une dizaine, et ça a été une super expérience ! On y apprend à gérer son sommeil, à manœuvrer tout seul, à se dépasser mentalement et physiquement. On y vit de très bons moments, comme de très difficiles. On s’y confronte aux meilleurs sur des bateaux identiques, où seul le marin fait la différence. C’est la meilleure école de la Course au Large en Solitaire. Quel est le votre meilleur souvenir sur cette épreuve ? Il y en a en pas mal ! Mais si je devais n’en retenir qu’un, je dirais la victoire en 2010. Je suis allé la chercher en remportant trois des quatres étapes cette année là ! Quand on atteint un tel niveau, ça fait plaisir, surtout lorsque l’on sait tout l’engagement, et toute la préparation qu’il faut pour être au départ de cette épreuve. Je m’étais éloigné du circuit pour me consacrer au Vendée Globe 2008/2009 et revenir à ce niveau d’excellence et gagner, c’était super ! Quel est votre regard sur les forces en présence pour l’édition 2017 ? Cette édition sera très intéressante, car Yann et Jérémie, qui creusaient l’écart depuis quelques années, font leur grands retour après le Vendée Globe. Or, les autres ne les ont pas attendus. Ils ont progressé, travaillé et j’ai hâte de voir ce que ça va donner, sur cette course où l’expérience compte. Je pense qu’il y aura un jeu très ouvert au départ ! Je vais suivre cela avec l’envie de revenir un jour sur cette course qui m’a beaucoup appris. J’y ai vécu de grands moments !

Un dernier stage avant la grande échéance

12 mai 2017
A un mois du coup d’envoi de la Solitaire Urgo Le Figaro, les figaristes du Pôle Finistère Course au Large s’apprêtent à disputer leur tout dernier stage de préparation. Forts des derniers enseignements de la Solo Maître CoQ, sur laquelle ils se sont à nouveau hissés sur le podium, les coureurs forestois peuvent  compter sur le savoir-faire des cadres du Pôle pour affiner leurs gammes les 16 et 17 mai prochain.  Auteurs d’une nouvelle performance sur la Solo Maître CoQ, où ils se sont offerts 7 des 10 premières places du classement général, les figaristes du Pôle ont confirmé leur grande régularité sur l’ensemble des courses du printemps. « Nous sommes satisfaits de ces résultats qui s’inscrivent dans la continuité, avec des coureurs qui  sont régulièrement sur le podium cette saison : Charlie Dalin, Nicolas Lunven, Sébastien Simon, Erwan Tabarly, …. Contrairement aux éditions précédentes, la Solo Normandie, la Solo Concarneau et la Solo Maître CoQ sont comptabilisées au Championnat de France. Nous avons donc étoffé notre dispositif : la cellule météo avec le renfort Jean-Luc Nélias, multiplié briefings et débriefings collectifs et individuels. Jeanne Grégoire a assuré le suivi de l’équipe sur chaque épreuve» souligne Christian Le Pape. Si cet encadrement est très apprécié des bizuths, tous attendent stages et analyses qui pourront faire LA différence. Forts des derniers enseignements de la Solo Maître CoQ, sur laquelle ils ont pu valider leurs acquis et affiner leurs manœuvres, les figaristes du Pôle vont profiter les 16 et 17 mai prochain des derniers jours à Port-la-Forêt pour peaufiner leur préparation dans le calme et la sérénité. «Tout l’enjeu sera de trouver le bon compromis, entre les derniers tests à faire et la nécessité de garder de la fraîcheur, pour la grande échéance qui débutera le 4 juin prochain. » analyse Christian le Pape. Nicolas Lunven, sur les bancs du Pôle depuis 10 ans, en témoigne : «Il y a toujours à apprendre, et le Pôle nous permet de nous confronter aux meilleurs, en proposant des entraînements «en mode régate», avec plus d’une dizaine de bateaux. Tous ces paramètres mis bout à bout nous facilitent la tâche, et permettent de se concentrer sur les détails, pour aller chercher le petit pourcentage de performance supplémentaire qui fait la différence ! » En remportant la Solo Maître CoQ 2017, il a prouvé qu’il était dans le match cette saison.

Une dynamique économique locale, qui tend à rayonner à l’international

8 juin 2017
Créée par Hubert Desjoyeaux, le frère de Michel, CDK Technologies est l’une des entreprises les plus productives dans le domaine de l’industrie nautique. Mais de nombreuses autres TPE et PME  participent au rayonnement économique de Port-la-Forêt et plus globalement, de la Bretagne Sud. Des équipes sportives, aux chantiers navals, en passant par les infrastructures portuaires, les bureaux d’architectes, et les bureaux d’études, la région dispose d’une concentration extraordinaire d’entités spécialisées dans l’univers de la Course au Large. «99% de ce qui se fait dans ce domaine, se fait en Bretagne Sud » remarque Yann Dollo, qui insiste sur la nécessité de «ne pas se refermer, et de valoriser ce savoir-faire à l’échelle nationale et internationale.» Un avis que partage Denis Juhel, le Directeur Général de Mer Forte. Créé en 2009, par Michel Desjoyeaux, ce bureau d’études spécialisé en ingénierie, est l’un des exemples les plus parlants du cercle vertueux qui émane de la formation de skippers de haut niveau à Port-la-Forêt. «Au départ, cette entité a vu le jour, pour l’optimisation de nos bateaux de course, mais rapidement, d’autres skippers et différents acteurs du nautisme ont fait appel à nos compétences. Nous employons quatre ingénieurs très qualifiés, et nous travaillons actuellement sur le projet du Figaro Bénéteau 3. Depuis un an, nous sommes aussi le distributeur officiel de DASSAULT SYSTÈMES  pour l’ensemble de la France. Et si les gens viennent ici, c’est avant tout parce que le Pôle Finistère y a forgé une réputation d’excellence.» souligne-t-il pour conclure.

Sportifs et chefs d’entreprises, les skippers du Pôle insufflent une belle dynamique économique

8 juin 2017
De Michel Desjoyeaux à François Gabart, en passant Franck Cammas, Vincent Riou ou encore Armel le Cléac’h, les plus grands marins français ont été formés sur les bancs du Pôle Finistère. Des skippers qui, à l’image de Michel, Vincent, François ou Jean Le Cam, ont décidé de s’implanter localement, insufflant une belle dynamique économique dans le port qui les a vus grandir.«Le Pôle France, c’est notre poumon ! » lance Yann Dollo, le directeur général adjoint de CDK Technologies, un chantier naval qui emploie 70 personnes à plein temps sur les sites de Port-la-Forêt et Lorient. Et de poursuivre : «Ce qui nous fait vivre, c’est l’excellence, des gens capables de mener des bateaux à très haut niveau, et ces skippers sont issus du centre d’entraînement. François en est le parfait exemple.» Formé au Pôle, ce dernier a décidé de monter sa propre structure, MerConcept, après sa victoire sur le Vendée Globe. Puis, il est passé dans la catégorie des Ultims, et a confié à CDK la fabrication de son maxi-trimaran à foils.«Je suis arrivé à Port-la-Forêt grâce au projet Espoir Région Bretagne et au Pôle Finistère, et j’y ai tout appris» explique François. Et d’ajouter : «Quand mes projets ont grandi, c’était naturel de rester proche de cette structure, et de Mer Agitée, l’écurie de Michel Desjoyeaux, qui m’ont beaucoup apporté. Ma PME emploie 20 personnes, mais la construction du trimaran MACIF représente plus de 100 000 heures de travail, ce qui a généré de l’activité pour une quinzaine d’entreprises bretonnes et un nouveau trimaran, celui de Banque Populaire est actuellement en construction »  

Le Pôle France Course au Large : un centre d’excellence qui n’a pas d’équivalent dans le monde

8 juin 2017
Sa formule n’a pas équivalent dans le monde, comme le souligne Henry Bacchini, vice-président de la Fédération Française de Voile. «Le Pôle France est le seul à offrir une telle formation pour la Course au Large. Son système de détection de jeunes talents est le point de rayonnement de la discipline en France, mais aussi à l’international, comme le montrent les compétiteurs étrangers qui ont cherché à bénéficier de cet encadrement.» Et de souligner que ces marins, voués à devenir des skippers avec leurs propres projets et leurs propres structures, sont les piliers d’un cercle vertueux sur le plan sportif et économique. «Même lorsqu’ils s’implantent ailleurs en Bretagne, ils continuent de s’entraîner à Port-la-Forêt où ils sont garants des valeurs qui permettent au système de fonctionner. Ils courent en Solitaire, mais leur préparation collective implique un encadrement, un aménagement portuaire et des entreprises spécialisées dans la construction de bateaux de course performants. Il en résulte un extraordinaire rassemblement de compétences»

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